10/12/2007

Ein musikalischer Spass* intestinale…

HommageL

 

                    Samedi matin en me réveillant j'entends que le grand musicien contemporain autant qu'Allemand Stockhausen, était mort. Sans aucun rapport avec l'information précédente pour le moment, samedi midi j'ai mangé de la choucroute avec les saucisses du même nom. Elle était un rien acide et ne dit-on pas qu'acidité et critique sont apparentées?

Le soir nous sommes allés écouter William Christie et les Arts Florissants dans La Création de Haydn. Quelle ironie, pensais-je que d'écouter Haydn le jour de la disparition de Stockhausen… Mais il s'est vengé, je vous zesplic…

Pour ceux qui n'ont pas la stéréo, je précise que Stockhausen qui a pu me séduire dans mes boutonneuses années 60, est un musicien à ranger parmi les cornichons dudit l'ArtActuel. Faut dire que ce qu'il disait sur sa musique était déjà comme sa musique. Jugez vous même:
"Une forme momentanée qui résulte d'une volonté de composer des états et processus à l'intérieur desquels chaque moment constitue une entité personnelle, centrée sur elle-même et pouvant se maintenir par elle-même, mais qui se réfère, en tant que particularité, à son contexte et à la totalité de l'œuvre".
Vous n'avez rien compris? C'est normal. Ce serait même bon signe. Il a aussi composé le helikopter-quartett où les musiciens sont enregistrés en hélicoptère. Ben voyons! Ça évite les problèmes électriques de masse des micros, je suppose. En tout cas lui, il y était bien, à la masse. Une autre de ses grandes idées était de considérer l'attaque des tours jumelles de New York comme une œuvre d'art. Un happening en quelque sorte! Une grande œuvre. Pourtant, cette vision des choses n'avait pas plu à certains semble-t-il… Les gens sont mesquins quand même!

Et là, pendant que William Christie et ses quatre-vingts instrumentistes et choristes nous raffinaient Haydn, la choucroute ingérée à midi a fait resurgir Stockhausen dans le concert. Avec mes Gargouillis et émissions diverses, je suis devenu pour un temps le messager de l'hommage de Stockhausen à la musique de Haydn. Et c'est là qu'à l'insu de mon plein gré, j'ai pu accompagner les raffinements des Arts Florissants tout en ajoutant ma touche critique très personnelle. Notez, la puissance de l'orchestre a couvert les vocalises de mes intestins. Mais je me demande encore qui de Stockhausen, Haydn ou moi-même fut le plus baroque, samedi soir…

*Une plaisanterie musicale, titre d'une œuvre de Mozart où il se moquait des mauvais compositeurs.

*;->)

12:17 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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