25/01/2008

Subversion culturelle

Subvers-cultL

 

                     Il y a quelque temps, j’ai visité une magnifique exposition de 60 masques de la collection suisse Barbier-Muller qui est, pour ceux qui bavardaient pendant que je parle, le plus grand collectionneur d’Art dit Premier au monde.

Mais... pour faire mode et proche du peuple, le concepteur de l’expo a cru bon d’insérer quelques masques de pompier et de démineur des années 1920. Ça n’éclaire en rien la compréhension des œuvres et ça dévalorise l’Art d’une façon générale en accréditant l’idée que la création peut être le fait du hasard, ce qui est absurde et même insultant pour l'Art.
Mais, en architecture on avait déjà vu les codes barres des colonnes de Buren dans la Cour du Palais Royal et la Pyramide du Louvre. Faut dire que Jack Lang a eu tellement peur d’être un Ministre de la Culture qui aurait loupé quelque chose, qu’il décorait les tagueurs et tout ce qui bougeait.
Vous me connaissez, je suis un type gentil et j’ai quelques idées, donc, voilà ce que vous pourriez lui suggérer si vous le croisez.

Les concertos de Mozart gagneraient à ce qu’on remplace le piano par une guitare électrique, spécialement dans un célèbre concours pour voir la tête de la Reine Fabulosa. Le concerto n°20 avec de la batterie, pas mal non plus.

La petite culotte de Madona pourrait être encadrée de dorures et exposée au Musée d’Art Moderne avec cette légende: «Titre de l’œuvre: Madona, Traces diverses sur toile, 30x40 cm, acquisition de l’Etat»...
Les grands cuisiniers pourraient nous proposer: «petit pâté de Pedigree Pal sur son lit de verdure au Sheba assaisonné de bave de vinaigre viagra». Je suis sur que vous salivez déjà, rien qu’à entendre la jolie musique de la recette. Notez un restaurateur a déjà introduit du viagra dans une de ses recettes...J’invente rien!
Jean-Paul Gaultier pourrait nous organiser un défilé de mode où la toile de tente avec ses piquets renouvellerait le genre. Ou sublimer l’essuie de vaisselle pour habiller les belles qui feraient mieux d'être re…belles!. Thème du défilé: la mode au torchon. Je me demande si c’est pas déjà le cas, d’ailleurs.

On pourrait également décréter que désormais, roter en public, mettre les doigts dans le nez et se gratter entre les jambes dans les cocktails est de la dernière élégance branchée.

Tout est possible, désormais. Yann Queffelec déclarait il y a quelques jours à la radio que «après tout le mauvais temps est aussi une forme de beau temps». Mais à force de croire que tout est dans tout et que le contraire du vrai est aussi une forme de vrai, et que si on n’est pas d’accord on est ringard, à force de nier la pesanteur, on va tous se retrouver collés au plafond un de ces jours!  *;->)

18:50 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : aer, culture, escrocs, art, societe, humour |  Facebook |

Commentaires

L'artiste bâcleur doit baratiner les critiques et les clients pour tenter de convaincre du mérite de son oeuvre. Celui qui produit un art de qualité n'a pas besoin de pub mensongère.

Écrit par : Ben | 26/01/2008

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