20/02/2008

Les disques de la Callas…

Disques-CallasL

 

               C’est marrant, je vous parle des disques de la Callas et vous pensez à ses chants. Or, c’est pas ce que je voulais dire. Je voulais parler de ce qu’ELLE écoutait!

Vous vous dites que cette carafe en pur cristal ne pouvait écouter que de la musique avec de la hauteur sous plafond. Les grands du répertoire lyrique dans son bain. Les intemporelles  qui n’ont eu de portées que musicales. Eh bien pas du tout du tout. Notre saladier lyrique écoutait quoi? Adamo! Et elle se les faisait livrer par Hervé Villard pas encore connu pour être célèbre à l'époque! (Lu dans Télémoustique!).

Avant de vous offusquer ou de dire «ah! je le savais qu’Adamo était un grand artiste», je vous propose d’examiner ça de plus près. Parce que quand même! Si Picasso lisait Bibi Fricotin, si Schumacher roulait en trottinette dans son salon… ça interpelle, non?

Mettez-vous à la place de la Callas (entre la cafetière en porcelaine de Limoges et les raviers à dessert en cristal). Tout le monde lui disait qu’elle était une diva, la plus grande de toutes, qu’elle pouvait faire éclater un verre à vin en Val Saint Lambert, rien qu’avec un si. Notez il y a un bémol parce qu’avec des si on peut tout faire dit la sagesse populaire.
Alors imaginez un verre en Val Saint Lambert dans le lave-vaisselle! Mais c’est pas le propos. Bon… Elle se prend donc vraiment pour la Calasse. Mais comme dit Nathalie Dessay qui va de déprime en déprime parce que sa voix de soprano colorature la force à  jouer des rôles d’idiotes dans la charmille, c’est pas drôle tous les jours. En plus, voir votre vaisselle disparaître chaque fois que vous poussez un cri fut-il orgasmique à la maison, ça doit pas être facile! Vous vous regardez dans une glace, vous poussez un cri… paf plus de glace et sept ans de malheur! Vous orgasmez un coup bruyant et hop… plus de double vitrage! Vous appelez votre compagnon et le lustre en cristal s’effondre en artichaut sur la table.

Alors, notre Callas écoutait Adamo, Léo Ferré, Aznavour et surtout Louis Armstrong. Elle se vautrait là dans des voix graveleuses, matérielles et rugueuses qui protégeaient sa vaisselle et lui donnaient le sentiment qu’elle était encore plus unique!

J’imagine que c’est par un mécanisme similaire que vous me lisez! Et ça ne me rassure pas!
 *;->)

22:48 Écrit par Amadeus dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

graveleux ? Armstrong ?
vous trouvez ?

Écrit par : Mishima | 21/02/2008

*oo* Quelqu'un qui aime Léo Ferré par exemple, ne peut pas être foncièrement mauvais,
c'est comme aimer Desproges...

Moi aussi j'aime bien Ferré, Desproges bien sûr, et même lire les élucubrations d'Amadeus !
Ce qui me donne le sentiment d'être unique ??

Belle soirée :-)

Écrit par : Loo | 21/02/2008

elle avait une voix? la belle affaire. Et si elle ne les aimait pas elle les voix, qu'elle préférait tombe la neige à Mme Buterfly? Aprés tout, limite çà me parait logique et sans doute que çà explique pourquoi Pavaroti a fait de la varièté, que Julia Migenes s'est bousillée la voix en poussant la chansonnette, la vraie, celle à l'eau de rose.
bonne soirée Amadeus!

Écrit par : mimi | 21/02/2008

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