24/02/2008

Le sushi qu’a râté…

Kelkechose-karatéL
Kelkechose-karatéL
 
 
                J’ai gardé une âme d’enfant. J’aime m’endormir en suçant mon pouce et en pensant à une jolie histoire avec un grand méchant loup, une Blanche-Neige ou un ogre. Il y a en a une dans le style ogre et princesse que j’aime particulièrement bien. Elle est très forte. Y a qu’un défaut: elle est vraie… Je vous raconte.

Vous aimez les Sushis? Moi oui. C’est bon, ça fond dans le bouche avec des goûts marrants et c’est très diététique. Il était une fois un Japonais à Paris qui les aimait beaucoup. Surtout les sushis de morue. Et pas n’importe quelle morue: une blonde hollandaise, jeune et jolie, nourrie au bon beurre et gouda jeune dans la campagne à moulins à vent. Vous commencez à voir? Oui, c’était sa blonde petite amie qu’il aimait tellement qu’il a décidé de se la boulotter. Sitôt dit sitoshi. Il l’a découpée en petits cubes, un peu de riz, une petite feuille d’algue, le string pour attacher le tout et hop, bon appétit en japonais.

Les Français, qui n’aiment pas trop qu’on mange autre chose que français, n’ont pas aimé l’idée. Les voisins ont vu les restes et appelé la maréchaussée. Ils ont traité le Japonais d’assassin mais comme il avait mangé de la Hollandaise bleu blanc beurre et que les Français ont horreur de la cuisine hollandaise, ils l’ont plutôt traité de fou et ont déchiré le dossier judiciaire puisqu’il tombait dans la catégorie fou! Pas chou… fou!

Normal. Puis, ils ont appelé le Japon en précisant qu’ils pouvaient se le garder, eux, plutôt que la France, qu’il n’y avait pas de raison de l’entretenir en Gaule et hop, retour JAL vers le Japon. Dès que l’avion a atterri sur le tatami de Tokyo, les flics sont venus l’accueillir, l’ont bouclé et ont demandé où était le dossier de police. Les Français ont répondu qu’il n’y en avait pas vu qu’il était fou! Il fallait donc l’enfermer avec les psys. Pas du tout, a répondu le Japon, chez nous, il faut un dossier de police, sinon on peut pas l’enfermer, même pas dans un asile. Sushi ou pas sushi. Point beurre! Les Français insistent: faites pas Sushire… Mais le Japon ne veut rien entendre et le relâche!

Mettez-vous à la place de ce garçon. Libéré, pas de job. Un avenir incertain, beaucoup d’appétit, il devait bien s’occuper pour gagner sa vie. Normal. Or, les Japonais ont un grand sens de l’à propos. Vous leur montrez une seule petite fois comment faire un fusil et quelque temps après ils vous aplatissent Pearl Harbour, par exemple. Vous leur montrez comment faire une mobilette et quelques années après ils sont premier constructeur de Toyotas du monde. Eh bien, lui, il a trouvé un chouette métier bien dans ses cordes: il est devenu… critique gastronomique!  
Bon, ben je peux remettre mon pouce en bouche et me rendormir sur cette belle histoire qui allie romantisme et gastrobonhommie…
Par contre, quand je pense aux parents hollandais, mes cheveux se dressent sur la tête… Parce qu’eux ils continuent à s’en faire des sushis. L’histoire date d’ une vingtaine d’années. Elle est vraie… Et me glace toujours autant d'effroi!  *;->)

18:38 Écrit par Amadeus dans Drôle de monde | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

MERCI MERCI POUR TON COMMENTAIRE . ET OUI UN DROLE DE MONDE . A+ DE POLNACOLLECTOR

Écrit par : POLNACOLLECTOR | 24/02/2008

bigre voilà une suite que j'ignorais à cette histoire qui avait défrayé la chronique.
sinon, beaucoup plus érotique, et toujours japonais,il y a le nyôtai mori. La dégustation se sushis/sashimis s'y effectue sur le corps nu d'uen jeune femme (vierge selon les puristes, mais bon, c'est devenu tellement rare). Et après,n rien ne vous empêche de faire passer la table à la casserole.

Écrit par : Mishima | 25/02/2008

Descendez de là! A mon tour... Mad Deus, t’es trop fort !
Je suis un enfant aussi... mais peut-être pas assez.
Jezplic : si au lit je mets quelque chose dans ma bouche c’est Tintin l’insomnie. Si en plus je pense à Blanche, je me mets à imaginer son corsage et ses jupons… ma nature de prédateur de ritalettes consentantes refait surface. Huuuue carogne !
;-)
Intéressante cette pratique japoniaise ! Déguster sur le corps nu d’une jeune vierge (waaaaaaa !) puis la faire passer à la casserole (ouiiii !)
Tiens, toi qui est en bon termes avec Senseï Mich Imam (y va s’énerver, j’aime bien…) demande-lui où je peux aller faire mon marché…il doit me rester un habit de méchant loup quelque part…
;-)

Écrit par : Vandekekerbeek | 25/02/2008

Non-sens des valeurs Les plus fous dans ce récit sont ceux qui croient la paperasse plus importante que le bon sens. D'ailleurs des millions de fonctionnaires dans le monde ont ce non-sens des valeurs.

Écrit par : Ben | 25/02/2008

pour le marché aux jeunes vierges ? A kinkempoix, voyons, on devrait bien y trouver une jeune fille très laide qui court plus vite que le curé.

Écrit par : Mishima | 25/02/2008

A cruelle histoire... ... chute paradoxale !

Écrit par : CCRIDER | 25/02/2008

Vive le chocolat... ... étalé sur choupinet !
;-)

Écrit par : Aline Amball | 25/02/2008

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