27/03/2008

Substitute people

Substitute2L


 
                Dans les pays de l’est quand il y avait des marchandises, c’était toujours un espoir déçu: matériel d’exposition... Mais j’ai vécu la même chose aux USA.

Au cours d’un séjour dans le Minnesota avec un collègue italien, nous avions décidé, pour survivre à l’alimentation américaine, de faire nos courses et de cuisiner dans nos chambres. Nous étions partis comme des chiens errants à la recherche d’ingrédients que nos deux mille ans de civilisation et notre instinct de conservation nous recommandaient de dégoter.

Au supermarché nous avons trouvé des médicaments et tous les substituts alimentaires possibles, mais rien de réel. Substitut de sucre, de sel, de café, de saucisson et même quand ils n’en avaient pas l’intention, c’était tellement mauvais que c’était un substitut de substitut, ce qu’en termes juridiques on appelle un bâtonnier je crois. Mais rien à bouffer pour un Européen.

Nous sommes ressortis avec une bouteille d’huile italienne cachetée mais mon collègue, Italien d’origine, m’a dit que c’était normal d’en trouver là, qu’en Italie cette huile était interdite à la vente sauf pour les moteurs de camions et qu’ aucun Italien ne se serait même risqué à mettre ça ailleurs que dans une charnière à décoincer. Idem pour le vin italien qu’on a trouvé au liquor store, tellement pétillant que pas un Italien n’en consommait en dehors des instituts de cancérologie où il était utilisé comme chimiothérapie. Ou alors ils le vendent aux Suédois qui en font des grogs. Pas cons ces Italiens, quand même.

Pour le pain, nous étions prêts à attaquer une vraie boulangerie. Les pains, là-bas, sont blancs, longs et pratiques à transporter dans leur emballage plastique: il suffit de mettre une main de chaque côté et de pousser. Le pain se réduit de dix fois comme une éponge. On peut alors le mettre en poche et utiliser ses deux mains à autre chose. L’ennui c’est que dans la bouche et l’estomac, on n’y trouve ni goût ni satiété.  

A Minneapolis on a cherché une boulangerie. Sur une recommandation, nous nous précipitons dans un magasin et, devant nous, émerveillés, nous voyons une charrette ancienne avec des gerbes de blé, des pains de famille énormes, des baguettes au feu de bois que l’on sentait déjà croustiller sous nos dents... sau-vés! Nous nous précipititâmes vers le comptoir et pointâmes nos doigts vers ces pains magnifiques en disant trois, on en veut trois comme ça! deux comme ça et un beau grand comme ça. Et là, dans un accent américain épouvantable, la fille qui ressemblait plus à une laborantine dans un sas de biologie virulente avec sa charlotte sur les cheveux, nous dit d’un air consterné «... oooh, je suis désolée, mais ça c’est pour la décoration!», et elle nous a montré les éponges, bread substitute...
Et comme on est ce que l’on mange, les Américains sont devenus des substituts d’humains, ce dont témoignent leurs agissements sur la planète depuis quelque temps…

*;->)

Commentaires

ok, tu as testé la nourriture. Si on y allait tous les deux… pour tester les US-girls?
Avec quelques bons arguments, on obtiendrait un sponsoring de skynetblogs et on serait cobayes de cette expérience... puis, si nous revenons (???) vivants, on rédigera le rapport "mac-minghia".
Tu t'occupes des "mature-big-fat-hairy-shemale" et je me dévoue pour les "+18" et "peachy blondes"!
Partant?
;-))

Écrit par : Tony | 27/03/2008

AH QUE NON! Les américaines sont en plastique, celluloid et autres silicones à tous les étages. Elles se maquillent au SIDOL et parlent comme des mouettes. Elles se font monter des culottes de cheval du Far best et des seins BigMac. C'est surtout le ketchup qui me gêne, là. Jamais d'américaines! Retiens bien ça, fiston! Jamais d'américaines! Même si les Minnesotesques minnettes sauteuses sont parmi les plus jolies du pays… Origines scandinaves!

Écrit par : AMADEUS | 27/03/2008

joli la définition du bâtonnier, j'en connais qui apprécieront.Me demande bien ce que leurs élections nous réservent :
- la mégère non apprivoisée;
- le retour du refoulé
- ou le Président Pimp my ride ?

Écrit par : Mishima | 28/03/2008

Et tu dois comprendre pourquoi je ne veux pas aller chez ces gens-là !

Écrit par : Aline Amball | 28/03/2008

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