31.03.2008

Jean Novel, architek…

Jean-NouvelL

 
                         L'architecte Jean Nouvel, auteur de la cornichonnerie du musée dit des Arts Premiers au quai Branly (un hasard ce nom?) vient de gagner le prix Pritzker, le Nobel de l'architecture dit-on. En Belgique, Architek est une insulte depuis l'élaboration du palais de justice de Bruxelles en 1883 par Poelaert. Le temps a confirmé la justesse de l'insulte… Avec Jean Nouvel et quelques autres comme Frank Gehri, un "déconstructiviste" — un comble pour un constructeur!— à qui l'on doit le musée Guggenheim de Bilbao, ça va devenir une insulte universelle.

Eh oui, ces gens là vous font un cube, une pyramide ou une cage de verre avec deux trucs qui dépassent et au mépris de toute écologie et hop! Ils sont sacrés grands architeks… Si, comme moi, on se met à rire et à pleurer on nous explique que nous n'avons aucune compétence pour juger… certains font même des efforts pour se dire que c'est beau en contradiction avec leur propre avis. "Si je trouve ça laid, c'est que je ne suis pas capable de comprendre puisque les grands de ce monde trouvent ça bien. Il est temps que je trouve ça beau!"! Beat them or join them… dit-on anglais… Et le tour est joué…

Eh bien c'est vous qui avez raison! Tout ça n'est que star système, relations politiques, mousse et brosse à reluire les politiciens. Allons, où y-a-t-il conception originale de formes dans un cube ou une pyramide? Où est l'artisanat à dimension humaine dans les cadres de béton et les vitres? Où est l'étude des espaces dans ces cages à plateaux et cloisons amovibles? Où est la gestion de l'énergie dans les tours de verre? Où est la recherche d'urbanisme dans ces défigurateurs de ville et de trafic urbain? Bref, tous les critères objectifs techniques et artistiques relatifs à l'architecture et à l'urbanisme sont en panne! Mais ces gens là vous diront que si le peuple ne comprend pas cette architecture c'est qu'il faut changer de peuple. Au quai Branly on ignore le visiteur qui fait la file dehors dans le froid et les courants d'air. Les vitres décorées de toiles cirées relèvent du jardin d'enfant. Les espaces intérieurs sont confus et gadgetisés. Rien. Il n'y a rien à sauver et ce n'est ni drôle ni intéressant ni beau ni même audacieux… Juste une déjection supplémentaire de grand zomme politique comme la stupide bibliothèque de Mitterrand, un scandale aux yeux de tous les spécialistes… Et si encore c'était beau ailleurs que sur maquette…

Enfin, le seul intérêt de cette architecture c'est qu'elle rouille vite -voir Baubourg- et qu'elle vieillit très mal… Et en tout cas, si le prix Protzket est le Nobel de l'architecture, je suggère qu'on utilise l'invention de Nobel* pour honorer les bâtiments de ce monsieur Nouvel!  *;->)

*Pour ceux qui n'ont pas de pneus neige, je rappelle que Nobel a inventé la dynamite!

TAILLER UN COSTUME…

Main-libre-et-costumeL

 
                    C’est le gag de ce matin. Avec ma belle soeur, faudrait toujours se méfier... Elle était chez ma fille loin d'ici.

J’étais avec un client auquel je parlais des avantages d’une grosse boîte informatique pour laquelle travaille ma fille. Comme mon client posait une question à laquelle je ne pouvais répondre, je décide d’appeler ma fille mais je me trompe de numéro et j’arrive sur son numéro privé, main libre du téléphone activé.

Chez ma fille, c’est ma belle soeur qui décroche et je n’ai pas le temps de lui dire que je suis avec un client qu’elle me lance:

“ah, tu as oublié ta veste ici, tu sais, celle que t’as pas payé cher”.

Le client pouffe... !

J’avais sans doute dit que je l’avais achetée en solde. Ah, la petite brune avec une chaussure noire... On ne sait jamais où elle va gaffer mais ce qui est sur c’est que ça va tomber dur!

Là, tu as les solutions suivantes devant toi pour essayer de ne pas passer pour un pecnot!

Prétentieux: ah, oui, ça je dois dire que j’ai fait une affaire, pour une veste de grande marque c’était un bon prix...

Esquivant: mais non c’est pas ça que j’ai pas payé cher, t’as encore une fois rien compris.

Menteur: pas payé cher? Tu trouves pas ça cher, toi, 1.000 euros pour une veste?

Coup bas: ben, oui, avec ce que je gagne avec mes clients... j’avais plus le choix...

Handicapé: ah oui, celle de chez Dior qui avait un défaut qu’on voyait pas...

Politicien: c’est pas que je l’ai pas payée cher, c’est qu’il y avait une prime aux jeunes entrepreneurs ce jour là...

Susceptible: toi non plus tu vaux pas cher. Tu t’es déjà regardée?

En fait, je me suis marré aussi... Mais pas tant que le client.

Histoire vraie!
Et on se demande où je vais les chercher... J’ai pas besoin de chercher! Ça tombe tout seul!
*;->)

30.03.2008

Je suis fétichiste…

fétichisteL

 
                    j’ai mis des années à comprendre ce qu’était le fétichisme. On m’avait bien dit que c’était des gens qui se focalisaient sur un truc. Par exemple, les seins des femmes. Moi, j’ai toujours trouvé ça sympathique mais j’en faisais pas un fromage absolu (pardon pour la comparaison, mon style faiblit). Bon. Puis, un jour, j’ai vu une émission sur Konrad Lorentz qui montrait que les poussins oiseaux étaient comme les écologistes: ils suivent la première chose qui bouge à leur sortie de l’œuf. Si c’est leur mère poule tant mieux, mais si c’est un petit train électrique c’est bon aussi! J’ai commencé à mieux comprendre. Pourquoi j'avais aimé les trains électriques? Non, pas ça, je vous zesplic..

J’ai découvert que les fétiches africains c’étaient des statuettes adorées. Peu à peu mon image mentale s’est formée sur le fétichisme. Avec l’arrivée d’internet, j’ai vu qu’il y avait des catégories de fétichiste sur les sites pornos. Me demandez pas ce que je faisais là-dessus, ça vous regarde pas. Et puis c’est comme ça. Donc, j’ai commencé à mieux comprendre.

Et puis j’ai vu qu’il y avait des fétichiste des nombrils, des pieds, des doigts de pied, des bas nylon, des slips, des oreilles à perles, des oreilles pas à perles, des fesses, des airs con et tout ce qu’on voulait. A croire que des mecs aiment les femmes comme des brochettes de gadgets. Dur dur!

Oui mais voilà que j’ai découvert que j’en étais un de fétichiste! Primaire et tout droit! Ça faisait quelques temps que je me doutais sans oser me l’exprimer… Mais de plus en plus, je devais me rendre à l’évidence: je suis fétichiste gravos comme on dit aujourd’hui!

En fait, les femmes m’intéressent peu jusqu’à ce que je leur découvre une jolie voix. Je suis un fétichiste de la voix. Felicity Lott, Carmen Mac Rae, Joan Baez, dès que sonne leur voix, je deviens comme fou! fasciné, aspiré, absorbé… Les jolies voix de femmes m’entraînent au paradis! Et c’est pratique: plus besoin d’aller sur un site porno, plus besoin de dégrafer quoi que ce soit, d’ailleurs je suis très maladroit, pas besoin de déboutonner ou d’avouer mon incompétence devant une tirette qui résiste… Non, la voix s’élève et je suis aux anges!

Et en plus, comme ça vous pourrez dire que je suis un parfait macho… quand je suis saoul de bonheur, je range le CD et hop, je me passe du reste: les critiques, les preuves que je suis un con, les reproches divers et si j’ai envie de m’endormir après, personne ne me reproche rien! Vive mon fétichisme à moi que j’ai!  *;->)

29.03.2008

C'est le bouquet

C’est-le-bouquetL

 
                    Dimanche, 8 heures, coup de sonnette intempestif...
- Vas y, va voir ce que c’est... dit ma femme qui sortait de l’écran de sa nuit.
Bon, ben oui, j’y vais... Je suis descendu en enfilant un peignoir dans l’escalier et  tombé sur un gars hilare qui m’a tendu une énorme  boîte en carton qualité pizza:  “des fleurs pour Madame, signez ici”. Mais je ne sais pas signer avec les pieds nus sur le carrelage… En plus mes cheveux faisaient de grands signes au type pour dénoncer que je sortais du lit. J’ai attrapé la boîte contre moi avec les dents, le stylo avec les doigts de pied et j’ai fait un travail de queue d’âne avec le bic sur l’ autocopiant.  Je regardais le mec avec un regard noir. “Ben oui, on livre à partir de 8 H jusqu’à 18, plutôt commencé plutôt fini”. Belle logique!  J’avais encore l’air d’être un traîne-au-lit en plus.

Là-dessus, je monte la boîte sur laquelle les textes “vos fleurs” et... “facile à  ouvrir” m’agressaient les yeux. Je dépose la boîte à côté du lit: «des fleurs pour ton anniversaire”.
- Hmmm? Ouvre...
Bonne idée! Bien pensée la boîte! Je tire, pousse, essaie ailleurs, rien à faire. Faite pour durer, pour traverser les épreuves des livreurs pas attentionnés et des camionnettes qui s’arrêtent pas aux feux rouges. Facile à ouvrir à 9 heures peut-être mais pas à 8 un dimanche.

- Fais attention, tu vas tout abîmer...
Manquait plus que ça... Je ré-examine les instructions. Rien de plus que “facile à ouvrir”. Bon, ben si ils le disent... j’agresse sauvagement la boîte pour lui arracher ses stupides ailes en carton repliées à l’intérieur pour sécuriser le bouquet. J’extrais...
- Fais attention, tu vas en foutre partout...
Ah... oui, je n’y pensais pas.
- Où tu vas avec ça? Il faut tout de suite les mettre dans l’eau.
Suis-je bête quand même! Dès qu’on ouvre la boîte les fleurs se remettent à vivre et crient qu’elles veulent se foutre à l’eau en agitant les papattes. Ma femme se lève, m’arrache la boîte des mains, va à la cuisine en marmonant un truc sur la connerie des hommes, retire le bouquet de son logement spécial et découvre que les tiges baignent dans un gel qui garantit la fraîcheur des fleurs jusqu’en janvier 2012 promis juré certifié ISO machin. On n’arrête pas le progrès.
- Aide moi, j’ai du gel plein les doigts, maintenant.

J’ai une frayeur: et si le gel était dangereux pour les doigts, radiocatif pour la conservation, s’il attaquait les cellules nerveuses au premier contact? Je fouille. Une carte de notre fille, avec l’impression des souhaits mécanographiés:
- bon anniv...
ligne suivante:
Madame Noum... Nico ... la ligne informatique n’avait pas assez de caractères pour une personnalisation plus romantique.

Enfin, on a un bouquet hypersmart sur la table du salon et une énorme caisse  qu’il va falloir trier entre carton, gel, ficelle, agrafes, et déchets divers qui vont pas faner de si tôt, eux! Ma femme: «garde cette caisse, ça peut servir»! Cadeau en plus!   *;->)

Signez la pétition pour mon euthanasie

EuthanasieL

 
                        J'allais dire "j'ai bien réfléchi", mais comme je doute de la qualité de mes réflexions, j'ai pas voulu commencer comme ça. Je préfère entrer tout de suite dans le vif. C'est ça le problème: le vif… parce que je voudrais être euthanasié. Oh, ça ne regarde que moi, mais si vous voulez quelques justifications avant de signer… je vous les livre. Sans façon, je peux comprendre.

Voilà, j'ai appris que l'on pouvait être euthanasié en Belgique. Hugo Claus vient de profiter de l'offre dont n'a malheureusement pas pu bénéficier une pauvre femme en France. Alors, pourquoi moi qui suis apparemment en bonne santé? Au moins physique.  Je pourrais encore servir. Mais c'est ça l'ennui, je sers à rien. Pire, je suis nuisible. Il m'a fallu du courage pour comprendre tout ça, mais je suis arrivé aux conclusions qui s'imposent d'elles mêmes.

Je suis un peu comme Philippe Starck qui déclarait hier qu'il arrêtait le design parce que ça ne sert à rien. Courageux et honnête! Je suis arrivé aux mêmes conclusions. Je travaille dans le domaine de l'innovation. Je ne sers qu'à inventer des trucs dont jamais un papou n'a eu besoin! Faux besoins donc. Mais ce qui est pire c'est que je suis un type carrément nuisible. Pas seulement parce que j'écris un texte par jour pour me moquer du monde mais aussi parce que j'aime les bagnoles qui roulent bien, ce qui est dangereux pour mes concitoyens et polluant pour la planète. Et j'ai plus le moyen de me payer le luxe des radars et de l'essence à la fois.

Pire encore… je ne parle pas flamand. Ah, je sens que cette fois je vous ai ému… On approche de votre signature! En plus, j'aime le poisson, ce qui détruit les espèces et je fais pleurer les femmes. Je suis négligent dans le tri de mes déchets ménagers et je mélange allègrement les sacs jaunes avec les bleus. Je laisse couler le robinet quand je me brosse les dents… J'utilise du savon de vaisselle non bio… Je prends une douche tous les jours au plus grand mépris de la planète et de ses réserves d'eau. Je n'attache pas ma ceinture de sécurité, j'adore le bon vin, je me fous de mon cholestérol ce qui prouve que je suis un mauvais citoyen parce que je n'ai aucune considération pour mon coût social en cas d'accident vasculaire. J'aime le cassoulet ce qui détruit la couche d'ozone (on vous expliquera…). Je suis donc arrivé à la conclusion qu'il fallait m'euthanasier pour votre bien à tous que vous êtes. Je suis honnête. Persiste et signe. Alors si vous pouviez signer la pétition, ça m'arrangerait… Merci d'avance pour votre empathique compréhension. *;->)

01:17 Écrit par Amadeus dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : humour, mort, euthanasie |  Facebook |

28.03.2008

Crève, salope

Crève-salopeL

 
                Ne vous sentez pas tout du tout concernée, c’est pas pour vous et c’est même pas de moi. Je vous zesplic.

Un jour, Renaud, à la radio. Oui, le chanteur, pas les bagnoles: «J’ai eu une idée comme ça, tu vois, alors j’ai sorti ma guitare pourrie et j’ai chanté le poème qui venait de germer dans mon esprit malade, tu vois. Ça s’appelait «crève salope».
Conforme!

Ce type vit comme ça. Sa guitare peut être que pourrie, son esprit que malade, sa femme que pute, son chien que perdu, son repas que dégueulé, ses chansons que géniales...

Un midi, il est était interviewé par Elise Lucet. Il avait décidé de s’engager dans la lutte pour la libération d’Ingrid Betancourt, cette femme admirable d’intelligence et de courage qui lutte contre la corruption politique en Colombie et qui a été prise en otage par les révolutionnaires il y a six ans. Elise Lucet, très impressionnée, rend hommage au courage de Renaud, à la qualité de son engagement et lui demande ce qu’il va faire.

Stop! Vous faites fausse route. Ouais, vous voyez ce mec, un vrai, un fort, un courageux, s’emparer de fusils, de camions et lance roquettes et filer vers la Colombie avec des rubans de cartouches autour du cou, grimper sur le capot du camion et attaquer ces affreux bandidos... Non? Ah, vous voyez ça autrement: il s’en va avec des fleurs pour aller négocier et apporter un message de paix aux révolutionnaires en les orientant vers un dialogue politique et pacifiste, il se fait flinguer et meurt en héros.  Eh non! Vous avez tout faux! Qu’est ce qu’il a fait alors?
Ben une chanson! Il chantonne une chansonnette sans saveur qu’il rêve aussi fameuse que le chant des partisans ou le temps des cerises... pour endormir les FARCS, buter les révolutionnaires qui seront terrorisés par sa chanson! Ils vont déposer les armes, habiller Ingrid d’une belle robe longue et légère en soie et la laisser sortir pieds nus avec une fleur dans les cheveux, en colombienne colombine qui joue de la lyre. Mon dieu... C’est pas gagné! Et il était même pas bourré! je crois que je préférais encore Cloclo, tiens!

C’est ça le problème de notre société romantique et sensible. On y va par incantations: Touche pas à mon pote terroriste! Mais si le pote terroriste s’en fout? Ben alors on va voir la cellule d’assistance psychologique.

On ne croit plus que le monde est rugueux! On ne le veut plus. Mais on aura beau s’insurger contre la pesanteur terrestre pour que les ouvriers aient la vie moins dure, la pesanteur s’en fout!

Dommage, hein?! Reste plus qu’à regarder la réalité en face, mais çaaa...
*;->)

27.03.2008

Substitute people

Substitute2L


 
                Dans les pays de l’est quand il y avait des marchandises, c’était toujours un espoir déçu: matériel d’exposition... Mais j’ai vécu la même chose aux USA.

Au cours d’un séjour dans le Minnesota avec un collègue italien, nous avions décidé, pour survivre à l’alimentation américaine, de faire nos courses et de cuisiner dans nos chambres. Nous étions partis comme des chiens errants à la recherche d’ingrédients que nos deux mille ans de civilisation et notre instinct de conservation nous recommandaient de dégoter.

Au supermarché nous avons trouvé des médicaments et tous les substituts alimentaires possibles, mais rien de réel. Substitut de sucre, de sel, de café, de saucisson et même quand ils n’en avaient pas l’intention, c’était tellement mauvais que c’était un substitut de substitut, ce qu’en termes juridiques on appelle un bâtonnier je crois. Mais rien à bouffer pour un Européen.

Nous sommes ressortis avec une bouteille d’huile italienne cachetée mais mon collègue, Italien d’origine, m’a dit que c’était normal d’en trouver là, qu’en Italie cette huile était interdite à la vente sauf pour les moteurs de camions et qu’ aucun Italien ne se serait même risqué à mettre ça ailleurs que dans une charnière à décoincer. Idem pour le vin italien qu’on a trouvé au liquor store, tellement pétillant que pas un Italien n’en consommait en dehors des instituts de cancérologie où il était utilisé comme chimiothérapie. Ou alors ils le vendent aux Suédois qui en font des grogs. Pas cons ces Italiens, quand même.

Pour le pain, nous étions prêts à attaquer une vraie boulangerie. Les pains, là-bas, sont blancs, longs et pratiques à transporter dans leur emballage plastique: il suffit de mettre une main de chaque côté et de pousser. Le pain se réduit de dix fois comme une éponge. On peut alors le mettre en poche et utiliser ses deux mains à autre chose. L’ennui c’est que dans la bouche et l’estomac, on n’y trouve ni goût ni satiété.  

A Minneapolis on a cherché une boulangerie. Sur une recommandation, nous nous précipitons dans un magasin et, devant nous, émerveillés, nous voyons une charrette ancienne avec des gerbes de blé, des pains de famille énormes, des baguettes au feu de bois que l’on sentait déjà croustiller sous nos dents... sau-vés! Nous nous précipititâmes vers le comptoir et pointâmes nos doigts vers ces pains magnifiques en disant trois, on en veut trois comme ça! deux comme ça et un beau grand comme ça. Et là, dans un accent américain épouvantable, la fille qui ressemblait plus à une laborantine dans un sas de biologie virulente avec sa charlotte sur les cheveux, nous dit d’un air consterné «... oooh, je suis désolée, mais ça c’est pour la décoration!», et elle nous a montré les éponges, bread substitute...
Et comme on est ce que l’on mange, les Américains sont devenus des substituts d’humains, ce dont témoignent leurs agissements sur la planète depuis quelque temps…

*;->)

26.03.2008

Chassés du paradis céleste

Chassés-paradis-celesteL

 
                Vous vous souvenez des tableaux de Seurat, les jolies dames en robes longues et chapeaux traversant de beaux espace d’été? Ou les belles héroïnes façon Anouck Aimée avec chevaliers servants dans les jardins à la française et robes à froufrous? La claaasse.
Hier, j’assistais à un grand mariage. Un ami de mon fils. Un site merveilleux du Brabant Wallon. Champagne, robes longues ondoyant paresseusement sur la pelouse, serveurs stylés, petits anges de compagnie, lâcher de colombes blanches... nous étions dans une autre époque. Tout fleurait bon les jeunes filles en fleurs... Ah, les cerceaux des demoiselles de nos passés historiques... Nous étions projetés dans un temps différent, un monde désenglouti qui revivait quelques heures dans la magie d’un décor, des révérences et des baise-mains. Encore que, si je me suis fendu de quelques baise-mains, ma femme refusait obstinément de faire la révérence à qui que ce soit: ‘c’est pas la Reine d’Angleterre quand même!’. Mais ma femme est Française républicaine et nous sommes des roturiers!

Quoique... tout a une fin et nous dûmes bien la tirer cette révérence pour quitter cette enceinte hors du temps, traverser le porche nos étoiles dans les yeux... et nous fracasser brutalement sur ce cri:
‘Ta gueule Charlotte!’

Comme on m’appelle rarement Charlotte et que ce n’est pas non plus le nom de ma femme, je regarde par côté et découvre une jeune fille de 15 ans qui rosit légèrement en voyant mon étonnement. Je regarde le gars, un jeune du coin, 15 ou 16 ans le GSM rivé sur l’oreille... qui croit utile de se justifier: ‘ben oui, je suis au téléphone, quoi, merde!’.

Subitement, j’étais chassé du Paradis céleste. J’étais recraché sur cette terre, ce bas monde, plus vite que prévu, avant même d’avoir pu me défaire de mon nœud de cravate. Les colombes venaient d’être flinguées en vol, les étoiles dans les yeux explosaient sous la pression terroriste de ce mutant et les révérences avaient pris un solide coup de pied au cul qui ricochait sur les baise-mains comme dans un film passé à l’envers. Je me demande si ce garçon sera un jour capable de faire le tour de sa voiture pour ouvrir une portière à Charlotte... Et si l’idée d’un baise-main lui vient ce sera sans doute avec la définition qu’en donnait cet humoriste: il y a un début à tout!...

Alors, je me tourne à nouveau vers Charlotte et lui dis, l’air très distingué: ‘ben oui, ta gueule Charlotte! Tu vois pas qu’il est au téléphone, merde!’...

Si bien que je me demande encore si je préfère le ridicule de la révérence aux injonctions choisies de notre galanterie contemporaine ou le contraire. J’arrive pas à choisir, là... *:->))

25.03.2008

Quasimodo

 QuasimodoL
 
 
            J’avais oublié de vous raconter ça! Il y a quelques années, je connaissais un gars qui avait eu la riche idée d’organiser un «Trophée de la Secrétaire». En anglais ça sonne mieux: «Secretary’s Trophee». Et voilà toutes les nanas en training parme ou rose, par groupes de trois, à l’assaut de la ville. Oui, un rallye pédestre si vous préférez. Elles devaient répondre à des questions et suivre un jeu de piste. Génial.

Sur le parcours, elles devaient rencontrer Quasimodo autour de Saint Michel et Gudulle, notre belle cathédrale bruxelloise où on a marié le colonel grec converti aux prêtres ouvriers avec Claire machin, je sais plus. D’ailleurs, il passe régulièrement en Ferrari décapotable devant mes fenêtres… Mais c’est pas le sujet.

Pour Quasimodo, le gars que je connaissais qui dirigeait une petite entreprise de coms, avait pris le plus adorable mais aussi le plus snul de ses employés, lui avait donné un masque en latex à se coller sur la tête et lui avait ordonné d’aller se planquer autour de Sainte Bidule pour attendre les secrétaires. Et il attendut. Une bonne heure pour commencer.

Oui, mais voilà… Vous ne le savez peut-être pas mais il est interdit d'être déguisé en rue en dehors du carnaval. Comme il est désormais interdit pour un professionnel du bâtiment de monter sur une échelle, il faut un échafaudage, vous saviez cette cornichonnerie Europézenne? Et voilà Quasimodo quasiment dans une encoignure de porte de Sainte Tropdule.

En face, dans l’agence de banque, les employés ont repéré notre Quasitoto et ont téléphoné aux flics! Ils flippaient, les guichetiers! Ils craignaient de se faire dévaliser, voire flinguer dans le sang!

Les flics de Bruxelles ont donc fondu sur Quasibobo avec quatre soucoupes volantes hurlantes et l’ont jeté au trou! Du coup, plus une secretary ne trouvait l’information… Quasimodo avait beau expliquer… les flics ne recevaient aucune confirmation de la société qui l’employait vu que tout le monde était sur le terrain… Et les secretaries paumées…

Moralité: vous déguisez pas. Faites comme Michel Daerden: Le Thon au naturel…
*;->)

18:15 Écrit par Amadeus dans Con | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : quasimodo, humour, macrame |  Facebook |

24.03.2008

Dons de graisse…

LipposuccionL

 
                Un jour comme ça, j’entends qu’on a trouvé des homards gigantesques dans un estuaire pas trop loin. Et en grand nombre! Comme je suis gourmand, j’allais me renseigner sur la pêche du homard quand la suite du communiqué m’en a dissuadé: estuaire dont la température est montée de quatre degrés du fait de la centrale nucléaire qui se refroidit les pieds dans l’eau… Basta. Pas de homard. Bien trop peur!

Dans l’après-midi, Liuke, le copain hollandais de mon fils passe à la maison. La dernière fois que je l’ai vu, c’était pour construire une petite auto télécommandée avec lui et mon fils. Là, il fait deux mètre cinq… Tu vis près d’une centrale nucléaire? Lui (crachotant du hollandais): non, pourquchoi?

J’ai trouvé ça bizarre. Puis j’ai compris: les Hollandais vivaient, comme les Scandinaves, dans le froid, et depuis qu’ils ont le chauffage central, leur corps a cessé de lutter contre le froid et hop! Croissance!
Ce matin, j’entends que le chauffage central contribue à l’obésité parce qu’on ne brûle plus assez de calories pour se réchauffer. Au prix où est le mazout! Comme je vous dis! Ah, pas si bête mon idée du chauffage!

Et puis, j’entends comme ça qu’il y a un milliard d’obèses et «seulement» huit cent millions de gens en sous-nutrition (sous-nutrition, je le rappelle à l'intention des téléspectateurs de RTL ou TF1, ça veut qu'ils crèvent de faim…)… Là, tout m’est devenu clair! Mais bon sang… mais c’est bien sur! Je vous raconte.
Les dons du sang, vous connaissez? Oui, bien sur! La liposuccion vous connaissez aussi! Eh bien, on va créer avec la Croix Rouge, les dons de graisse! Vous allez sous une tente, on vous pompe votre graisse, on la met dans une petite fiole, et elle est prête à servir au Darfour.

On l’envoie là-bas, les médecins sans frontières l’injectent dans les sous-nutritionnés et tout le monde est content: vous parce que vous pouvez recommencer à manger alors que votre ligne est redevenue svelte; les sous-nourris parce qu’ils ne crèvent plus. ET c’est économiquement intelligent parce que plus besoin de transporter des aliments fragiles et périssables, chers et difficiles à cuisiner!

Là, tout devient simple: c’est vous qui payez, qui cuisinez, qui métabolisez, et hop, le tour est joué! Comme il y a un peu plus d’obèses que de sous-alimentés, ça correspond bien!

C’est pas génial, ça? Je suis un type comme ça: j’aime rendre service avec mes bonnes idées pour sauver le monde.  *;->)

23:00 Écrit par Amadeus dans Con | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : graisse, humour, dons, macrame |  Facebook |

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