05/05/2008

Pharmacopée politique

H-Pharma-L

 
                            Dans le fond je ne vous en veux pas. Pourquoi? Ah oui, je dois vous zespliquer. Je ne vous en veux pas pour élire les pitres qui nous dirigent, législature après législature. Et si possible les plus cons. En fait c'est mission impossible pour vous. Si vous élisez les intelligents, ils comprennent vite que la seule activité possible c'est de se tirer avec les avantages… et si vous élisez les plus cons, ils croient comprendre que c'est avec la caisse qu'ils doivent se tirer. Dans les deux cas…

On se dit comme ça que la politique c'est pas important, qu'il faut la subir ou passer son temps à faire le pitre pour se faire élire, ce qui ne vous amuse pas, vous avez mieux à faire. C'est un peu comme si pour trouver un emploi vous deviez investir 85% de l'activité totale que vous allez dépenser durant votre emploi dans cet organisme… Quand vous y êtes enfin vous êtes devenu idiot à force de taper sur le cul des vaches en campagne et d'avoir bu quelques milliers de bières et vins divers. Riez pas, Chirac a été un bel exemple.

Mais il y a pire. Regardez ce qui se passe pour un médicament. Quand un laboratoire pharma trouve une nouvelle molécule, il la teste sur des cellules vivantes en labo. Puis sur des souris si ça réagit bien. Puis sur des humains. Cela s'appelle les études de phase un, phase deux, phase trois… Des années plus tard, on sait tout du produit et si l'on voit apparaître le moindre effet secondaire, on l'élimine et on recommence avec la molécule d'à côté. D'ailleurs, si quelques patients sur quelques millions décèdent, on colle des mégaprocès au labo!

En politique, rien de tout ça. N'importe quel idiot peut avoir une idée, convaincre les gens que s'il peut en faire une loi ça va être merveilleux et plus sécuritaire et voilà! Il bétonne sa loi et ne se préoccupe pas de savoir si il y aura des effets secondaires. Il s'en fout. Il est convaincu que c'est bon et vous impose sa posologie! Et nous on est les rats sur lesquels on teste tout ça! Si ça marche pas, on crève et on retire même pas la loi-médicament qui a bon goût mais très mauvais effet sur la santé… La santé mentale, la santé économique, la santé sociale, la santé civilisationnelle, bref, tous les organes de la Société Humaine. Et les effets secondaires en politique, ça s'appelle les variables d'ajustement. Vases communicants si vous préférez. Ben oui, comme si votre tuyauterie est bouchée et que tout revient par le WC qui déborde…

Mais à l'inverse de la pharmacologie, en politique, on peut pas attaquer le labo. Ils sont pas responsables et tout ce qu'ils risquent c'est que vous votiez plus pour eux. Mais ils ne retirent même pas la loi- médicament du marché… Vous imaginez l'état de la pharmacie?… Pas besoin d'imaginer… on avale tous les jours ces horreurs et ça nous soigne pas…!  
*;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : humour, politique, pharmapolitique |  Facebook |

Commentaires

Allons! Allons! On est bien en Belgique! En d’autres temps, lorsque le plein emploi semblait en vouloir pour l’éternité, on a imaginé les pensions et les allocs de chômage. Comme c’était parti, du travail, il allait y en avoir pour les siècles des siècles.
Et puis, à force de remèdes (taxes nécessaires à la survie du mourant) la poule aux œufs d’or se suicide mais nous lègue tout de même ses plumes.
Du coup, la majorité qui bossait pour payer ou aider la minorité qui n’avait pas encore trouvé chaussure à son pied… mais ça ne devait pas tarder…est devenue la minorité active.
C’est vrai, le système ne pouvait plus tenir ses promesses mais on s’est obstiné… on n’avait dit qu’on ferait comme ça, donc !
Mais on a encore plein de remèdes! Et comme tu le dis, on est les cobayes non-assurés… genre faire adopter des orphelins par les couples homos. Quoi, t’as un problème avec les tarlouzes ? Dans 40 ans, les cobayes nous révéleront leurs impressions et il sera toujours temps de rebobiner le film de leur vie et leur rendre une enfance de rechange ! Intolérant, va !
Si Signore, les con-bayes se sont habitués à se faire plumer.
Les con-bayes qui n’ont pas une grande estime d’eux, ils acceptent la rassurante oppression, ne sourcillent pas devant les prix des carburants et de l’énergie mais malheur à Jacky qui vient d’appliquer la première augmentation de tarif depuis 7 ans.
La bière à 1,4 euros au lieu de 1,3 euros et le bière-monde est furax !

Écrit par : Tony | 05/05/2008

Longtemps mon attitude a été de dire qu'il fallait faire de la politique pour la changer de l'intérieur. J'avoue, après 20 ans d'effort et un burn-out, en être dégoûté à tout jamais. "Ils" (et "elles", d'ailleurs, mais c'est un autre débat) sont incorrigibles. Et à peine êtes vous parenus à mettre une génération douteuse au rencart qu'une autre se pointe aussi cynique, incompétente et destructrice.
La dernière chose qui me retient c'est que je retrouve contre notre système les arguments qu'on avançait durant les années 20 et 30 contre la "démocrassie" comme on écirvait à l'époque. Et je ne peux pas me résoudre à l'idée que notre choix se résume à opter entre le bordel actuel et un pays qui marche au pas de l'oie, bras droit tendu.

Écrit par : Mishima | 06/05/2008

j'ajoute (ben oui, là vous jouez dans mon jardin) que le problème de la responsabilité des hommes politiques est un de ceux que l'on n'aborde jamais. Je ne parle pas de la "bête" responsabilité civile ou pénale ( un mandataire qui pique dans la caisse ou tue sa femme finira devant les cours et tribunaux) mais de la responsabilité globale : supprimer les cours de néerlandais dans les écoles professionnelles à Bruxelles (non non, ce n'est pas une blague) alors que la majorité des offres d'emploi nécessite une connaissance minimale de la seconde langue est une ineptie. En outre, elle va handicaper le départ dans la vie des jeunes issus de ces écoles. Mais personne n'en assumera la responsabilité.
Et s'attaquer à ce problème, c'est comme de vouloir vider l'océan avec un seau.

Écrit par : Mishima | 06/05/2008

Bien décrit Cet article décrit l'irresponsabilité, Amadeus.

Écrit par : Ben | 08/05/2008

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