05/06/2008

Le club des croque-notes…

MusiciensL

 
                        J'aime la musique. Notamment baroque. Et nous voilà donc partis pour le Palais des Beaux-Arts élégamment appelé Bozart désormais.

Concert baroque. Pas beaucoup de monde pour un compositeur contemporain de Bach qui s'est laissé allé à quelque musique sacrée.  
Moi, le sacré, comme vous commencez à vous en douter… c'est pas trop mon calice de thé. Et comme j'avais les yeux ouverts pendant la plus grande partie du concert, j'ai regardé.

Ces concerts sont d'un formalisme paroxystique. L'accord des instruments sur le premier violon, les saluts pliés en deux, l'apparition successive des chœurs, puis des chanteurs, tout est hyper formel Alors quand c'est bien fait, ça impressionne. Toute cette perfection civilisée… on mesure la distance entre notre monde et l'ancien. Mais quand c'est mal foutu, là ça dérape à fromage dans le ridicule. C'était le cas, je vous zesplic.

A l'exception d'un chanteur baryton, ils avaient tous acheté leur costume chez un coiffeur méchant comme un peigne avec ses ciseaux. Les godasses étaient certes bien cirées mais très déformées. Pieds de curé, vous savez, quand ça remonte devant à force de génuflexions… Le chef d'orchestre, vu de derrière était un requiem à lui tout seul. Surtout le pantalon. Coiffé comme une partition de Stockhausen, en plus. Les musiciennes n'étaient pas mieux. Parfumées à la naphtaline on les avait sorties de leurs boîtes de Godiva pour les mettre à l'œuvre. Bref, tout le formalisme des salutations s'effondrait dans les fringues guignolesques de fonctionnaires démotivés.

Et je vous ai pas encore parlé des têtes! Une chose est sure, ils s'amusaient pas! Ils étaient là pour rendre un hommage posthume en costume sérieux au compositeur et pas pour que la musique soit transcendantale ni même pétillante. Bah, ça sonnait juste et c'était bien joué, c'est sur. Mais il fallait avoir une âme d'enthomologiste pour apprécier les notes punaisées comme des coléoptères bien alignés.

On me dit que je suis méchant. C'est vrai que je suis pas un gentil. J'adore dire des bêtises et empoisonner mon monde. Bah, on ne se refait pas. Mais finalement, c'est ma vieille maman qui a eu le mot juste et elle c'est une gentille: "d'habitude je ferme les yeux pour capter la quintessence de la musique. Aujourd'hui je les ai fermés pour éviter la déprime en voyant les musiciens. Un vrai club de croque notes!". C'est vous dire… *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : humour, musique, conformisme |  Facebook |

Commentaires

Nenni, hein! Le pointes de chaussures qui remontent... c'est pour franchir les bordures plus facilement...
;-)

Écrit par : Tony | 05/06/2008

hahaha !
j'adoooore
belle soirée

Écrit par : nanny | 05/06/2008

Simple et dynamique Fais comme moi, Amadeus, va voir des concerts de métal. Il n'y a qu'une règle: laisser de la place aux pogoteurs. Là, le dynamisme ne manque pas.

Écrit par : Ben | 05/06/2008

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