01/08/2008

J’ai connu le plaisir sadique de tuer…

Plaisir-sadiqueL

 

                                Je fais une petite angoisse, là. J’ai découvert que j’étais un tueur au plus profond de mon moi-même. Je vous raconte. J’avais un collègue qui avait une peur bleue des chiens. Normal, il n’aimait que les chats. Quand il voyait ma douce et adorable chienne labrador, il se crispait. Un jour qu’il me disait sa peur alors que ma chienne dormait placidement à mes pieds, j’ai dit qu’elle ne ferait pas de mal à une mouche. C’est à ce moment qu’elle fit un mouvement brutal du sommeil apparent au GNAP sonore qui avala la mouche de service dans un bruit de babines effrayant...  J’avais pas l’air con, tiens!

Maintenant, c’est vrai que ces saloperies de mouches ont le don d’agacer. En plus, depuis que je sais que pour manger elles commencent par vomir de l’acide sur la nourriture et digérer tout ça in situ avant de le sucer avec une trompe qui traîne partout... je les aime vraiment plus du tout. On a beau me dire qu’elles ont un rôle écologique, ça développe chez moi une grosse aversion des écolos plus que d’amour platonique pour les mouches. Notez, pour les écolos, j’avais pas attendu les mouches...

Pour les vacances j’ai découvert l’arme fatale: une raquette jaune. Suffit d’ajouter les piles et de presser le bouton en l’approchant d’une mouche. Si elle touche la raquette, elle ramasse un million de volts qui l’électrocuite. Mais surtout, ça fait un petit bruit de grill électrique et une étincelle hypertechnologiques jouissifs.

Là, j’ai réalisé que mon bonheur d’avoir eu cette satanée mouche se doublait, à l’introspection, d’une immense jouissance de la voir griller et se ratatiner de douleur dans une souffrance atroce, cette salope de mouche, cette enflure de la nature, cette horreur d’insecte, cette erreur du monde vivant, cette fouille-m..., cette existence méprisable, cette vengeance divine contre notre espèce, cet excrément volant qui m’avait maintes fois transformé en épouvantail battant des antennes pour m’en débarrasser, celle-ci avait payé pour toutes les autres, bref, je jubilais comme un nazi à Auschwitz. Ben c’est justement ça qui m’a fait peur...

Moi, un type gentil et courtois, plutôt bien éduqué, compassionnel, même que j’ai donné pour le Tsunami et que j’achète des îles de paix tous les ans. Eh bien moi, capable d’offrir des fleurs à une vieille dame juste pour la beauté du geste et le brillant de ses yeux, j’étais devenu un nazi... J’ai jeté ma raquette aux orties et je m’interroge. Facile les bons sentiments, mais dans le fond, qui sommes-nous? Facile de condamner les nazis après coup... Mais s’il était malheureusement plus simple qu’on le croit de le devenir... Je vous laisse réfléchir là-dessus... *:->)

ps: A ceux qui n'ont pas la couleur dans le cerveau, je signale que ceci est de l'humour et que c'est destiné à nous faire réfléchir sur la vigilance que nous devons tous avoir sur nous-mêmes! Je dis ça parce que ce texte aborde un sujet délicat. Je mets donc les points sur les i ! Merci de ne pas m'assassiner avec des commentaires soupçonneux! J'ai jamais tué personne!

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : conscience |  Facebook |

Commentaires

... mouais ...pour autant qu'il y en ait des commentaires :)

noon je plaisante.. je crois pouvoir affirmer vu la tournure des textes que votre sens de l'humour se rapproche fortement du mien et suis dès lors convaincu que vous ne serez pas vexé de cette boutade ma foi amicale ..

Bonne continuation pour le blog, qui me fait de temps en temps bien rire (ou réfléchir, c'est selon ..)

Olivier

Écrit par : olivier | 08/08/2008

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