27/08/2008

Pourquoi ne rit-on pas lorsqu’on se chatouille soi-même?…

Pourquoi-chatouillesL

                            Eh, dites, si on se faisait un petit plaisir ensemble, là, rien que vous et moi. Un de ces purs moments de bonheur dont on sort avec un sentiment de jubilation sans fin. Un pur moment d’éternité. Ah, l’éternité, que c’est bon… Certains ont cherché à vous faire croire qu’elle n’existait pas. Ce sont des catéchistes statisticiens. Or, moi, je l’ai trouvée l’éternité. Je vous zesplic.

Quand vous vivez votre bête vie, tout est plus ou moins trop rapide et vous ne voyez pas le temps passer ou bien vous le subissez dans ses grandes longueurs. Ben oui, moi aussi, avec ma bête vie. Mais si vous attrapez une rage de dent, je vous mets au défi de me dire qu’elle n’est pas éternelle quand vous la vivez! Il y a là une intesité qui rend le présent tellement lourd qu’il n’en finit plus et convertit le temps en un instant infini (je devrais me faire payer pour des phrases comme celle-là).  Ceci nous donne un premier apprentissage:
- l’intensité du présent déforme l’espace horizontal du temps en le rendant infini. Il rend l’instant éternel en quelque sorte.

C’est essentiel, parce qu’à partir de là, on peut inverser la situation et se dire que si nous pouvions intensifier positivement un moment… ce serait merveilleux. Ça existe et ça s’appelle l’orgasme. Oui, mais l’orgasme est difficile à sustenter. C’est pourquoi certains ont inventé l’état de transe. Notez, dans les deux cas, vous remarquerez qu’il vous faut abandonner la Raison… pour un temps. Se pourrait-il que la Raison nous prive de l’intensité? Auquel cas nous passerions notre vie à nous priver de … notre vie par surconsidération pour la Raison…
- C’est notre deuxième apprentissage: Fuyons donc la Raison quand elle n’est pas utile à l’immédiat.

Ensuite, vous observerez que l’orgasme ne peut venir que si l’on suit exactement le rythme propre du corps sans vouloir le forcer.
- C’est notre troisième enseignement: le rythme du corps est normalement déconnecté de l’esprit qui suit la montre.

Bon. Donc, si nous parvenons à mettre le rythme de notre corps au rythme de ce que l’on fait… on trouve le bonheur. Pourquoi? Eh bien parce que le temps ne fuit plus. Chaque instant devenant plus intense, nous accédons à ce grand rêve de vivre plus et plus longtemps. Nous passons de l’immédiat à l’instant éternel, nous passons de l’émotion à la jubilation, nous passons de la transe au vécu plein et entier.

Mais comment mettre notre esprit d’occidental agité en accord avec notre temps physiologique? Eh bien, en cherchant la lenteur. En cherchant des activités lentes de polissage du temps: jardiner, dessiner ou peindre, regarder brûler un feu de bois, chercher à vivre au rythme physiologique de ceux qui ne sont pas ou pas encore agités, comme mon petit-fils, mon chien ou… cette amante avec laquelle une caresse lente… si lente… était si intense que le temps n’avait plus prise. On nous restreint l’espace partout. Mais on nous a déjà pris le temps sans que nous le sachions. Et c’est peut-être bien là qu’on nous a volé le Paradis Terrestre… Il y a longtemps.

Pourquoi je vous écris tout ça? Parce que j’ai trouvé ce titre fabuleux dans un Sciences et Vie: «pourquoi ne rit-on pas quand on se chatouille soi-même?». Ça m’a donné l’idée d’échapper un peu à ce monde de fous en me chatouillant l'esprit…  *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : temps, instant, perception du temps |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.