08.09.2008
Arrêtez de me faire marrer

Samedi, je quitte ma modeste demeure et m’en vais vers une rue commerçante... Sur la route on me fait l’honneur de me demander une participation sociale avec un radar... J’arrive sur place et je me fais arrêter par un gars avec un seveu chur la langue. «Je peux vous pocher une quechtion?». Oui... «Eh bien voilà, mon frère est mort danjun acchident de la route il y a deujans et nous militons pour les choins de réinchertion chochiale des quintaplégiques et granjandicapés».
Bon, vous ne pouvez pas faire autrement que d’acheter ses cartes avec, en plus, un gros sentiment de culpabilité pour avoir envie de rire... On est mal! Dur dur de se retenir! Mais quand même, avec tout ce qu’on vous prend sur la route, on pourrait ne plus avoir besoin de faire la manche pour les quintaplégiques!... Avis personnel...
Je continue mon chemin et un Africain m’arrête: «Bonjour Monsieur, est-ce que vous avez quelque chose contre les noirs?» Moi, qui ne suis pas raciste pour un sou - et c’est pas pour bêler avec les bien-pensants, je sais exactement pourquoi le racisme est une ignominie - je lui dis que non... «Alors vous allez m’acheter mes petits poèmes»... Là, je comprends l’arnaque au racisme et, tant qu’à se faire prendre pour un couillon, je réponds d’un air très sérieux en me retenant de rire: «euh... j’ai rien contre les Africains, mais je déteste les poètes, et puis il y a quand même un poète qui a mangé mon grand-père», ce qui n’est pas vrai et m’a valu un flot d’invectives comme quoi j’étais un sale raciste! Moi, raciste! Alors qu’on est très impliqués pour l’Afrique et l’Amérique du sud chez nous... Mais bon, je n’ai jamais pu m’empêcher de dire une c..., spécialement quand on me prend pour un couillon.
Je m’en vais tout sérieux en me retenant de rire, ce qui aurait rendu le gars furieux et là, je tombe sur un vieux copain.
Comment vas-tu, dis-je en souriant plus qu’il ne fallait à cause du poète précédent. «Ben, j’ai perdu mon père, il y a huit jours...». Oh, je suis désolé. Mon sourire cassé net... «oui, et quand mon grand père a appris ça, il a fait un infar et il est mort. On les a enterrés ensemble...». Non! Incroyable, dis-je les yeux écarquillés «C’est pas tout... le jour de l’enterrement, on a voulu prendre ma grand-mère au passage et... elle était morte».
Là, vous êtes pris de tremblements nerveux que vous vous interdisez de lâcher en rires! Vous avez envie de chanter «Alouette, gentille alouette...» pour exorciser tant de malheurs! Je résistais. J’avais la bouche en zig zag et plus j’essayais de me contenir, plus j’étais torturé par ce rire contenu.... La honte! Et mon copain d’ajouter: «ben oui, chaque fois que je raconte mon histoire, tout le monde se marre»... J’ai résisté mais... dur dur!
Je fais ma course, et reprends ma voiture... sur laquelle il y avait une belle grosse demande de contribution sociale pour parcmètre impayé... C’était le jour... j’ai hurlé de rire! On a beau dire, mais la vie n’est pas triste, hein...
*;->)
18:00
Écrit par Amadeus
dans Drôle de monde |
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| Tags : condoleances, rire |
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Commentaires
si un noir dit qu'un blanc est con, c'est que le blanc est con
si un blanc dit qu'un noir est con, c'est que le blanc est raciste.
Ca c'est le politiquement correct.
Écrit par : Mishima | 08.09.2008
*oo* Suis écroulée...:-))
Merci :-)
Écrit par : Loo | 08.09.2008
ben heu! moi j'aurais ri enfin! le mec en te racontant çà il le sait que tu vas te bidonner, qu'est ce qu'il ferait à ta place? alors autant s'esclaffer, si c'est communicatif au moins le pauvre bougre va enfin pouvoir se dérider la rate sinon il se fâche et tu as économisé le timbre des condoléances.
c'est affreux? non, c'est humain!
Écrit par : mimi | 10.09.2008
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