20/10/2008

Promotion sociale…

PROMOTION-SOCIALEL

 

                        Il a vingt-huit ans. Il a fait des études. Il travaille. Il s’est marié, ils ont eu une petite fille. Un jour, il s’est fait mal au dos. Il ne peut plus déplacer des charges. Or, il doit le faire dans son métier de jardinier paysagiste. Opération, re-opération... Perte des clients.

La loi est bien faite: sa femme a pu le mettre à la porte avec l’aide de l’administration. Normal puisqu’il ne rapportait plus assez d’argent. Sa femme avait peut-être mal lu les termes du mariage...

Alors il a dormi dehors. Le jour, il fréquente les bibliothèques publiques.  Se cultiver, parler à d’autres, ne rien dépenser, se chauffer un peu.
- Je vais partir faire le pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle...
- Vous êtes croyant?
- Non
- Alors... pourquoi?
- Parce qu’en tant que pèlerin, je suis toujours à la rue mais au moins, là, je n’ai plus le statut de SDF... On me regarde autrement.
Le médecin qui a reçu cette confidence m’a dit être sorti dans le couloir pour pleurer.

Les choses vont pas bien en ce moment. On voit de gens comme ce jeune portugais venu travailler ici… pas payé par son entreprise en faillite et qui fait la manche pour rentrer chez lui. Pas rasé. Finalement poisseux… Triste. Va falloir faire gaffe hein dites. Ce sont pas tous des profiteurs dans les rues. Loin s'en faut. Et avec la crise on va voir des choses étranges comme ce jeune couple qui a accepté un petit héritage à la mort du beau-père. Des actions Fortis dont la valeur a été calculée lors du décès et qui ne valent plus rien sauf que… le fisc, lui, demande un impôt maintenant de loin supérieur à la valeur résiduelle des actions. Ils doivent vendre leur appartement… s'endetter.

Quand j'entends le mot social je sors mon revolver d'habitude, parce que j'aime pas tous les abus qui sont commis en ce nom. Ni les socialistes qui sont si inaptes à aider les plus pauvres si peu électeurs… Nous sommes entrés dans un autre temps. Maintenant, ce sont vraiment vos semblables qui vont être à la rue. Pourquoi pas vous ou moi?…  Ça tient plus qu'à un fil. Faites gaffe les amis. Va falloir partager. Vraiment.  *:-<0


18:00 Écrit par Amadeus dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : pauvrete, misere, altruisme, partage, benefices |  Facebook |

Commentaires

très bien vu le vrai progrès de ce 21è siècle c'est l'avancée de la précarité : rien ne tient, rien n'est sûr. Vous faites des études dans une filière d'avenir,quand vous avez les terminez,il y a pléthore de diplomés, ou alors le marché s'est retourné et on ne trouve plus d'embauche. Vous vous mariez pour la vie et vous êtes cocu dans les six mois.

Écrit par : Mishima | 20/10/2008

c'est ce genre d'analyse qui me conforte dans l'idée de ne pas avoir d'enfant. Je ne sais vraiment pas quel monde nous leur laisserons.

Écrit par : Mishima | 20/10/2008

angoisse c'est vrai, nous ne sommes plus a l'abri. Personne. Et nos petits que vont-ils devenir ? Les effets de la crise sont seulement à venir.
Nous la subirons, le pire c'est qu'on a l'impression d'être les jouets de choses qui nous dépassent (effondrement de banques, milliards d'euros par ci par là)
J'ai vu un doc sur Arte, un trader américain s'amusant en Europe a opprimer des entreprises saines (avec bénef) pour encore plus de rentabilité a court terme. Et sa femme a lui, une jeune poulette qui le ventait sans cesse et de plus d'origine allemande qui ventait le mérite de la grande allemagne passée... Qu'on écrabouille cette p....e nazie écoeurante. Pardon mais ca "débordait"

Écrit par : Pierre | 21/10/2008

Les Socialistes Chacun son opinion. Je vous livre mon témoignage.
A 16 ans, je me retrouve avec ma pauvre mère dépressive en maison de repos, habiter chez grand'mère parce que mon père a quitté ma mère (maîtresse), fait vendre en vente publique notre maison. Je passe les détails.
Suite à "intervention" socialiste, nous obtenons un appartement social, je travaille comme petit employé dans un hopital et ma mère comme femme de charge à la Mutuelle Socialiste. Cet "intervenant" a été le sauveur pour moi et maman, sans aucune contrepartie. Sans lui, c'eut été la misère, on ne m'as pas donné l'aumône mais un toit et un travail. Sans doute un bon Socialiste et ce n'était pas du clientelisme,il n'était pas sur des listes, et ce n'est pas un pourri ou deux (Vancau et csrts) qui me feront changer d'avis, jamais je ne cracherai dans la soupe. Rien ni personne n'est parfait, il faut avancer quand même, positiver. Je suis Socialiste et fier de l'être. Quand quelque chose me tracasse, j'en fait part via le parti, exprime mon opinion même si elle va a l'encontre du Président.Dans les grandes lignes je suis satisfait de notre Président bien que j'apprécie beaucoup Joelle également.
Y aurait beaucoup a dire mais c'est pour une autre fois.
A tous qui lirez ces lignes (Amadeus a un beau paquet de lecteur)ne m'attaquez pas svp pour ce témoignage et opinion, je n'aime pas les polémiques, c'était juste un témoignage de reconnaissance sans haine et attaque d'une autre formation politique.
Si vous lecteur etes du FBI, trader ou d'extreme droite...là, je suis socialiste et je vous em.....

Écrit par : Pierre | 22/10/2008

Tu sais que je t'adore toi parce que tu es vraiment très doué pour créer des "vocations" ou pour "manipuler". Je viens de lire non seulement ton post mais les commentaires aussi...
Je sais que tu sais ce que je fais(ais) dans la rue et je vais te dire que je suis heureuse de constater que quelque chose s'est passé qui (te)fait, tout à coup, réaliser à (toi et à) tout un chacun que le pire peut arriver demain (ou dans 48 h) et que c'est ce qui fait que la vraie solidarité (humaine) semble revenir au devant de la scène.
Puis-je dire que j'en suis heureuse ?
Merci toi

Écrit par : Martine | 22/10/2008

Les commentaires sont fermés.