22.10.2008

Enterrement érotique…

EnterrementH!

 

                    Ah ça, il faut que je vous le raconte parce que c’est le genre de choses dont nous délectons vous et moi…

Un couple bien comme il faut. 60 ans. Pas un coup de canif dans le bail 30, 60, 90. C’est pas qu’il n’eut pas quelque fantasme pour régénérer son désir mais la formation ultra castro de son épouse maintint tout cela bien dans les formes.

Tiens, un exemple. Un jour, entendant Gainsbourg, il suggéra, l’œil coquin, qu’un 69 serait une fantaisie bien fantaisiste et se fit rabrouer au son des trompettes de la sainte mère des églises. Soit. Il s’en retournit à ses réalités professionnelles, à un petit verre de VAT de la même numérotation et la chose fut enterrée. Encore qu’enterrée ne soit peut être pas le bon mot, en l’occurrence. Vous allez voir.

Donc, un jour, sentant l’âge avancer, ils décidèrent qu’il faudrait se préoccuper des modalités par lesquelles ils seraient enterrés, précisément. Toulousains, oui, j’avais oublié de vous dire, ils se rendisirent aux services de la mairie pour prendre conseil et s’informer. Là, ils apprirent qu’ils pouvaient effectivement être enterrés dans la même tombe mais que, pour quelque raison obscure et paperassière, les cercueils ne seraient pas superposés mais juxtapositionnés. Et que, comme ceux ci sont plus larges au niveau des épaules que des pieds, dans le but de gagner de la place, ils seraient posés tête-bêche. Elle reçut l’information sans grand enthousiasme… Surtout quand son mari suggérut, l’œil plus coquin que jamais et le sourire carnassier, qu’ils seraient enfin rattrapés par le 69 dont il rêvait depuis si longtemps. La préposée fit une grimace sans autre appréciation sur le trait d’humour.

C’est ainsi qu’elle changea les plans et choisissit de se faire incinérer, envers et contre toutes les recommandations de l’Eglise, pour le coup. Là, c’est le reliquat chrétien du mari qui resurgit: «tu vas nous conduire plus sûrement en enfer en nous faisant brûler qu’en accédant à mes désirs»! Cruel dilemme pour l’épouse qui hésitit un long moment comme l’âne de Buridan…

C’est ainsi que le 69 fut avalisé, j’ai dit lisé, et qu’il les conduisit au paradis tête-bêche comme des timbres bien léchés. Et comme chacun sait, la différence entre un chalet suisse et un 69 c'est… la vue! Alors, elle est pas belle mon histoire?

On est bien peu de chose…
*;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : obseques |  Facebook |

Commentaires

Merci J'en ris encore.

Écrit par : micheline | 25.10.2008

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