16/11/2008

Canons et Comique…

CanonsComiqueL

 

                    Il y a des périodes qui stimulent mon mauvais esprit plus que d'autres. Celle-ci en est une… La Toussaint. J'adore. C'est pas que j'ai plus ou moins d'inspiration mais on m'apporte les énormités sur un plateau barjo.

A la Toussaint, par exemple, je vais chercher ma vieille maman chez elle pour l'emmener chez mon vieux papa qui, lui, est nettement plus mort qu'elle malgré toutes ses plaintes à elle… Mais il fallait d'abord passer par chez le boulanger pour attraper des pistolets avant qu'il n'y en ait plus. On en trouve un… il s'appelle Canons… Ça s'invente pas. Je vous parle pas de la gynécologue Sophie Soulacroupe ni du docteur Bidon. Authentique… Non non. Canons, boulanger! On a pris deux misérables et deux cartouches Senseo. Mais acheter des pistolets chez Canons… Prix: six trente-cinq… Ça s'invente pas. J'ai failli ajouter deux baba au rhum dum dum mais ma mère m'a poussé hors du magasin avant que je lui demande s'il dormait en chien de fusil dans ses moments de détente…

Bon, on va au cimetière. Je vous jure que c'est vrai. J'invente rien. La première sépulture sur laquelle je tombe, enfin, je veux dire la première tombe sur laquelle je vois le nom d'un gars: Comique! Il s'appelait comme ça! Un petit marrant, celui-là! Vous prenez une tête d'enterrement pour aller au cimetière et vous tombez nez à nez… enfin vous voyez ce que je veux dire, avec un comique! Ça déride. Tous vos efforts pour rester triste et sérieux sont ruinés en une seconde!

Mais pourquoi ça n'arrive qu'à moi des trucs comme ça? Vous, par exemple, vous entrez au cimetière et vous voyez que des choses sérieuses. Moi non. Je suis programmé pour ça. Une malédiction sans doute. Après on me dit que j'ai mauvais esprit. Mais on n'arrête pas de me provoquer. C'est quand même pas ma faute si le premier dézingué sur lequel je tombe s'appelle Alphonse Comique! Comme je vous dis! Donc, j'osais plus poser les yeux nulle part. Je regardais le ciel, la cime des arbres ou mes chaussures. J'osais plus rien regarder d'autre sous le regard réprobateur de ma mère qui, tentant de redevenir sérieuse, me dit qu'elle aimerait reposer dans ce cimetière. A ce moment là, un avion qui venait de décoller nous survole que j'ai pas pu entendre la phrase suivante. J'ai pensé qu'il valait mieux pas lui dire, mais pour ce qui est de reposer…

Ce n'est qu'à la sortie du cimetière que j'ai retrouvé mon sérieux, les pistolets et les misérables… Pas facile d'être sérieux.   *;->)

PS: j'ai changé le nom du défunt dans le texte et sur ma photo par égard pour le défunt mais c'est un synonyme… Quant au boulanger, idem. Mais je vous jure que ça change rien.
D'autre part, pour nos amis français, un pistolet est un petit pain belge qui se vendait presque une pistole au XVIIe à cause d'une taxation abusive, d'où le nom de pistolet ou petite pistole.

Commentaires

Ca a pas du être facile... ..tous les jours pour votre pôôôôvre mère avec un garnement comme vous et encore vous avez pris de la maturité alors a 20 qu'est ce que ca devait être.
Jean Pierre Tombale, croque-mort (miam miam)

Écrit par : Pierre | 17/11/2008

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