06.12.2008

Mon dentiste s'excuse…

Mon-dentiste-excuseL

 

                        J'étais chez mon dentijte, che qui eggchplique mon odeur de clou de chirofle, j'echpère que cha vous déranje pas trop. Un homme charmant. Faut que je voujen parle. Pas le témoin de Jéroboam qui m'évangélijait quand j'avais la gueule ouverte. Chelui-là je l'ai quitté depuis un bon moment… Ni mon voijin dentijte allemand que j'avais choupchonné de terrorijer cha femme chadiquement avec cha fraije… alors qu'il ne chajichait que de leurs jébats nocturnes, la dame étant particulièrement hychtérique dans ches moments de plénitude… Il a déménagé. (Bon je peux cracher mon tampon maintenant).

Sympa mon dentiste. Sur sa porte il y a un joli petit dessin d'un patient avec une tête entourée d'un turban de douleur comme un œuf de Pâques! Chez lui tout est neuf et sympa. Mais c'est pas ça l'important.
Mon dentiste est un homme compétent et travailleur. Grand sportif à l'origine, il a la soixantaine qu'il porte bien et il a de l'humour. Il en faut d'ailleurs pour faire ce métier qui s'apparente à la torture sans le sadisme puisqu'il s'agit seulement d'un rite de passage pour vous en soulager. Bon, me direz-vous, mais alors où est ce que c'est intéressant?

Eh bien voilà, cet homme est d'une courtoisie qui confine à la grandeur d'âme de sœur Emmanuelle. Il vous fait ouvrir la bouche mais s'excuse de la demande en vous signalant que c'est pour accéder à vos dents. Vous vous en doutiez mais c'est quand même rassurant. Puis, il vous souffle un peu d'air en vous demandant si c'est pas trop douloureux. Vous vous sentez en confiance. Enfin un dentiste qui va pas vous faire souffrir! Il vous protège avec de jolies serviettes, se met un masque s'il est un rien enrhumé et entreprend de vous endormir l'endroit avant de vous endormir la mâchoire… tout en vous signalant que c'est déjà fini. Ensuite, il prend sa seringue et vous la plante dans l'émetteur de vos discours sans que vous ressentiez quoi que ce soit mais tout en regrettant d'avoir à vous faire ça. Je le soupçonnerais presque de prier le Seigneur pour se faire pardonner de vous agresser. Mais il ne semble pas croyant. Enfin, il vous creuse la dent à la fraise en accompagnant votre désespoir, s'associant à vos douleurs - que vous ne ressentez pas mais que vous pourriez éventuellement ressentir. Vous geindriez presque pour justifier ses excuses. Là, vous vous attendez à ce que la facture se rattrape sur les souffrances que vous n'avez pas eues! Mais non, c'est correct et normal. Impossible d'avoir une dent contre un tel homme et même pas une matière à écrire un texte… Bon, effacez tout, ça redeviendra pire demain demain!  *;->)

PS: le clou de girofle c'est faux. Juste pour vous rendre la chose plus réaliste à vos souvenirs. Mais ça ne fait plus partie de la panoplie on dirait!

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, dentiste, rire |  Facebook |

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