19.10.2008

Océan pacifique

PacifiqueL

 

                    Un jour, un client m’avait envoyé à Los Angeles pour y travailler avec son équipe californienne. C’était au mois de février.  Los Angeles est une ville monstrueusement réputée pour son étendue déjà visible comme un tapis d’orient depuis 3.000 mètres avant atterrissage.

A l’aéroport, les palmiers étaient sous le vent, la nuit et l’ éclairage orange. Armé d’un plan mal fichu, épuisé par 20 heures de voyage et d’attente de connexion à Chicago, sans sommeil, dans une voiture porte avion inconnue. 23 heures, heure locale…  Sepulveda Boulevard. Je me précipite sur une autochtone grise dans une station service qui après un mouvement de peur me renseigne: «cet hôtel est tout au bout… n’allez pas plus loin, vous tomberiez dans l’Océan Pacifique».

Océan Pacifique… Un nom qui entraîne mon esprit dans les îles de l’imaginaire. Iles paradisiaques, déchirements guerriers, Pearl Harbour, immensité d’eau, dernière frontière après le Continent américain et puis… l’Asie, l’Australie… Un autre monde. Là où l’on va de l’autre côté.  J’ai trouvé mon hôtel.

Arrivé dans la chambre, les rideaux étaient fermés et l’éclairage tamisé. «Cette chambre a vue sur l’Océan» m’avait dit le réceptionniste. J’ai failli ouvrir, pour voir, pour contempler, pour être impressionné. Et puis je me suis arrêté net. Non, on n’ouvre pas un tel rideau sur un éclairage publique qui se refléterait dans l’immensité où baignent tant d’histoires et de rêves. On ne galvaude pas un  océan et son imaginaire. On ne brade pas ses rêves ni ne solde ses attentes. J’ai donné du temps au temps. J’ai allumé la télé où j’ai vu dégouliner des pizzas de fromage chimique et des offres qui époumonaient le dealer GM chargé de tout dire en 20 secondes… et puis je me suis couché, en pensant à l’océan.

Réveillé tôt par mon horloge interne mais tard quand même par la fatigue accumulée, j’ai tout de suite repéré le cadre lumineux autour des rideaux. Soleil. L’Océan était-il bien là? Chargé d’histoire? De fruits colorés de tous mes clichés? Du sang d’Okinawa ou de Guadalcanal? J’ai regardé la lumière avec jubilation, sans ouvrir. Je me suis dit que j’allais voir l’Océan Pacifique et ces mots ont fait de la musique dans mon esprit. Puis, je me suis demandé comment ouvrir les rideaux… Je les ai ouverts tout net, d’un coup… et toutes les lamelles d’argent sont apparues… avec l’un ou l’autre coureur à pied, quelques palmiers, du soleil. Pas de guerre en cours, ni d’Alain Bombard souffrant une traversée. Rien que du calme pacifique. Mais l’horizon avait l’air d’être plus loin qu’à la côte belge… Tout semblait plus grand, plus intense, plus doucement puissant, grâce à mes fantasmes. Et silencieux à cause des doubles vitrages. J’étais là, pour la première fois de ma vie, devant l’Océan Pacifique.

J’ai ouvert la fenêtre et les klaxons sont entrés. La réalité a repris ses droits. La poésie du Pacifique est devenue un parfum de plus dans ma vie.   *;->)

18.10.2008

Baisse de prix prochaine sur les Rolls Royce.

COTE-BELGEL

 

                    Stop! Ne faites plus un geste, surtout si vous alliez changer de bagnole bientôt. Oui, pour le prix d'une pigeot standard vous allez pouvoir vous offrir une Rolls si j'en juge par l'évolution des prix. Mais c'est évident, réfléchissez un instant. Je vous zesplic.

Dans le temps, les gens qui avaient un peu les moyens passaient leurs vacances sur les plages du sud. Je me souviens être allé à Benidorm en 1959. Un petit port de pêche et un seul petit hôtel! Si si! Rien d'autre. Et pas un touriste! Que nous! J'avais 9 ans… Les gens aux revenus modestes allaient à la côte belge.

Aujourd'hui c'est le contraire. Si vous avez de gros moyens vous allez à la côte belge où vous payez le moule frite que vous mangez en attendant que la pluie passe au prix d'un grand dîner trois étoiles!

Si vous avez eu une mauvaise année, un rappel d'impôt et des ennuis de remplacement de chauffage, qu'est ce que vous faites? Un ticket d'avion low cost vous coûtera moins cher que le trajet de Bruxelles à Ostende si l'on compte les radars et l'amortissement de la voiture plus l'essence! Le séjour sur place comprendra la chambre, la piscine de l'hôtel où vous vous rincerez de votre bain de mer, la pension complète avec sangria et la fiesta du soir dans la chaleur de la terrasse avec plein de jolies nanas en paréo qui dansent pour un oui ou un non, tout ça pour le prix d'une gaufre à la côte belge… Et vous revenez bronzé au lieu de revenir déteint par la flotte qui tombe du ciel en Belgique.

Bref, les choses se sont un peu inversées… Eh oui Pour notre plus grand plaisir! Oui, me direz-vous, mais je dois prendre l'avion à trois heures du matin… D'accord, mais si vous revenez de la côte belge vous partez à 4 heures de l'après-midi pour éviter les embouteillages et vous êtes dévié pour cause d'accident… Arrivée… 3 heures du mat!

C'est pas le seul truc où les prix se sont inversés! Bientôt, les Rolls ne se vendront plus: trop coûteuses en essence. Les prix vont chuter. Vous pourrez acheter la bagnole de vos rêves pour une croûte de pain, vous l'équipez au gaz et zou! le tour est joué!
*;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Con | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : belgique, vacances |  Facebook |

17.10.2008

J'ai eu une apparition…

JoanBaezL

 

                            Oui, bon, ça va, je sais que ça fait ringard, inutile de me le dire. Seulement la Foi c'est la Foi. Bien sur c'est bizarre et je me suis toujours moqué de Lourdes et de ses apparitions de Bernadette. C'est pas mon truc. Oui mais voilà, ça m'est arrivé et du coup je regarde Bernadette autrement…

J'ai vu la femme la plus belle, la plus gracieuse, la plus douce, à l'intelligence du cœur et de l'esprit les plus complètes et à la voix la plus chaude et la plus compassionnelle qui soit… Sa hauteur de vue, sa modestie, son amour en bandoulière, son sourire, ses cheveux… et puis cette façon de poser le pied sur le sol par le haut comme pour s'y poser en venant du ciel, tout chez elle exprime ce que j'attendais de l'humanité touchée par les anges.

Oui, d'accord, … je vous entends du fond de la salle: "il a encore fumé la moquette, il s'est roulé un truc bizarre et il hallucine sans gêne". Bon, bon… Vous ferez moins les malins après, vous allez voir.

Parce qu'évidemment, vous, si vous la voyez ou si vous l'écoutez, vous allez la trouver ringarde et dépassée, vous n'entendrez que des grincements… Ben oui, c'est ça les apparitions: les autres n'y voient que dalle! Parce que dans une apparition on est deux: l'apparition et votre capacité à la recevoir. C'est là que ça cloche pour vous. Pas pour moi!

Mon apparition date de 1967 quand je l'ai découverte par des amis. Depuis lors je n'ai plus jamais cessé de l'aimer, de l'adorer, de me la rendre présente aussi souvent que possible. Chacun de ses chants me transporte et m'emmène en hauteur. D'ailleurs, quand je mourrai, je voudrais que ce soit avec elle, un iPod sur les oreilles jusque dans la bière. Non, pas celle là, l'autre.

Mon apparition c'est d'abord une voix chaude et qui coule comme une source sans jamais se tarir. Et puis cette silhouette infiniment gracieuse… Joan Baez. Ben oui… j'ai jamais pu changer ça. Joan Baez c'est mon apparition à moi. Avec elle je retrouve foi en l'humanité et le plaisir de me savoir humain. C'est con hein! Eh bien tant pis!  C'est comme ça.  *:->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Amour | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : joan baez |  Facebook |

16.10.2008

Stephen Hawking

Stephen-HawkinsL

 

                        Lorsque Einstein a tiré la langue à un photographe, il ne savait pas qu'il posait un geste fondateur. Subitement, on pouvait être un grand scientifique tout en étant un homme comme les autres. Il a haché menu tous les liens de convenance qui étaient tissés depuis longtemps entre Intelligence, Savoir, Pensée, Science, Sérieux. Un encéphalien dont les cheveux semblaient faire fumer son cerveau pouvait être le plus grand scientifique tout en étant parfaitement incongru comme un sale gosse. C'était bien la preuve que l'on attendait que l'intelligence est bien séparée de notre misérable vie de singe.

Un pas de plus a été franchi avec Stephen Hawking, physicien britannique qui réfléchit aux origines de l'Univers, aux "densités infinies locales" (entendez "les trous noirs") et à une "théorie du tout"*.  Il est actuellement professeur à Oxford et ses travaux sont considérés dans le monde entier. On nous dit qu'il adosse ses théories au "principe de croissance finie mais non bornée"…  Joli! Ça s'invente pas! On croirait entendre Salvador Dali.

Oui mais voilà, cet homme n'était pas brillant à l'école, déconnectant ainsi ce qui traînait encore: on peut être génial et mauvais aux études. Ceci confère à nouveau au génie une immanence extra-terrestre.

Mais il y a mieux ou pire… L'aspect immatériel de l'intelligence lui est conféré par la maladie dégénérative qui le paralyse progressivement et le prive de la parole. Installé de travers comme un pantin dans une chaise à roulettes d'handicapé hyper-sophistiquée, il utilise sa bouche pour la piloter et actionner son clavier d'ordinateur embarqué. Une voix synthétisée lit ce qu'il écrit ce qui accentue le côté robotisé du personnage.

Son génial travail indique que l'intelligence n'est pas dépendante de la matérialité! On y verrait presque la preuve que le corps pourrait bien être l'ultime handicap à la pensée…

Si bien que l'on reste perplexe devant nos contemporains.  N'admirent-ils pas ses travaux autant pour leurs valeur que pour la "qualité" du handicap?… Ne serait-ce pas une motivation pour les étudiants en astrophysique de malbouffer et de ne pas faire de sport pour accéder rapidement à la charrette roulante qui les propulsera vers le génie?  Bon, ça va, c'était juste pour dire une bêtise… *;->)

*Unification théorique des force électromagnétique (l'électroménager!), force gravitationnelle (la terre qui tourne autour du soleil), force nucléaire forte (la bombe atomique ou la centrale nucléaire) et force nuclaire faible (on peut scier de l'acier et déchirer une feuille de papier).

15.10.2008

Une monnaie géniale!

MonnaieL

 

                Vous me connaissez, j'ai me rendre service, surtout si ça peut aggraver le problème. Comme je commence à en avoir assez d'entendre parler de crise, de mensonges économiques et de voir tous ces économistes se contorsionner pour dire la vérité pourvu qu'elle ne soit pas juste et des mensonges en espérant qu'on ne les croit pas… etc. j'ai décidé de régler le problème une fois pour toutes.

La solution est assez simple. Il suffit de remplacer l'argent par des choses plus fiables. L'or ça le fait pas. C'est une monnaie bis qui monte et descend comme un bouchon de canne à pêche dans un torrent. Donc, exit l'or. Mais que faire? L'immobilier? Ça ne vaut plus rien pour le moment. Ça va remonter, mais demandez à mon ami Tony ce qu'il pense des locators… Non, franchement, il n'y a plus de valeur. Mercedes commence à suggérer aux gens qu'acheter une Mercedes c'est s'assurer une valeur qui ne la perd pas, sa valeur! Seulement essayez de payer un restau avec une Mercedes… Mais moi j'en ai trouvé une très supérieure. Imparable. Une forme de monnaie universelle que vous pouvez emmener partout, avec laquelle vous pouvez payer sans problèmes de change ni soupçons d'aucune sorte et que les traiders et autres titrizoteurs ne peuvent pas faire exploser.

Ce sont les cartouches d'imprimante. Ces trucs là sont tellement coûteux que vous pouvez voyager dans le monde entier sans en emporter beaucoup et payer tout ce que vous voulez d'un bout à l'autre des continents. Tiens, vous allez chez les Nenets dans le grand nord et ils ne prennent pas votre carte Visa! Par contre, ils accepteront les cartouches d'imprimantes, je vous le garantis. 

Oui, me direz-vous mais la fausse monnaie Ben quoi? On ne peut pas faire plus de cartouches que de besoin de cartouches. En plus vous vous en foutez. Originale ou générique, la cartouche tient sa valeur et vous permet de fonctionner. Vous commencez à voir?  J'ai pas des bonnes idées, moi?  *;->)

14.10.2008

Attention à la bague…

AttentionBagueL



                    Or donc un gars monte dans son ULM et s'en va papillonner dans les airs. Oui mais voilà, un colombophile limbourgeois, Fiel Haldermans, profitait aussi du beau temps pour entraîner l'un de ses pigeons qui était encore à 60 Km de son pigeonnier. Et que croyez-vous qué sé passa? Eh bien les deux se sont rencontrés et l'hélice de l'ULM a dévoré le pigeon, le faisant exploser en mille morceaux. L'ULM s'est crashé près de Genappe mais le pilote s'en est sorti suffisamment vivant. Pas l'ULM… Pas de boîte noire et encore moins sur le pigeon. Juste une bague à laquelle il tenait beaucoup, trop… (Vous verrez). Pas non plus de constat à l'amiable.

L' ULM est un modèle allemand très coûteux et le pilote n'est pas content du tout! Comment les départager? Ecartons tout de suite cette remarque sur le fait que le pigeon était limbourgeois… Je doute que les colombophiles s'amusent à envoyer les ULM wallons au tapis. Le pilote demande au colombophile de faire intervenir son assurance mais pour moi c'est le pauvre colombophile qui devrait demander réparation à l'ULM pour la perte du pigeon! Que faire? C'est ici que je vous demande votre aide.

Si les deux avaient été au sol on aurait pu se demander qui venait de droite. Mais dans le ciel? Hors de question de faire valoir une route et il n'y a aucun couloir aérien pour les ULM. Ni pour les pigeons! Embêtant! Bon. Reste alors que l'ULM était quand même plus dans le territoire naturel du pigeon que le pigeon dans celui de l'ULM. Incontestable. Côté espèces en danger c'est pas mieux parce que l'ULM est un truc tellement dangereux que ce sera bientôt une espèce en voie de disparition. On peut pas en dire autant du pigeon! Côté sympathie, l'ULM est polluant. Notez, le pigeon aussi. Mais c'est pas du CO2. La fédération de colombophilie prétend que l'on est responsable de ses pigeons… Je ne suis qu'à moitié d'accord… parce que le pigeon, propriétaire ou non, se déplace dans le ciel, point! C'est son droit. Et le colombophile propriétaire n'était quand même pas sur le dos du pigeon en vol! Alors?…  Et son préjudice moral? Il y tenait à ce pigeon! On a vu des pâtres grecs extrêmement attachés à leurs moutons! Bref, le pigeon est pigeonné au seul titre qu'il est pigeon. Personne ne sait qui de lui ou de l'aviateur a fait une erreur! Mais notre société est comme ça. Si le pigeon est inconnu, le type paie son avion, sinon… le pigeon est responsable! Vous trouvez ça normal, vous?

En fait, tout est de la faute de la bague. Sans bague… ni vu ni connu! L'ULM en était pour ses frais. Un lecteur du Soir suggère qu'il faut enlever sa bague avant d'aller roucouler ailleurs!  Bien vu! Eh les mecs, à bon entendeur…
*;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pigeon, ulm, droit |  Facebook |

13.10.2008

La télétransportation tarde à arriver…

TélétransportL

 

                        En France, quand on traverse un feu rouge sur un passage piéton en rollers ou à vélo… on peut se faire retirer un ou deux points de permis. Que fait-on de ceux qui n'ont pas de permis? On les pend par les pieds? Est-il autorisé à ne pas écraser un piéton qui traverse en dehors des clous? Tout ce système est en folie.

Le drame dans la folie sécuritaire par radars assistée, c'est le système perfide qui a été élaboré. Quelle que soit la cause d'un accident… c'est la vitesse qui a été le facteur aggravant! On oublie de dire que la vitesse c'est LA fonction de l'auto! Mais comme on n'arrive pas à automatiser le constat des infractions, on sanctionne le "facteur aggravant"… Là au moins on peut mettre des radars.

Une démonstration de ceci vient d'être apportée par une idée du Ministre de l'Intérieur Français, Michèle Alliot-Marie. Elle avait suggéré que les bons conducteurs puisse gagner des points de permis supplémentaires. Eh oui, si on peut vous en retirer, pourquoi ne pourrions nous faire comme les compagnies d'assurances: un système bonus et pas seulement malus?

L'idée a été très vite évacuée. Pourquoi? Parce que si l'on ne peut appréhender les mauvais comportements on ne peut pas non plus appréhender les bons! Alors pour vous ajouter des points selon la logique du système, il faudrait vous ajouter des points quand vous roulez SOUS la vitesse autorisée! Ridicule…! Et tout aussi ridicule que d'en enlever lorsque vous roulez aux vitesses pour lesquelles routes et voitures sont faites!

Les pièges où mènent les mensonges et les torsions de la réalité finiront par avoir raison de toute cette escroquerie. Mais ça prendra du temps… Un autre exemple? On commence à dire que la pollution automobile pourrait être réduite si le trafic était plus fluide. On peut même chiffrer parce que l'on connaît la différence entre la consommation en ville et sur route. Or, que fait-on? On multiplie les casse-vitesse qui forcent à freiner et redémarrer sans arrêt. On place des chicanes, des feux rouges, des priorités de droite absolue et autres promoteurs de pollution. Faudra bien choisir… A moins que le choix soit de tuer la voiture, ce qui semble être bien le cas. Or, la télétransportation tarde à arriver…  *;->o

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