25.12.2008
Pouf!

Un an que ça dure dur. 430 jours environ. Plus de quatre cents textes pour tenter de vous ramener à la Raison sans succès puisque vous continuez à me lire… A ce stade, je ne crois plus aux miracles. Je dois bien me faire une raison, moi. Mais il y a pire…
Le monde devient de plus en plus fou. Ce sont aujourd'hui les gens les plus stables et réputés sérieux, les banquiers qui nous pètent à la gueule. Non seulement ils nous ruinent mais ils nous ridiculisent avec le l'art actuel. Quant aux gouvernements, nous leur échangeons chaque jour un peu plus de sécurité contre nos libertés*… Et nous continuons à exiger plus de sécurité… Enfin, "nous", pas moi, parce que comme disait Sœur Emmanuelle, la vie c'est le risque… Pas la sécurité!
Et les nouvelles ne sont pas bonnes: la Chine et quelques autres veulent vivre comme nous et nous piquent le pétrole et les matières premières que Dieu avait mises sur la terre rien que pour nous… Le climat a déréglé les météorologues et spécialistes de la planète plus sûrement que le CO2… Les Russes sont devenus modernes et aussi dangereux que les Américains… Chez nous, plus moyen de faire un gouvernement… Et puis on vous fait des fécondations in vitrail, des terreurs judiciaires, on vous taxine partout, les stars sont célèbres avant de faire le nécessaire pour le devenir, la télé simili-digitale (elle l'est avant votre décodeur et plus après…) vous oblige à gérer trois télégromanches en même temps…, Vista fait imploser l'informatoc, les téléphones servent à faire des photos, les godemichets à téléphoner, les bagnoles à économiser le CO2, la télé fait concurrence aux poubelles et les gosses se flinguent pour un ipod… Et je suis loin d'avoir fait le tour!
Dans ces conditions, comment voulez-vous que je m'en sorte encore? Je dis des bêtises, je caricature le Monde mais celui-ci devient bien plus loufoque que ce que je pourrai jamais imaginer… Je suis dépassé. La lutte est inégale. J'en peux plus! Concurrence déloyale des gens sérieux qui nous pitrent le Monde plus sûrement que moi! C'est donc vers eux que je vous renvoie pour vous marrer si vous en avez le cœur!
Moi, je compte me faire plus rare, ici. Occasionnel. Faut dire aussi qu' à part trois ou quatre lecteurs devenus des amis fort appréciés, dont Drosophile Shimano qui nous a beaucoup fait rire, la plupart ne laissent jamais un mot! Et comme j'écris pour les contacts zumains plutôt que pour me relire… Enfin, j'ai vraiment pris mon pied à vous écrire pendant cette année! Merci de m'avoir lu! Bonne année à tous!
Bon, allez, j'ai un truc sur le feu… 4,… 3,… 2… 1… Pouf!
*Tocqueville… Toujours lui… l'avait bien prédit…
18:00
Écrit par Amadeus
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24.12.2008
Qu'est ce qu'un journaliste?

Des événements remarquables, des trains qui déraillent, il n'y en a pas tous les jours pour alimenter le rouleau de papier avec lequel le journaliste torche le monde qui nous entoure, jour après jour. Il est donc devenu un percolateur destiné à transformer la banalité en événement. L'événement du journaliste est le scoop.
Le but étant d'éviter la constipation événementielle qui serait néfaste à la vente, il pratique son métier en laxatif de la réalité.
Le corps du texte quant à lui est destiné à jeter de l'huile sur le feu afin de susciter un retour de flamme intéressant qui nourrira le prochain titre… le scoop. Ainsi va le journaliste…
Peu lui importe que l'image mentale que l'on tire de ses lignes doive tout à l'amalgame du mikado et si peu à la structuration documentée.
Quiconque a déjà été interviewé par un journaliste aura été consterné par l'image renvoyée de ce qu'il a pu lui dire. Quiconque détient un savoir dont parle un journaliste perdra confiance en son propre savoir…
Rien n'est plus représentatif de la difficulté de communiquer que le travail du journaliste. Ce n'est que normal puisque le but n'est pas de savoir mais de couper suffisamment la parole à celui qui répond pour qu'il trébuche et produise un lapsus: un scoop. Le but n'est pas d'informer mais de susciter l'achat, le retour de l'audience.
Tant d'impudence dans la tourmente de notre univers ne va pas sans ruades de la part de ceux qui sont torchés par la plume aux caractères de plomb du journaliste. Mais il ne craint rien. Comme le juge dont il est interdit de commenter les décisions ni de vérifier par Alcotest sa faculté à les prendre, le journaliste critiqué pousse des cris d'orfraie pour l'honneur de la démocratie, de la liberté du droit d'informer et de la noblesse de son intouchable profession. Une profession dans laquelle tordre la réalité c'est faire preuve d'opinion, l'objectivité n'existant pas de leur propre aveu, leurs erreurs le prouvent à souhait…
En revanche, lorsqu'un journaliste décide de faire son travail convenablement, lorsqu'il est grand reporter courageusement sur le terrain ou se passionne pour son sujet comme Jean Quatremer de Libération en poste à Bruxelles, il contribue à l'avancée de la démocratie et de notre information. Mais ceux-là sont rares. Comme par hasard ce sont eux aussi qui sont ouverts au dialogue avec les lecteurs et ne craignent pas l'internet… Choisissez bien vos sources hein…
*;->)
18:15
Écrit par Amadeus
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23.12.2008
Bush et Babouche …

Je me demande si vous avez bien perçu la portée du lancement de babouche sur Bush. J'ai adoré. Nous connaissions déjà l'entartage de Noël Godin… voilà le godassage des tartarins… Cela ajoute une variante à l'insultement des cuistres. Un rien plus agressif, j'en conviens, mais tellement jouissif!
Parce que non seulement le film a fait le tour du monde, mais il sera largement utilisé comme final emblématique de la fin du règne du pire président que les USA aient eu depuis qu'ils massacrent plus que les Indiens. Pas un film sur Bush ne se terminera désormais sans cette séquence. C'est la plus pertinente critique qui puisse s'exprimer!
Il y a dans le lancement de chaussure un mépris dépité, une insulte de bas niveau qui semble dire qu'il ne méritait même pas un véritable attentat! Bien sur, il eut de toute façon mérité qu'on le descende. Mais cette babouche a fait mieux: sans le convertir en martyr, elle pointe par la vulgarité de l'insulte la bêtise de cet inepte président, ce qui le rend dérisoire.
Si les Américains se contentaient de lancers de chaussures plutôt que de bruits de bottes, le monde irait sans doute mieux. Si les Américains remplaçaient les flingues par des babouches dans leurs holsters, les cow-boys descendraient de leurs mules pour dégainer avant de tourner les talons. On leur filerait bien des patins! Mais, trève de jeux de mots, le lancer de babouche me semble élever l'attentat pâtissier au rang d'Art plus complet et nuancé: si la tarte ne suffit pas, on passe à la godasse et là, on a le choix: de la pantoufle à la botte en passant par la bottine, voire le perfide haut-talon qui crève l'œil! reste à inventer les produits d'escalade… Que lancer après la godasse qui soit transportable, anodin et facile à mettre en œuvre?
Le lancer de dentier? De pantalon? De chaussettes? de soutien-gorge? De chapeau décapiteur comme l'Asiatique dans le James Bond Goldfinger? Allez savoir ce que l'imagination des entarteurs godasseurs produira. En tout cas, moi j'attends maintenant les émules de ce malheureux irakien qui risque jusqu'à 7 ans de prison pour insulte à chef d'Etat étranger… je voudrais voir Leterme et autres zozos devoir esquiver des pompes et tatanes…
Y a pas à dire, mais cette babouche aura fait plus de dégâts qu'un missile de croisière… Une nouvelle ère s'ouvre à nous. *;->)
18:00
Écrit par Amadeus
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22.12.2008
A lire absolument avant d'acheter vos cadeaux!

Ah, vous êtes là, je craignais que vous soyez déjà partis chercher vos cadeaux. Ouf! Ce que j'ai à vous dire est TRES important. je vous zesplic.
C'est la crise. On va cesser de faire des faux semblants. On va tous devoir devenir sérieux. Et cesser d'acheter les myriades de conneries qu'on nous vend: les rizières vues par Yann Arthus Bertrand et son hélipollueur, Tout sur le Cochon des origines à aujourd'hui, le parfum Contrepied de chez Gavroche qui met en scène les puanteurs de Poison en pire, les Leonidas au savon de Marseille, les portecartes en titane, les Polars avec la tête de Daerden bourré, les petits dessous que tu peux rapporter si c'est pas ta taille…, la cravate en lycra insalissable, le stylo mou qui s'adapte à vos mains avec l'arthrose, les préservatifs colorés,… etc. Tout ça pollue nos armoires, nos esprits et la planète tout en affamant les malheureux qui subissent le commerce équitable…
Non, il existe maintenant des petites boîtes cadeaux super. Une journée en Thalasso dans une ville de votre choix… sympa! Une séance de conduite de Porsche sur circuit pour votre petit fils, une nuit pour deux personnes dans un palace (training lycra interdit au restaurant, notez le bien), 48 heures au siège du parti rue de Solférino pour ma belle soeur socialiste métastasée marxiste, une hostie consacrée et parfumée goût vanille pour mémé qui peut plus se déplacer à l'église, Un tour de Bruxelles en voiture par un dimanche d'été sans vélo, trois jours de soins palliatifs après l'élection du prochain gouvernement, deux doses de morphine à prendre après avoir regardé la météo du week-end, deux jours de chloroforme pour trois enfants, un cour de cuisine pour apprendre à préparer le fois gras façon sushis (riez pas, je l'ai reçu celui-là!), deux séances de coaching sexuel (oui, on ne dit plus prostituée mais coach sexuelle), un plan épargne bobsleigh si vous mourez sur une piste de ski, une journée de prière avec le Pape dans la Sixtine, un saut en parachute sponsorisé par la Loterie Nationale (on gagne pas à tous les coups, méfiez vous…), un week-end avec Tony à Seraing et croyez moi, ça c'est le seul cadeau qui vaille le coup ici! Mais bon, j'insiste pas il va encore rougir.
Mais n'hésitez pas non plus à offrir des cadeaux punitifs: une journée au 16 rue de la Loi, 12 coups de fouet (pour ado ou conjoint sado-maso, au choix), huit jours de hamburgers, et pensez aux tickets restaurants qui font toujours plaisir. Voilà, maintenant vous savez quoi acheter! Merci qui? *;->)
18:00
Écrit par Amadeus
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