28/01/2009

Diogène

tonneauL

 

                            Le philosophe grec qui vivait dans un tonneau et cherchait un homme avec sa lanterne en plein jour était un cas… Un ami lecteur me rappelle qu'il regrettait qu'on ne puisse pas satisfaire sa faim comme son appétit sexuel: par une masturbation!

C'est probablement pour toutes ces caractéristiques sympathiques et amusantes que mon père décida que notre premier chien, un cocker bleu de Rouen, s'appellerait Diogène, Dio pour les intimes. Mon jeune frère demanda si quand il vieillirait on l'appellerait Dio-vieux?  Ça tombait sous le sens… il aurait un tonneau.

Voilà donc mon père revenir tout fier avec un vrai beau grand tonneau dont il enleva l'un des bouts. Il plaça le tonneau bien en vue dans le jardin et appela le chien.

Le cocker est un chien agréable qui a néanmoins son caractère. Il s'en vint donc pour savoir ce qui nous occupait. Mon père lui montra le tonneau avec un large sourire: allez, va dans ton tonneau, Diogène!

Mais le chien ne l'entendait pas de ses longues oreilles… Il regarda le tonneau, puis mon père, puis à nouveau le tonneau et puis nous avec un regard tellement triste que nous restâmes perplexes… Mon père dit que le chien ne comprenait pas sa chance et nous proposa de le forcer un peu à découvrir son bonheur immobilier. Immobilier n'est d'ailleurs pas le bon terme parce que dès qu'on tenta de faire entrer Dio dans le tonneau, celui-ci se mit à rouler… Raté! On stabilisa l'immeuble et on rattrapa le chien pour tenter de l'enfourner dans le tonneau où il ne pourrait que bonifier… Mais pas possible: le chien freinait des quatre pattes. Il résistait. Quoi? Moi qui dispose d'un confortable panier, je devrais accepter d'aller loger là-dedans? Hors de question! On jeta un biscuit, puis deux au fond du tonneau mais Dio nous regarda avec un air amusé, l'air de se demander si on le prenait pour un con!

C'est alors que j'eus la grande idée: tout le monde pousserait le chien vers le tonneau… et je le renverserais sur le chien! Mais la situation était peu satisfaisante et mon père libéra le chien et fit un lieu de compost avec le tonneau… Et c'est comme ça qu'on passa de la philosophie à l'écologie… forcés et contraints! *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Con | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : residence, chine, niche, diogene, tonneau, desobeir, habitat |  Facebook |

Commentaires

Les cyniques sont les plus amusants des philosophes grecs. Ils avaient érigé en principe le fait de se moquer du qu'en dira-t-on. Ainsi l'un d'entre eux avait une méthode très particulière de tester ses nouveaux étudiants. Quand un postulant se présentait, le maître l'envoyait au marché du Pirée acheter un poisson sèché et de la ficelle.L'élève revenait tout fier. PUis le maitre lui demandait de fixer le poisson à la ficelle et de se promener toute une journée en tirant le poisson comme un chien en laisse. La plupart du temps le jeune homme refusait. Et la sentance tombait : tu prétends être un sage et nous nous querellons à cause d'un poisson !
c'est comme cela que l'on tue dans l'oeuf une vocation.

Écrit par : Mishima | 29/01/2009

blogs awards... toujours pas les résultats...

Écrit par : Tony | 29/01/2009

tu es 3ième de la catégorie humour! tu es 3ième de la catégorie humour!

Écrit par : Tony | 29/01/2009

Les commentaires sont fermés.