05/02/2009

Les sceptres Oscar et César

OSCARL

 

                        Y pas à dire, mais il y a des différences entre les Américains et nous. Je vous zesplic.

Les Américains sont cons. Ils ont un mauvais cinéma et ne font jamais de bons films. Nous, on est géniaux, et on ne fait que des bons films, la preuve: ils se vendent mal au-delà de nos frontières. Mais je suis pas venu pour vous parler de ça.

En fait, je voulais vous parler des cérémonies de remise des prix. Aux Etats-Unis les primés reçoivent une statuette qui représente un homme debout dans une position majestueuse: l’ Oscar. Chez nous, ils reçoivent une représentation symbolique de l’état de la culture et de la politique…: une compression de boîtes de conserves, le César. En or quand même, faut pas rigoler! Quand les femmes de ménage ne les jettent pas par erreur, certains comme Eddy Mitchell vendent le leur aux enchères!

Ensuite, les présentateurs sont des légendes du cinéma américain. Chez nous, ce sont deux présentateurs d’émissions de variétés qui sont pressés d’en finir, ils ont un métro à prendre à cause de la 605 qui fait des soucis. Aux Etats-Unis, les gens qui gagnent un prix en sont fiers et le montrent à tous en jubilant sans bouder leur bonheur. Chez nous, le gagnant s’excuse, suggère que c’est con mais qu’il le prend quand même et pour rassurer tout le monde, dit du mal du ministre et du Système et dit qu’il s’en fout parce que de toute façon, il l’a pas mérité et que personne peut comprendre son film.

Aux Etats-Unis, le silence se fait et le gagnant dit combien ça lui fait plaisir, il remercie l’assistance et son équipe pour lui avoir permis de vivre une merveilleuse aventure. Il a un mot d’humour et se retire dignement. En France, le gagnant doit affronter les intermittents du spectacle qui font du raffut, montent sur scène avec la demi-complicité des présentateurs (quand celui-ci n'est pas bourré comme Delarue l'autre jour à la remise des Globes de Crystal) et font un discours semi-communiste sur la situation. Puis, le gagnant parle de ses émotions qui sont en train de lui exploser l’ADN là au moment où il vous parle et, les yeux humides remercie sa maman, son papa, sa femme, son psy, son patron et ami de toujours, les financiers qui ont cru en lui malgré ses conneries, ses enfants, son chien, sa crémière et le perchiste du son qui est un ami de toujours et sans lequel….

Aux Etats-Unis ils sont rétrogrades et bêtement habillés avec des smokings et de jolies robes. Chez nous, ils sont pour la plupart mal rasés, habillés Fashion Victims issu du bon goût de chez nous et ils ont du se débarrasser de leur cravate vu que la courroie de la pompe à eau de la 605…… Mais le pire… c’est que les Américains, font plein de films qui se vendent universellement et gagnent de l’argent alors que nous faisons du comique de groupe invendable au-delà de la francophonie. Même que pour vendre aux Etats-Unis ils ont du engager des pingouins comme acteurs. Et ils ont eu un prix! Aux USA!  La Marche de l'Empereur…
Vous imaginez les Pingouins en pingouins remerciant les phoques qui se marrent comme des baleines?


Pauvre culture francophone… son Panthéon traîne décidément sur ses chaussettes…
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Commentaires

sans rire il y a une autre différence : un acteur ou réalisateur américain récompensé aux oscars tient un discours cohérent dasn sa langue natale et sans bredouiller
En France le lauréat éructe, tranche ses phrases, murmure des euh ou renifle. Bref on se demande qui dit les textes qu'on entend dans leur bouche en voyant un film.

Écrit par : Mishima | 05/02/2009

Oscar du meilleur barman Fions-nous à la culture terre-à-terre de la rue, c'est là que Michel Audiard prenait son inspiration. Il aurait d'ailleurs pu la trouver dans les speeches du frère de Tony, Jacky le tenancier du bar Casa Nostra. Suffit de censurer quelques grots mots et c'est de l'Audiard.

Écrit par : Ben | 06/02/2009

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