06/04/2009

Le peuple va leur péter la brioche…

Peuple-briocheL

 

              Le peuple n'a plus de pain? Qu'il mange de la brioche… Vous vous souvenez de cette phrase attribuée à Marie-Antoinette, épouse du bientôt ci-devant Louis XVI ? Oui, il a eu quelques soucis pour garder la tête sur les épaules. Que voulez-vous, ces gens là avaient perdu tout contact avec la réalité. Des intellectuels les avaient sapés et ils auraient du avoir la puce à l'oreille mais non… Ils n'ont rien vu venir.

Alors ils ont largement profité de leurs stock options, primes de médiocrité et autres parachutes dorés pour se vautrer dans la volupté avec leurs gros cigares, Mercedes longues, clubs élitistes et autres velours pour l'amour de péter dans la soie… Plus on échoue, moins on sera pauvre chez ces gens là, Monsieur…

Ici aussi, des intellectuels comme Alain Minc par exemple leur disent "attention… le peuple a les nerfs à fleur de peau". Non non, rien n'y fait, tous les jours s'ouvrent de nouveaux parachutes dorés dans notre ciel d'orage. Ils se balancent agréablement dans les nuages en costume trois pièces de chez Folon et se laissent choir sur les arcs en ciel sans même tirer sur leurs suspentes pour éviter la guillotine qui les attend en bas.

Parce que le peuple en a assez! Les femmes seules qui élèvent des enfants avec le smic et qui n'arrivent pas à obtenir 0,6% d'augmentation après une année d'efforts, ne parviennent plus à trouver des justifications éthiques aux parachutes dorés. Jusqu'à présent elles voyaient leur pauvreté comme le résultat d'une morale dans laquelle ceux qui sont plus travailleurs ou intelligents gagnaient forcément plus. Avec les primes et parachutes actuels, elles réalisent qu'il n'y a pas de morale mais seulement des rats autour d'un gâteau. Eles croyaient qu'avec des efforts  leurs enfants pourraient accéder à une meilleure vie grâce à l'escenseur social moral… mais les jeunes diplômés cherchent des petits boulots…
Jusqu'ici elles pensaient que les grands patrons recevaient de l'argent à hauteur de ce qu'ils valaient… Mais la crise a montré que beaucoup étaient parfaitement incompétents sur l'essentiel! Si bien que ce n'est pas le montant du parachute doré qui est contesté mais tout le système de consensus social qui vole en éclats.

Dès lors on peut s'attendre à ce que les réactions populaires soient de même nature: déflagration sociale qui fera péter les brioches pécuniaires aussi sûrement que les bulles financières. Les Louis XVI et toute la noblesse enfarinée pendus au bout de leurs parachutes pourraient bien se retrouver guillotinés au sens vrai du terme à l'arrivée… Je crois qu'ils n'ont pas encore compris la gravité de la situation et qu'ils devraient commencer par réviser leur Histoire…

PS: je ne parle évidemment pas des créateurs d'entreprises, patrons de PME, etc. mais des grands patrons issus de la finance et qui gèrent uniquement les tableaux de bord financiers au mépris du reste…

Commentaires

Jusqu'ici... Un type tombe avec un parachute du 150ème étage. Mais le parachute ne s'ouvre plus, cette fois. En passant devant chaque étage, il dit: "Jusqu'ici je ne suis pas écrasé", "Jusqu'ici je ne suis pas écrasé", etc. Nos Louis XVI actuels se disent la même chose: "Jusqu'ici je suis pas décapité", "Jusqu'ici je ne suis pas décapité", etc. Voyons combien de temps leur illusion peut durer.

Écrit par : Ben | 09/04/2009

Tu dois être malade toi ! Ta belle-mère est parvenue à te convaincre de voter à gauche ou quoi ? ;-)
Pour une fois tu as donc raison :le peuple en a ras la frange de ces vendeurs d'air des Alpes en boîte de conserve mais il y aura toujours l'un ou l'autre pays qui les attendra à bras ouverts.

Écrit par : Martine | 10/04/2009

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