17/02/2010

Vive les catastrophes!

 

CataL

 

                Je vous l'ai déjà dit, je ne suis pas un gentil. Y a pas de pourquoi, c'est comme ça. Par exemple, il y a des bloggeurs qui vous donnent toutes les semaines une image diva nu pied… enfin pas que les pieds, alors que moi, je vous laisse avec vos deux mains gauches. Ou droites, bon. Peu importe, j'ai lu dyslexique dans le lexique, oh et puis m'énervez pas. Vous me faites usiter des mots que je connais pas assez. Et c'est pas le sujet, je vous l'ai déjà dit dans d'autres sujets au sujet desquels j'étais pas assujetti non plus.


Revenons à ma méchanceté naturelle. Je voulais dire qu'elle n'est qu'appât pour ma rente. J'en vis! C'est vrai, j'adore foutre la m… Je suis un facteur de trouble.  Mais vous savez ce que dicte le thon? Il prétend comme ça que qui aime bien parler châtie bien son langage. Simple, non? C'est pour ça que j'adore quand les choses vont mal. J'adore quand il neige et j'attends avec des lactations aux commissures que le pays soit emmerbourbé. Si je vais au cirque, j'attends que le lion boulotte le con qui secoue son fouet en habit de Tarzan DANS la cage! Quand il y a une catastrophe, j'espère toujours que ce sera la pire, comme en Haïti ou au Tsunami. Mais pourquoi tant de méchanceté ? Pourquoi tant de plaisir à voir le monde souffrir? C'est très simple, je vous zesplic.


Pour le lion c'est clair. Il ne fait pas la différence entre un con et un génie bac plus 12. S'il se délecte à la faim du Tarzan, je suis heureux pour lui. Mais pour les autres catas, c'est par pur idéalisme que je me réjouis. C'est parce que rien ne révèle plus la beauté, la bonté et l'abnégation de nos contemporains que les catstrophes. Tiens, à Liège une maison s'effondre. Douze morts. Du coup, plus de problème linguistique, tout le monde se secoue-re. C'est beau! Ça restaure les valeurs qu'on disait partie à gogonisante! Voyez Haïti. Quand ils allaient "bien", ils pouvaient crever. Maintenant qu'ils ont une bonne cata, on va enfin s'occuper d'eux! Tout le monde y va de son grand coeur. Quand les routes sont propres et seulement cabossées, on nous fait la peau au radar et tout le monde roule comme des goujats. La neige arrive, les pouvoirs publics éteignent les radars, distribuent du café chaud et ça crée des liens!


Franchement, je vous le dis, pour que ça aille bien, il faut que ça aille mal. Et vous voudriez que je pense du mal des catastrophes? *;->)

 

09:30 Écrit par Amadeus dans Drôle de monde | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : catastrophe, accident, aide, ong, secours |  Facebook |

Commentaires

Humour glacial. Je te comprends. Quand j'étais gosse, devant un bon western, il m'arrivait de tenir avec les Indiens.
D'ailleurs, sur les blogs aussi, je tiens avec les Indiens.
:-)

Écrit par : Tony | 17/02/2010

Ce post tombe mal… …il était programmé depuis plus de 8 jours et vient juste deux jours après la catastrophe ferroviaire…
Encore que la morale de mon texte est plus que jamais d'actualité puisque la SNCB va équiper ses trains de sécurités qui existent depuis… 80 ans en Suisse et 30 ans en France…

Écrit par : Amadeus | 17/02/2010

Excellentissime ! Rien à redire ...

Comme disaient les anciens : " il nous faudrait une bonne guerre ! "

les catas ont ceci de bon qu'elles remettent au goût du jour un peu d'humanité. Paradoxal.

Écrit par : Corvette6364 | 17/02/2010

Bonsoir Wolfgang, le bon côté des catastrophes, mais des grandes, alors, c'est qu'elles font disparaître tous ceux qui se cramponnent à leur place et nous enquiquinent pendant leurs 40 ans de service - pour nous faire chèrement payer le salaire qu'ils reçoivent grâce à notre sueur : politiciens et fonctionnaires de toute sorte prennent le chemin le plus court et dégagent la route.

As-tu remarqué que les années d'après-guerre sont toujours les plus riches, les plus foisonnantes, les plus émoustillantes, les plus actives qui soient?

Pourquoi?

Parce qu'une portion critique de ces empêcheurs de gagner sa vie en rond, de ces vampires assoiffés de notre argent, a passé l'arme à gauche sans que nous ne soyons obligés de leur servir une pension en plus.

C'est pourquoi je dis : vivent les catas, mais vivent aussi les ennemis - qui ont longtemps été nos plus grands bienfaiteurs!

Écrit par : l'as | 17/02/2010

Euh… mon cher AS… … je te signale quand même que pendant les guerres on n'élimine pas les profiteurs: ils ne sont pas les mêmes et sont même pires… Souvent des repris de justice libérés par les envahisseurs. Ou des petits malins opportunistes. Ce sont les collabos, etc. Puis, à la fin de la guerre, ce sont ceux là qui s'immiscent comme Bousquet ou autres préfets dans le système et se parent d'une virginité en prétendant avoir été résistants comme Mitterrand!…

Si bien que j'ai une vision moins idéaliste que la tienne sur le rinçage blanchissant des gouvernants par les guerres…

Si les années qui suivent sont toujours économiquement glorieuses c'est parce qu'il faut reconstruire et que quand le bâtiment va… tout va! Et pas par l'élimination des vilains!

Écrit par : Amadeus | 17/02/2010

Bonjour WolfG, ça, c'est l'explication officielle.

Celle que je propose est diamétralement opposée : les guerres font disparaître (dans les camps ou les cimetières) une bonne part de l'administration, et ailleurs (à Londres?) les gouvernements en exil. Un ou deux blitz plus tard, il n'en reste plus assez pour nuire profondément à ceux qu'ils ont débarrassés de leur présence.

Et puis, la partie qui est restée au pays est déparasitée au retour (= mise au placard) sous prétexte d'intelligence (comme si une telle chose était possible dans les rangs de ces gens-là!) avec l'ennemi.

Ajoute à cela les efforts de reconstruction, moins abâtardis par des niveaux de taxation absurdes (puisqu'il subsiste peu de parasites à entretenir), de l'argent "gratuit" tombant du ciel grâce aux avions de nos amis américains (de nos jours, Bernanke utiliserait plutôt l'hélico), des bébés en pagaille (qui écrira l'érotique d'une "bonne guerre"?), et tu as découvert la formule magique pour que tout boume sans bombes.
;o)

Écrit par : l'as | 18/02/2010

Oui cher AS… …mais tu oublies qu'après les guerre les gens demandent de plus en plus de sécurité et que dès lors les "bons" redeviennent comme les mauvais d'avant! C'est le Peuple qui foire!
;-)
En Belgique l'argent n'est pas venu des Américains mais du… Congo! C'est ça qui a fait que nous avons rapidement caracolé en tête alors que ça sentait bon le bidonville en France jusque loin dans les années 50, voire 60.

Au travers de mes assertions idiotes dans les textes, je dénonce par l'absurde aussi une forme de jugements trop simples: "yakafaut que…". Je pense que nous avons besoin de gourvernance. l'ennui c'est que le peuple vote systématiquement pour ceux qui les roulent dans la farine comme Dearden et autres… la liste est longue. Mais de gouvernance il en faut.

Écrit par : Amadeus | 18/02/2010

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