14/12/2008

Nightmare Concert…

NightmareConcertL

 

                        J'aime la Musique. Raison pour laquelle je me suis offert une chaîne raffinée qui a avalé ma tirelire. Exécrable pour écouter de la techno… Mais pour les musiques anciennes ou le Jazz c'est une merveille. Trop peut-être parce que du coup… nous sommes déçus par les vrais concerts! Mais ma femme aime l'ambiance des concerts, le décor et tout ce qui va avec mais on a pas les mêmes goûts une fois de plus. Seulement la dernière fois que nous y sommes allés fut probablement la dernière. Je vous zesplic.

Concert à 20 heures. Il a fallu rentrer en vitesse, souper sur le pouce, se stresser pour l'horaire et partir sous la pluie battante des essuie-glaces, éviter les radars, contourner les déviations, arriver près du Bozar (Tsss…) où il est impossible de se garer, tourner en rond et finir par planter la voiture face au Palais Royal. Dix minutes à pied dans les flaques d'eau et sous un parapluie pour deux qui supportait pas le vent.

Trempés mais ravis d'être arrivés, on réalise que les tickets achetés 50+50 euros sont restés dans la voiture, Madame ayant changé de sac. Bardaf… Galop vers la voiture, recherche des tickets et retour en courant dans les flaques d'eau pour arriver essoufflé dans la salle où une ouvreuse faisait barrage: pas de parapluie dans la salle, Monsieur. File au vestiaire, débarras du parapluie. Retour dans la salle, déshabillage pour trouver le montant du programme avec les pieds trempés. Se glisser entre les déjà installés puisqu'on avait de bonnes places vers le milieu avant de la salle. Ouf!… quelle course!

Puis, une hôtesse est venue déclarer en trois langues et la bouche en cul de poule que Maître Pogorelitch qui devait nous jouer les Scherzi de Chopin pour lequel nous sommes là, se sentait plutôt en forme pour jouer des pièces de Gerek Sckijhrtzvlijkäiak, l'immense compositeur russe trop peu connu. Avec un nom pareil tu m'étonnes, Anton… Mais quand même, Pogorelitch… Oui mais le piano est orienté vers les places à 100 euros et le pianiste est de dos pour nous… Pas de bol… Suivirent des pièces quelconques seulement ponctuées par les toux de quelques vieillards et un GSM quand même… Pas de rappel. Maître Pogorelitch n'était pas d'humeur. Il a tapé la dernière note qu'il était déjà debout pour saluer et courir prendre son avion.

File pour le parapluie, abstinence d'un verre de fin de soirée pour éviter les ennuis avec les petits ballons des flics, retour aux flaques d'eau et aux déviations jusqu'à la maison où j'ai enfin pu écouter les scherzi de Chopin dans mon fauteuil, au sec, un verre à la main et dans des conditions d'écoute superbes! Je suis pas prêt de retourner au concert, moi.   *;0(

13/12/2008

Tout ça pour ça…

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J'épluchais et coupais des carottes en rondelles tout en laissant vagabonder mes pensées. Je me disais que venir du fond des âges et participer à la grande odyssée de la Vie au travers de l'Evolution, avoir droit à la Vie, cette merveilleuse aventure pour devenir… une carotte, c'était vraiment pas de chance. Tout ça pour ça.

Mes pensées vagabondant plus avant, je me disais que devenir lapin pour manger la carotte c'était déjà ça de pris, mais quand même… C'est peut-être pire encore, je ne sais pas. Lapin… ça vous tente? On courre plus vite que Carla Bruni avec ses longues guiboles mais bon…

Et puis, comme ça, je me disais qu'il y avait peut être pire encore! Avoir l'honneur d'être présent sur la photo de famille de la Création au sommet de la pyramide de l'Evolution après avoir traversé tous les stades intermédiaires pour devenir un humain et se retrouver… flic… Tout ça pour ça, oui!

Là vous vous dites qu'on peut pas faire plus terrible entre la grandeur de l'honneur et le désastre d'une évolution qui finit en queue de poisson! Eh bien vous vous trompez! Imaginez que vous soyez né flic et… extrémiste flamand en plus! Vous imaginez? Bon, eux ça les dérange pas parce qu'ils savent pas et ils sont même heureux comme ça. Mais à l'aune de l'Evolution, avouez que c'est dommage… Tout ça pour ça! Ben oui…

Notez, il y a pas mal de possibilités foireuses. Par exemple, vous arrivez au sommet de la pyramide alimentaire et évolutive et vous êtes… politicien et écologiste de surcroit ou cycliste lycra à lunettes drosophiles comme mon copain Shimano!  Tout ça pour?… Pour ça, effectivement…

Enfin, ce qui me rassure pas c'est que finalement, après avoir participé au BigBang sous forme de quelques grumeaux dans la soupe primale d'atomes, après avoir participé à toute l'Evolution de la Vie et être passé par le singe et tout ce que ma famille a pu compter de gens respectables… me retrouver à faire le pitre sur ce blog…

Eh oui… comme on a dit! Tout ça… *;->)

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06/12/2008

Mon dentiste s'excuse…

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                        J'étais chez mon dentijte, che qui eggchplique mon odeur de clou de chirofle, j'echpère que cha vous déranje pas trop. Un homme charmant. Faut que je voujen parle. Pas le témoin de Jéroboam qui m'évangélijait quand j'avais la gueule ouverte. Chelui-là je l'ai quitté depuis un bon moment… Ni mon voijin dentijte allemand que j'avais choupchonné de terrorijer cha femme chadiquement avec cha fraije… alors qu'il ne chajichait que de leurs jébats nocturnes, la dame étant particulièrement hychtérique dans ches moments de plénitude… Il a déménagé. (Bon je peux cracher mon tampon maintenant).

Sympa mon dentiste. Sur sa porte il y a un joli petit dessin d'un patient avec une tête entourée d'un turban de douleur comme un œuf de Pâques! Chez lui tout est neuf et sympa. Mais c'est pas ça l'important.
Mon dentiste est un homme compétent et travailleur. Grand sportif à l'origine, il a la soixantaine qu'il porte bien et il a de l'humour. Il en faut d'ailleurs pour faire ce métier qui s'apparente à la torture sans le sadisme puisqu'il s'agit seulement d'un rite de passage pour vous en soulager. Bon, me direz-vous, mais alors où est ce que c'est intéressant?

Eh bien voilà, cet homme est d'une courtoisie qui confine à la grandeur d'âme de sœur Emmanuelle. Il vous fait ouvrir la bouche mais s'excuse de la demande en vous signalant que c'est pour accéder à vos dents. Vous vous en doutiez mais c'est quand même rassurant. Puis, il vous souffle un peu d'air en vous demandant si c'est pas trop douloureux. Vous vous sentez en confiance. Enfin un dentiste qui va pas vous faire souffrir! Il vous protège avec de jolies serviettes, se met un masque s'il est un rien enrhumé et entreprend de vous endormir l'endroit avant de vous endormir la mâchoire… tout en vous signalant que c'est déjà fini. Ensuite, il prend sa seringue et vous la plante dans l'émetteur de vos discours sans que vous ressentiez quoi que ce soit mais tout en regrettant d'avoir à vous faire ça. Je le soupçonnerais presque de prier le Seigneur pour se faire pardonner de vous agresser. Mais il ne semble pas croyant. Enfin, il vous creuse la dent à la fraise en accompagnant votre désespoir, s'associant à vos douleurs - que vous ne ressentez pas mais que vous pourriez éventuellement ressentir. Vous geindriez presque pour justifier ses excuses. Là, vous vous attendez à ce que la facture se rattrape sur les souffrances que vous n'avez pas eues! Mais non, c'est correct et normal. Impossible d'avoir une dent contre un tel homme et même pas une matière à écrire un texte… Bon, effacez tout, ça redeviendra pire demain demain!  *;->)

PS: le clou de girofle c'est faux. Juste pour vous rendre la chose plus réaliste à vos souvenirs. Mais ça ne fait plus partie de la panoplie on dirait!

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03/12/2008

Je deviens écologiste

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                        J'étais un anti-écologiste primaire. Mais j'ai enfin tout compris. Sauf que les écolos eux mêmes n'avaient pas bien compris leur truc. Je vous zesplic.

L'effet de serre n'est évidemment que la conséquence du CO2, raison pour laquelle les écologistes nous les hachent menu! Eh! Evident. Oui mais faut pas s'arrêter à mi-chemin. Parce que le CO2 est lui même la conséquence de notre niveau technologique. Et cette technologie est la conséquence de notre volonté de progrès inconsidérée et irresponsable. Or, cette volonté de progrès est la conséquence d'une perversion de l'esprit humain qui, en perdant ses racines animales est devenu soi-disant civilisé.

Civilisé, ça veut dire qu'en échange du progrès vous êtes supposé vous conduire convenablement. Simple, non? Bon. Mais vous savez comment ça va, on l'a vu avec les banques et avec toutes les dérives humaines, dès qu'on vous donne des possibilités vous en abusez. C'est comme ça que nous nous retrouvons dépendants aux bagnoles, au pinard, à RTL, aux impôts et à la mayonnaise sur les frites, etc.

Alors moi, avec mon nouvel engagement écologiste non primaire cette fois, je propose de revenir directement à l'Etat Sauvage et animal… Là, plus question d'échanger du progrès contre des privations de libertés! Oui, me direz-vous, mais les animaux n'ont pas la médecine. D'accord, mais vous en connaissez beaucoup qui tombent malade tant qu'on les nourrit pas avec des carcasses de mouton? Et ouvrez les yeux! regardez les bonobos qui nous sont proches. Ils tombent pas malade, n'ont pas besoin de bagnoles et ils vivent sacrément heureux en se partouzant sans arrêt! En voilà qui savent profiter de leur sexualité au moins! Ça c'est un vrai progrès! Et leurs bonnes femmes font pas les mijaurées. Elles s'amusent autant que les mecs! Chez eux, faire l'amour avec une passante ça s'appelle pas un viol mais du bon temps!

Alors? Vous allez encore hésiter longtemps à devenir écologistes et à abandonner votre BM, votre Rolex, le chauffage central, les médicaments qui vous rendent malade et les téléphones portables qui vous attaquent la moumoute? Moi pas. Vive le progrès écolo. On commence quand?   *;-0)

21/11/2008

Avis de meurtre…

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                            Quarante mille "hits" sur ce bog depuis un an. Je n'ose pas penser que toutes les consultations sont des gens qui m'ont lu. Mais néanmoins, le nombre de fidèles augmente régulièrement. Ces jours ci le blog a dépassé les deux cents consultations par jour. Et même largement. Moi, en dessous de cent mille je prenais ça avec mépris… mais on me dit que deux cents c'est beaucoup pour un site de râleur plumitif. Du coup, j'attrape le gros cou. Vous n'en attendiez pas moins!

Pour me rassurer je me dis que mes lecteurs sont tous des génies puisqu'ils aiment mes idées… Mais j'ai toujours été modeste à grand peine! Non, en fait la plupart des lecteurs font probablement partie du Comité de Surveillance de l'Administration du KGB de l'Etat Belge. Ils ne se signalent jamais… c'est tout dire. Ils sont là pour vérifier que je ne déraille pas trop.

Et puis il y a les quelques fidèles, ceux qui sont devenus des amis et parfois très proches! Et ça c'est merveilleux! Ça me rassure sur mon état mental. Ils sont aussi fous que moi ou pire… Ou alors peut-être qu'on est moins fous qu'on le pense… C'est vrai que je suis dépassé par la folie du réel! Tiens, on m'a expliqué longtemps que les banquiers étaient la référence en matière de gens sérieux. Vous arrivez encore à garder votre sérieux quand je vous le dis? Ils sont devenus les pires déconneurs déconstructivistes du mode! En plus, certains achètent du l'art moderne! Eh oui, ils sont devenus fous! Mais du coup les fous devraient être regardés autrement! C'est ce que je revendique. Comme dit Jean d'Ormesson: "j'ai quitté mon psy quand j'ai constaté qu'il était guéri!".

Bon, allez, je remercie donc les inconnus Comités de Surveillance du KGB belge qui me font l'honneur de me lire et surtout les amis qui me permettent de penser que peut-être… dire tirebouchonner les idées reçues est d'une utilité que l'on ne soupçonne pas au premier abord…

Néanmoins, cela fait un an qu'Amadeus fait son macramé en environnement hostile (celui du monde… pas celui des amis) à raison d'un texte par jour. Plus de quatre cents au total. Je commence à me dire qu'il va falloir que j'assassine l'Amadeus qui m'agite de la touffe! Je prépare le meurtre pour bientôt…  *;-0)

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : merci, rire, critique, skynetblogs, humour, blog |  Facebook |

06/11/2008

Retour à l'état sauvage…

Retour-étatL

 

                Je tapote sur le thermostat du chauffage qui s'allume pas alors que je me caille et le chauffage démarre. Mais ne s'éteint plus! Je retapote sur le thermostat il s'éteint à nouveau définitivement… Bref, le thermostat est en panne… On choisit entre surchauffe ou congélation. A propos de congélation, le frigo est en train de vivre le même réchauffement climatique que la planète… Notez, sur la planète je sais plus trop ce qui se passe parce que la télé est proche de la rupture d'anévrisme insurrectionnel électronique. Comme le transistor, d'ailleurs. Celui de la salle de bain. Le four à micro-ondes s'est éclaté la lampe. Le boiler n'a plus inventé l'eau chaude non plus ces derniers temps. L'aspirateur n'aspire plus… qu'à une vie de repos. Il a été aidé par la femme de ménage… Une cogne celle-là. Gentille, travailleuse mais cogne… Bref, tout est en train de retourner à l'état sauvage…

Et là, qu'est ce qu'on fait? Vous savez comme moi que la moutouelle de l'électro-ménager n'existe pas. Il faut assumer. Et assumer ça veut dire payer pour racheter. Oui parce que si vous essayez de faire réparer la télé par exemple, ça vous coûte un déplacement plus cher que celui de la Reine d'Angleterre à Monaco et vous avez encore de la chance si le déplacé ne vous la sabote pas pour vous en vendre une autre. Quoiqu'il en soit, il va falloir déposer votre voiture au mont de piété pour réparer la télé.

Ah, j'oubliais de vous parler du GPS. Non, il va bien, merci. Mais la batterie… Comme celle de l'iPod… Et de l'iPhone… Pour changer la batterie, faut remplacer l'objet. Mais ça au moins ça va être fini. La CE vient de prendre des dispositions pour qu'on ne puisse plus vendre un objet dont la batterie ne peut pas être remplacée sans intervention de spécialiste. Enfin! Il était temps. Notez, ce sont les consommateurs de simulateurs cardiaques qui vont être embêtés… Surtout le cardiologue. Va falloir inventer la batterie en suppositoire. Avec un GPS pour trouver son chemin… Mais c'est pas le sujet.

Donc, il va falloir racheter, disais-je avant de digresser comme toujours. Mais là je m'interroge. Si tout tombe en panne en même temps, c'est peut-être bien un signe des dieux! Peut-être qu'il ne faut pas se précipiter pour remplacer… Ben non, parce que c'est peut-être le moment de virer Tanguy qui s'accroche à la maison depuis 30 ans… et s'offrir un divorce qu'on n'avait pas les moyens de se payer parce qu'il fallait tout racheter. Là, plus de problème, tant qu'à tout changer… changeons! Il y a de l'idée, non?

Pourquoi n'y aurait-il que les électro qui pourraient retourner à l'état sauvage? Comme disait Jacques Dutronc: et moi et moi et moi?…

*;->) 

03/11/2008

Dernières volontés...

Dernières-volontésL

 

                        Le jour où je fermerai mon parapluie, je voudrais deux ou trois choses. Puis-je vous demander d’y veiller?
D’abord, pour le corbillard, je rêve de me taper un petit 180 Km/h, voire plus. Dernière volonté. Risque? Quel risque? Déjà mort! Moi, dira le croque, mon pilote décès, que le grand cric me croque si je risque quelque chose: le porc morte bonheur comme on dit!
Ensuite, y a un truc que j’ai jamais pu faire: dormir sur le dos. Donc, s’il vous plaît, couchez moi sur le ventre. Plus pratique pour rigoler, aussi!

Attention à la sépulture. Dans notre pays, 100.000 personnes meurent chaque année. Bon... L’ennui c’est que trop peu de cercueils sont fabriqués selon les nouvelles normes antipollution et les colles ou revêtements utilisés polluent l’atmosphère durant la crémation. Quand je vous disais qu’on allait devoir trier! Cheveux, planches, os, vernis, dents, Swatch, déchets ménagers divers... Un sac de couleur différente pour chaque catégorie et une taxe recupel sur le moleton intérieur. D’ailleurs il y a un gars qui a inventé un nouveau cercueil conforme aux normes. Design style coffre à skis pour berline allemande. Toutes les matières sont recyclables. Authentique!  Vu à la télé !

Si vous voulez vraiment faire quelque chose pour la nature, il  y a le dernier chic, surtout si vous votez écolo: on vous enterre dans un sac de patates—verticalement— et on plante un arbre au-dessus qui se nourrit de vos restes politiquement corrects (re-authentique, vu à la télé). Notez que je me méfierais quand même parce que si les farines animales ont fait les vaches folles, votre dépouille pourrait bien engendrer des chênes carnivores, des saules rigolards, des pommiers ivres ou des des pruniers parkinsoniens parce qu’avec tous mes textes que vous avez lus… vous êtes à tout le moins devenus hallucinogènes! Sans compter les autres maladies avouables ou non que vous êtes seul à connaître et que je veux pas savoir...
Je me demande si le premier avril ne tombe pas le premier novembre, cette année. Ou alors...  le premier avril est resté collé au changement d’horaire d’hiver, je sais pas, mais il se passe des choses!

Personnellement, je ne veux que des légumes sur ma tombe. Pas de fleurs. C’est plus dans l’air du temps. Et je me marre déjà à l’idée que quelque écolo ira les cueillir. Avec ce que ces plantes auront sucé par la racine — moi— ils ne pourront avoir que des hallucinations ou se taper la suite de mon cancer! Et ça, je vous garantis que ça va me faire un plaisir rétrospectif ou projectif, je sais pas, mais le cas vaut, c’est le cas de le dire... d’être vécu... ou mort, je ne sais plus. Une pensée émue pour toutes les crêpes qui vont être immolées ce week-end.   *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : mort, sepulture, tombe, cercueil |  Facebook |

22/10/2008

Enterrement érotique…

EnterrementH!

 

                    Ah ça, il faut que je vous le raconte parce que c’est le genre de choses dont nous délectons vous et moi…

Un couple bien comme il faut. 60 ans. Pas un coup de canif dans le bail 30, 60, 90. C’est pas qu’il n’eut pas quelque fantasme pour régénérer son désir mais la formation ultra castro de son épouse maintint tout cela bien dans les formes.

Tiens, un exemple. Un jour, entendant Gainsbourg, il suggéra, l’œil coquin, qu’un 69 serait une fantaisie bien fantaisiste et se fit rabrouer au son des trompettes de la sainte mère des églises. Soit. Il s’en retournit à ses réalités professionnelles, à un petit verre de VAT de la même numérotation et la chose fut enterrée. Encore qu’enterrée ne soit peut être pas le bon mot, en l’occurrence. Vous allez voir.

Donc, un jour, sentant l’âge avancer, ils décidèrent qu’il faudrait se préoccuper des modalités par lesquelles ils seraient enterrés, précisément. Toulousains, oui, j’avais oublié de vous dire, ils se rendisirent aux services de la mairie pour prendre conseil et s’informer. Là, ils apprirent qu’ils pouvaient effectivement être enterrés dans la même tombe mais que, pour quelque raison obscure et paperassière, les cercueils ne seraient pas superposés mais juxtapositionnés. Et que, comme ceux ci sont plus larges au niveau des épaules que des pieds, dans le but de gagner de la place, ils seraient posés tête-bêche. Elle reçut l’information sans grand enthousiasme… Surtout quand son mari suggérut, l’œil plus coquin que jamais et le sourire carnassier, qu’ils seraient enfin rattrapés par le 69 dont il rêvait depuis si longtemps. La préposée fit une grimace sans autre appréciation sur le trait d’humour.

C’est ainsi qu’elle changea les plans et choisissit de se faire incinérer, envers et contre toutes les recommandations de l’Eglise, pour le coup. Là, c’est le reliquat chrétien du mari qui resurgit: «tu vas nous conduire plus sûrement en enfer en nous faisant brûler qu’en accédant à mes désirs»! Cruel dilemme pour l’épouse qui hésitit un long moment comme l’âne de Buridan…

C’est ainsi que le 69 fut avalisé, j’ai dit lisé, et qu’il les conduisit au paradis tête-bêche comme des timbres bien léchés. Et comme chacun sait, la différence entre un chalet suisse et un 69 c'est… la vue! Alors, elle est pas belle mon histoire?

On est bien peu de chose…
*;->)

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19/10/2008

Océan pacifique

PacifiqueL

 

                    Un jour, un client m’avait envoyé à Los Angeles pour y travailler avec son équipe californienne. C’était au mois de février.  Los Angeles est une ville monstrueusement réputée pour son étendue déjà visible comme un tapis d’orient depuis 3.000 mètres avant atterrissage.

A l’aéroport, les palmiers étaient sous le vent, la nuit et l’ éclairage orange. Armé d’un plan mal fichu, épuisé par 20 heures de voyage et d’attente de connexion à Chicago, sans sommeil, dans une voiture porte avion inconnue. 23 heures, heure locale…  Sepulveda Boulevard. Je me précipite sur une autochtone grise dans une station service qui après un mouvement de peur me renseigne: «cet hôtel est tout au bout… n’allez pas plus loin, vous tomberiez dans l’Océan Pacifique».

Océan Pacifique… Un nom qui entraîne mon esprit dans les îles de l’imaginaire. Iles paradisiaques, déchirements guerriers, Pearl Harbour, immensité d’eau, dernière frontière après le Continent américain et puis… l’Asie, l’Australie… Un autre monde. Là où l’on va de l’autre côté.  J’ai trouvé mon hôtel.

Arrivé dans la chambre, les rideaux étaient fermés et l’éclairage tamisé. «Cette chambre a vue sur l’Océan» m’avait dit le réceptionniste. J’ai failli ouvrir, pour voir, pour contempler, pour être impressionné. Et puis je me suis arrêté net. Non, on n’ouvre pas un tel rideau sur un éclairage publique qui se refléterait dans l’immensité où baignent tant d’histoires et de rêves. On ne galvaude pas un  océan et son imaginaire. On ne brade pas ses rêves ni ne solde ses attentes. J’ai donné du temps au temps. J’ai allumé la télé où j’ai vu dégouliner des pizzas de fromage chimique et des offres qui époumonaient le dealer GM chargé de tout dire en 20 secondes… et puis je me suis couché, en pensant à l’océan.

Réveillé tôt par mon horloge interne mais tard quand même par la fatigue accumulée, j’ai tout de suite repéré le cadre lumineux autour des rideaux. Soleil. L’Océan était-il bien là? Chargé d’histoire? De fruits colorés de tous mes clichés? Du sang d’Okinawa ou de Guadalcanal? J’ai regardé la lumière avec jubilation, sans ouvrir. Je me suis dit que j’allais voir l’Océan Pacifique et ces mots ont fait de la musique dans mon esprit. Puis, je me suis demandé comment ouvrir les rideaux… Je les ai ouverts tout net, d’un coup… et toutes les lamelles d’argent sont apparues… avec l’un ou l’autre coureur à pied, quelques palmiers, du soleil. Pas de guerre en cours, ni d’Alain Bombard souffrant une traversée. Rien que du calme pacifique. Mais l’horizon avait l’air d’être plus loin qu’à la côte belge… Tout semblait plus grand, plus intense, plus doucement puissant, grâce à mes fantasmes. Et silencieux à cause des doubles vitrages. J’étais là, pour la première fois de ma vie, devant l’Océan Pacifique.

J’ai ouvert la fenêtre et les klaxons sont entrés. La réalité a repris ses droits. La poésie du Pacifique est devenue un parfum de plus dans ma vie.   *;->)

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16/10/2008

Stephen Hawking

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                        Lorsque Einstein a tiré la langue à un photographe, il ne savait pas qu'il posait un geste fondateur. Subitement, on pouvait être un grand scientifique tout en étant un homme comme les autres. Il a haché menu tous les liens de convenance qui étaient tissés depuis longtemps entre Intelligence, Savoir, Pensée, Science, Sérieux. Un encéphalien dont les cheveux semblaient faire fumer son cerveau pouvait être le plus grand scientifique tout en étant parfaitement incongru comme un sale gosse. C'était bien la preuve que l'on attendait que l'intelligence est bien séparée de notre misérable vie de singe.

Un pas de plus a été franchi avec Stephen Hawking, physicien britannique qui réfléchit aux origines de l'Univers, aux "densités infinies locales" (entendez "les trous noirs") et à une "théorie du tout"*.  Il est actuellement professeur à Oxford et ses travaux sont considérés dans le monde entier. On nous dit qu'il adosse ses théories au "principe de croissance finie mais non bornée"…  Joli! Ça s'invente pas! On croirait entendre Salvador Dali.

Oui mais voilà, cet homme n'était pas brillant à l'école, déconnectant ainsi ce qui traînait encore: on peut être génial et mauvais aux études. Ceci confère à nouveau au génie une immanence extra-terrestre.

Mais il y a mieux ou pire… L'aspect immatériel de l'intelligence lui est conféré par la maladie dégénérative qui le paralyse progressivement et le prive de la parole. Installé de travers comme un pantin dans une chaise à roulettes d'handicapé hyper-sophistiquée, il utilise sa bouche pour la piloter et actionner son clavier d'ordinateur embarqué. Une voix synthétisée lit ce qu'il écrit ce qui accentue le côté robotisé du personnage.

Son génial travail indique que l'intelligence n'est pas dépendante de la matérialité! On y verrait presque la preuve que le corps pourrait bien être l'ultime handicap à la pensée…

Si bien que l'on reste perplexe devant nos contemporains.  N'admirent-ils pas ses travaux autant pour leurs valeur que pour la "qualité" du handicap?… Ne serait-ce pas une motivation pour les étudiants en astrophysique de malbouffer et de ne pas faire de sport pour accéder rapidement à la charrette roulante qui les propulsera vers le génie?  Bon, ça va, c'était juste pour dire une bêtise… *;->)

*Unification théorique des force électromagnétique (l'électroménager!), force gravitationnelle (la terre qui tourne autour du soleil), force nucléaire forte (la bombe atomique ou la centrale nucléaire) et force nuclaire faible (on peut scier de l'acier et déchirer une feuille de papier).

12/10/2008

Je patauge dans le potage comme un Roy con…

RoyconL

 

                        C'était le 14 février. La Saint-Ballotin à nouveau. Et comme je voulais trouver quelque chose de plus original que les petits cœurs et mots doux tellement usés que les coudes sont troués, j'ai dit à ma femme qu'elle était le bouillon cube du potage de mon existence. Pas hyper-romantique mais juste!

Oh je vous sens venir! Vous allez sarcasmer! Pourtant, réfléchissez un instant. 37 ans qu'on vivorce ensemble, ma femme et moi. Et si on patauge dans le potage de l'existence, ma femme en est bien le piment, la petite touche de concentré qui donne du goût. L'ennui c'est qu'elle balance de temps en temps tout le paquet de cubes à la fois. Tiens, j'aime pas trop prendre les autres à témoin de nos querelles potagères, mais ça il faut que je vous le raconte.

Nous étions chez ma fille ce week-end. La nounou qui nous reçoit nous indique comment aller rechercher les enfants à l'école. Nous écoutons l'explication, j'enregistre bien et ma femme aussi. Puis, quand nous prenons le chemin, ma femme part à gauche et moi tout droit. Je signale que la nounou a bien précisé: tout droit. Ma femme se méfie et demande à une passante qui confirme… tout droit! Puis, arrivés sur le boulevard où nous devions être, elle prétend que c'est sur le trottoir de gauche et moi… de droite! Ma femme me fait revenir sur le trottoir de gauche en prétendant que "les zoms ne savent pas écouter". Bon… Elle demande à une passante. Résultat: c'était bien sur le trottoir de droite… Jusqu'ici, c'est pas drôle, j'en conviens, mais attendez la suite.

Comme je lui faisais remarquer qu'elle savait sans doute écouter mais qu'elle avait du mal entendre… elle m'a d'abord prétendu que "pour une fois que tu as écouté"… puis elle est parvenue à me faire croire que c'est la nounou qui s'était trompée et que comme j'avais mal compris comme d'hab… j'avais évidemment pris le bon chemin. Ce n'était donc pas du à la qualité de mon écoute mais à deux erreurs cumulées… celle de la nounou et la mienne! Moins par moins… comme vous savez! Donc, moralité, elle avait réussi à prouver qu'elle avait raison mais qu'elle avait été induite en erreur par la nounou! Et voilà le travail! C'est moi qui ai bu le bouillon!

Fortiche ma femme! Elle aurait du vendre des élixirs, des téléphones portables ou des Tupperwear avec une telle bonne foi. Vous commencez à comprendre pourquoi je l'appelle désormais le bouillon cube du potage de mon existence? C'était ma minute conjugale parce que je me sens un rien Roycon là! * ;->)

17/09/2008

Mon urologue ultracatho…

ProstateL

 

                            J'ai une prostate qui date un peu et elle fait comme les étoiles massives en fin de vie: elle commence à (me les) gonfler*. Mon inquiétude c'est qu'elle implose explosivement un de ces jours comme les dites étoiles massives. On appelle ça une supernova! Si ça se passe dans votre intérieur bien rangé ça vous conduit assez rapidement chez les pros du corbillard avec un beau tuning de couronnes et banderoles de regrets éternels bien qu' éphémères.

Ma mère, qui n'est pas hypocondriaque que pour elle même, m'a expédié chez un urologue que je vois une fois par an pendant que mon étoile massive prépare son implosion… Ce médecin est un excellent choix parce que bien que jeune mais déjà riche (la richesse n'attend pas toujours le nombre des années) c'est un médecin à l'ancienne avec une grande dame très gentille et mince dont la garde-robe se réfère plus aux Dames de Marie qu'aux délires de Jean-Paul Gauthier. Une jolie tresse portée en couronne, la nuque bien dégagée sur le col blanc et le gilet bleu marine, c'est elle qui ouvre la porte avec un visage au compte en banque serein. Elle doit élever des enfants bien mis avec des bavoirs propres et des cuillères en bois pour manger des crêpes au sucre brun. Tout est propre, brillant, en ordre et l'on sent qu'il n'y a pas place pour le moindre doute quant à l'existence de Dieu. La vie de ces gens ressemble à ces avions que vous voyez tracer une jolie ligne droite dans l'azur par une belle journée ensoleillée.

La seule vicissitude de cet homme serait donc de devoir faire le toucher rectal aux patients. Tant d'études pour mettre son doigt dans votre trou noir, autre métaphore intergalactique… je le lui laisse! Mais ça ne le trouble pas, semble-t-il. Sans doute parce qu'il est ultra-catho et qu'il aime son prochain. Ça on peut le voir à la crèche permanente dans son cabinet et à l'un ou l'autre Christ en croix design qui font semblant d'ignorer les toucher rectaux. Enfin, surtout verso!

C'est pour ça que ce médecin me rassure. Pour le moment il se contente de me soigner avec des graines de courge (ça s'invente pas et je connais l'une ou l'autre dame qui va encore m'écrire hilare qu'elle pourrait avantageusement prendre le rôle pour me soigner, mais c'est pas le propos). Si mon étoile massive devait encore croître, il faudrait passer à des médicaments et puis à l'onction, voire la même en version extrême. Et là c'est pratique que le même spécialiste s'occupe de tout: trois ave et un parterre de courges au cimetière!   *;->)

Je signale quand même que la mauvaise foi avec laquelle je décris l'urologue n'est due qu'à mon esprit malade et que cet homme est parfaitement normal et compétent! Ceci m'évitera des lettres d'insulte!  ;-)

*Pour être exact, ce sont les étoiles moyennes comme notre soleil qui gonflent en "naines blanches" et pas les supermassives qui implosent, explosent et réimplosent jusqu'à devenir des trous noirs. Mais je m'autorise des écarts d'incompétences!  ;-)

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ultracatho, mauvaise foi, sarcasme |  Facebook |

16/09/2008

Mahiédine Mékhissi-Benabbad: un nom à retenir…

MAHIÉDINE-L

 

                        Je viens de sortir de clinique où j'étais sous assistance respiratoire vu que j'arrivais plus à arrêter de rigoler depuis le coup de Mahiédine Mékhissi-Benabbad. Vous connaissez Mahiédine Mékhissi-Benabbad? C'est un type charmant. Un Français d'origine. Maghrébine. D'origine maghrébine, je voulais dire. Mais Français. Oui, c'est un rien confus mais c'est comme la trinité: plusieurs personnes en une seule. Si vous comprenez c'est qu'on vous a mal expliqué.

Lundi 18 août, il a presque mis fin à un quart de siècle d'hégémonie kéniane comme dit Le Monde en décrochant une médaille d'argent à Pékin pour son 3000M Steeple. Vous vous en foutez du 3000M steeple? Moi aussi. D'ailleurs, qui c'est Steeple? Il joue dans chapeaux melons et bottes de cuir? Mais attendez, ça vient.

A peine avait-il remporté sa médaille d'argent qu'il se met à embrasser son T-shirt français. Sympa. Bel exemple d'intégration et de reconnaissance au pays qui lui a donné la possibilité d'atteindre son niveau sportif. Puis, il attrape un drapeau tricolore bleu blanc rouge qu'il embrasse aussi avant de l'étaler sur le sol, de s'y agenouiller et paf! il fait sa prière de remerciements à Allah en s'inclinant sur le sol, les fesses en l'air.

C'est là que j'ai commencé à rire et que j'ai plus pu m'empêcher pendant trois jours. D'où mon hospitalisation. Parce que le drapeau français comme tapis de prière musulman, ça, ce fut un grand moment universel. Notez, je lui en veux pas au gars. Après tout c'est le drapeau français qu'il remerciait! Il était dans sa logique dévote et républicaine et c'est un vrai grand champion adorablement sympathique. Rien à dire. D'ailleurs, Jean Paul II, lui, il embrassait le tarmac des aéroports! Il descendait de l'avion et hop, un baiser au sol. Devait pas aimer l'avion, çui-là. Content d'être arrivé… Alors finalement, ils jouent dans la même pièce et allez revendiquer la nature chrétienne de notre Occident après ça.

Mais quand même… Charles Martel a dû se retourner dans sa tombe, non? Bah… les choses changent. J'entendais une commerçante de Lourdes déclarer hier à l'arrivée de Benoît 16 qu'elle n'avait pas commandé beaucoup d'accessoires à son effigie: "il n'est pas charismatique. Les gens veulent du Jean-Paul II, pas du Benoît 16". J'adore le "du". Les gens ne veulent pas du dernier upgrade. Ils veulent rester avec leur vieille version papale Jean-Paul II point zéro et pas le Benoît 16.1 avec sa vista théologique. Trop de plantages en perspective, peut-être?  *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jo |  Facebook |

06/09/2008

Chaussettes, fantômes, sorcières…

Chaussettes-fantomesL

 

                        J'ai jamais cru aux fantômes. Ces draps de lit blancs qui voyagent à travers les murs pour faire peur aux gens sans leur faire mal m'ont toujours semblé ridicules… Idem pour les sorcières. Stupide. Et toutes ces pauvres femmes brûlées sous prétexte que leur repas l'était ou qu'elles parlaient à leur chat… Non, trop con. Quoique…
Je suis peut-être confronté aux deux…

Voilà. En vacances, j'avais emmené les trois quarts de mes chaussettes cette année. Vous allez finir par connaître ma vie mais si je vous zesplic pas, vous pouvez pas comprendre. J'avais prévu un été pourri et pas mal d'activités plus citadines que d'habitude. Et puis, subitement, plus de chaussettes! Il m'en restait trois paires sur une douzaine! Entre ma salle de bain (que je suis le seul à utiliser) où j'ai mon placard à vêtements et la buanderie, il y a six mètres! Pas plus en tout cas. Alors?… On ne les a jamais retrouvées! Je voudrais voir à quoi vont ressembler les fantômes dorénavant! Tant qu'ils volaient les draps de lit, ça allait! Mais avec des chaussettes, bonjour le look!

On revient ici. Oui, vous aussi, revenez ici. L'un de mes pantalons est légèrement décousu et ma femme me propose de le déposer chez la couturière qui est sur son chemin, "un de ces jours". Le pantalon a pris peur des aiguilles? Il a voulu prendre des vacances? Toujours est-il qu'on ne l'a plus jamais retrouvé. On cherche toujours. Ça marche pas tout seul un pantalon! Ça vole pas non plus! Il était soit à la salle de bain, soit dans le dressing room de ma femme où je l'avais déposé. Eh bien y a plus pantalon! Parti pantalon. La couturière attend comme une colombophile… Si encore j'avais oublié mon portable dans une de ses poches, je pourrais l'appeler, mon pantalon. Il sonnerait! Mais là, non… pas le moindre gémissement, même pas un bip. Je vais tous les équiper de bips dorénavant. Biper son pantalon. En voilà une bonne idée! Oui mais quoi? Fantôme? Sorcière?

Eh bien ici j'opterais maintenant pour l'hypothèse sorcière. Ça peut être que ça. Voilà pourquoi je m'en vais de ce pas brûler ma femme, parce que c'est la seule qui soit susceptible d'avoir viré sorcière dans cette maison, mortelles de pertes!   *;->)

ps: si quelqu'un a une idée ou a déjà vécue quelque chose de semblable… n'hésitez pas. Moi, je sais plus quoi imaginer pour les retrouver. En tout cas, désormais je surveille tout. Parce que la sorcière chapardeuse aura bientôt de quoi habiller son sorcier!

20:25 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : fantomes, chaussettes, menage |  Facebook |

29/08/2008

Fräulein Internet…

Fraulein-péruvienneL

Ce n'est plus un secret pour personne, j'ai épousé mes vacances avec ma femme. C'était une offre groupée. Un mariage, les vacances avec. Pour toute la vie. Oui, vu que ma femme est pyrénéenne. Très.

Et qu'est ce qu'il y a dans les Pyrénées? Oui, des montagnes, mais quoi encore? Exact, Lourdes! Lourdes, ses apparitions de boutiques souvenirs, les miracles commerciaux, notamment la fortune familiale de Douste Blazy gagnée à la sueur des pélerins avec les bougies qu'ils achètent, le château, les saintes vierges en plastique opalin dont la tête se dévisse pour les remplir d'eau bénite, enfin tout le folklore que vous savez. Moi, j'évite cet endroit autant que possible. Ce ne l'est pas toujours, possible.

Cet été (enfin on l'appelle comme ça, mais ça n'a rien à voir avec la météo, c'est les dates qui comptent), ma fille et son mari nous confient les enfants pendant une dizaine de jours. Un job à plein temps. On les adore mais on aime aussi pouvoir se reposer un peu sans devoir les suivre au millimètre pour qu'ils ne mélangent pas les lapins de clapier à clapier en explosant les lois de Mendel, qu'ils ne sucent pas les boîtes à tuer les fourmis (hmmm… le sirop!), qu'ils ne desserrent pas le frein à main de la voiture vu que les terrains sont un rien pentus vers la rivière à truites pyrénéennes, etc. Vous commencez à voir?

Donc ma fille a trouvé une nounou pour veiller sur eux pendant les vacances. Sur internet. Une Péruvienne. 29 ans, elle finit ses études d'archéologie et d'histoire de l'Art pendant deux ans en France. A sa place j'aurais été travailler sur un chantier de fouilles, tant qu'à faire, mais soit… Cette brave fille, appelée erronément jeune-fille au père - je vois pas ce que j'ai à faire là-dedans - surveillait les enfants sans trop les animer. Le week-end, pour son jour de relâche, elle m'a demandé de la conduire au train qui va à Lourdes, ce que je fis.

L'ennui c'est qu'elle est revenue malade… et qu'à partir de ce moment là, elle était au lit notre post-colombine péruvienne. Et on a pu se la soigner. Pour le coup c'est elle qui est devenue lourde… Les gosses dans les clapiers, le congélateur dévalisé de ses cornettos choco cachés dans le bac à linge propre dès qu'ils nous ont vu arriver… , la bagnole à deux doigts d'un plongeon, etc. Bref j'ai suggéré qu'on renvoie notre Inca… pable péruvienne à Lourdes pour achever le travail. Ça n'a fait rire personne… Ça n'arrive qu'à nous des trucs comme ça. Une nounou pour s'occuper des gosses et on se retrouve avec deux fois plus de travail. Elle a fini par avouer que ce job n'était pas pour elle et a déclaré forfait quand elle a été sur pieds. Ah j'vous jure… les bonnes affaires d'internet… L'an prochain ce sera un fräulein en bonne et due forme ou une gouvernante anglaise laide et efficace. Et plus de shopping par internet!
*;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nounou, garde des enfants |  Facebook |

20/08/2008

Rien de plus si affinités!

InfidélitéL

 

                            Et si on créait un site internet de rencontre pour les illégitimes? Stop… Vous pensez déjà au péché, aux condamnations pour trahison, à l’encouragement à l’immoralité. Soit. Je ne vous en veux pas, vous avez été élevé dans l’idée que l’amour conjugal est éternel et que quiconque le rompt, rompt également un contrat indéfectible et trahit ses serments. En plus, la Société vous a élevé dans l’idée que tout devait être absolu et on vous l’a fait croire à coups d’assurances, de sécurités sociales diverses et d’assimilation au béton. D’ailleurs, ne dit-on pas que le Belge a une brique dans le ventre? Oui, sauf que je connais plus de couples foireux que de réussites de l’éternel amour. Et que que le nombre de divorces, spécialement en Belgique (3 pour 5 mariages), invalide complètement le modèle. Eh oui… Si nous regardions la réalité en face?

Il y a une centaine d’années encore, on considérait qu’aimer sa femme était une attitude très pequenot. Les rois de France et d’ailleurs, les grands de ce monde jusqu’à Mitterrand, le vertueux socialiste incapable de trahison, les papes, les artistes, les grands de la physique, de la littérature et du reste ont tous eu quelques mariages… quand ils ont poussé la vertu jusque là… On peut d’ailleurs se demander si la vertu était la seule motivation… Soit…

Sur les sites de rencontre, les gens cherchent à bétonner un nouveau couple et procèdent selon les schémas de type avantage acquis: tout ou rien, amour toujours ou rien, etc. C’est d’ailleurs cet idéal inatteignable qui génère les déceptions en cascades. On ne cherche plus du bonheur mais de l’union sécurisée. Non plus des moments de paradis mais de l’éternité au purgatoire. Non plus des bonnes fortunes mais une rente d’amour qui rapporte du 3% de bonheur… Qu’apparaisse une femme ou un homme marié sur ce site et les autres sortent leur armada de condamnation. Pourtant, il y a des milliers de personnes malheureuses qui ne voient plus clair et qui souhaiteraient vivre autre chose autrement. Sans rien promettre parce qu’ils ont vu ce que cela a donné la dernière fois. Et sans rien attendre d’éternel parce qu’ils savent que… Mais ils ne rencontrent que des adeptes du bon de leur trésor à 3% d’amour sécurisé.

C’est pourquoi je crois qu’il faudrait concevoir un site des illégitimes… Un site qui favorise la rencontre sans que ce soit dans un but lubrique mais de simple rencontre pour le bonheur de s’autoriser à se sentir vivant et humain. Et surtout rien de plus si affinités confirmées! Ben quoi, vous ne vous attendiez quand même pas à ce que je fasse l'apologie de la soudure au titane!
*;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : conjugal, mariage, rencontres |  Facebook |

13/08/2008

Cellule d'assistance pluviologique

assistance-pluviologiqueL

 

                        Vous avez vu la météo pour demain? Oui, je suis désolé. J'y suis pour rien… Promis. Juré. La mousson à la belge continue. Et dire qu'on manque d'eau. J'arrive pas à y croire. Ça doit être de la propagande. Comme si l'Arabie saoudite manquait de pétrole ou la France de socialistes! Mais si vous saviez ce que je compatis…  Je suis vraiment triste pour vous. Et le plus étrange c'est qu'il n'y a même pas une cellule d'assistance psychologique.

C'est vrai! Regardez les infos! Un enfant a reçu une gifle d'un prof excédé par ce sale moutard, hop, cellule d'assistance psy pour tout le monde! Pour l'enfant, pour les parents et pour le prof à qui ça a échappé! Vous partez en vacances et la vue sur la mer était barrée par une pelleteuse? Hop, assistance psychologique. Votre pays est éliminé de la coupe de foot en 32eme de finale, hop, assistance psychologique. Les Français ne récoltent pas les médailles d'or qui leur reviennent de plein droit rien que parce que c'est la France, assistances psy… (ils vont manquer de psy si ça continue!), Ségoreine tire sur tout ce qui bouge: Sarkozy n'a PAS libéré Ingrid avec ses dents et ses petites mains à lui, d'ailleurs il avait un alibi, il était en train de la cambrioler! Et voilà qu'elle récidive pour plaindre les malheureux soldats qui ont dû subir l'épreuve de défiler devant le président syrien, ce sanguinaire!  Assistance psychologique pour tous les soldats du défilé! Notez, pour la météo alors là, rien! Rien de rien de chez rien! Vous restez sur TF1, l'île de la tentation et ses cocotiers avec des trisomiques extrêmes mais bien roulés et autres délires bas de gamme.

Alors comme je compatis, j'ai décidé de vous offrir une séance d'assistance psychologique depuis ma cellule (oui, ils vont finir par m'enfermer et ce sera pas dans une cellule d'assistance psy, cette fois!).

D'abord, je voudrais vous dire que vos parents vous ont beaucoup aimé. Que vous êtes quelqu'un d'important sur cette terre, même si vous n'y croyez pas. Et puis je voudrais vous dire que c'est pas votre faute si les prix augmentent et que vous gagnez moins. Et que les radars c'est pas pour vous faire les poches mais pour votre sécurité (si tu crois pas celle-là, ch't'en raconte une autre). Et que les hypertaxes c'est pour la solidarité et faire fuir les riches ailleurs, ces salauds. En fait, vous vous êtes très bien! Suffirait que vous arrêtiez de voter pour tous ces idiots et je vous trouverais même parfaits! En attendant, bon moral pluviopsychométrique à tous!

*;->)

12/08/2008

Trucages, piano et second degré

Trucages-et-pianoL

 

                            Quand j'avais sept ou huit ans, mon père m'emmena voir un film affreux plein d'attaques d'horribles sauvages indiens qui avaient même pas de fusil sur un train de bons cow-boys qui avaient déjà ce qui allait devenir le canon de beauté des Américains: Oui, les mêmes mais sans la beauté.
Mon jeune frère, lui, avait adoré le film. Eh oui, je n'avais pas su faire la différence entre la fiction et la réalité. J'étais malade à l'idée qu'on allait encore se tuer dans la séquence suivante. Depuis lors j'ai appris que les Indiens étaient payés et que leur sang était de la confiture. Du coup, j'arrive plus à m'émouvoir pour le film: je m'amuse à repérer les trucages. Eh oui, pas de juste milieu avec moi…

Pour ma femme c'est le contraire. Elle vit avec un poste de radio dans presque toutes les pièces de la maison. Chambre, cuisine, salle de bain, bureau, et elle en emmène un à la cave si "nécessaire". Oui mais voilà, quand on annonce qu'un enfant est mort de déshydratation dans une voiture au soleil, ma femme vit ça comme un génocide qui ne va pas tarder à l'emporter dans la foulée. Elle saute hors de la pièce et ne veut rien entendre. Je suis supposé la rappeler quand l'info est terminée. J'en profite pour changer de poste…  Quand ma femme m'ennuie avec ses critiques et commentaires divers destinés à me prouver que je suis une nullité de mâle, je lâche: tiens, t'as entendu? Il y a deux enfants qui sont morts pendus par leur père qui s'est suicidé en plus! Elle n'est plus là…! Elle vient de sauter par la première ouverture disponible. Un jour je vais faire ça plus près de la fenêtre, tiens. Juste pour voir.

Mais le sommet a été chronométré chez une madame Lakanne de mes connaissances. Figurez-vous que cette brave femme était incapable de regarder un film de Laurel et Hardy. Vous savez comment ça va, subitement ils vous emmènent un piano dans la benne du petit camion, au premier virage le piano verse dans le ravin et est complètement déglingué. Eh bien ça la faisait pleurer Madame Lakanne. Pensez, un si beau piano détruit comme ça. On avait beau lui expliquer que c'était du cinéma, elle rétorquait que pour le film on avait bien dû sacrifier un piano, point! Que ça ne changeait rien à la destruction du piano! Oui… pas faux… mais bon… Il était temps qu'on invente les images virtuelles pour celle-là! Quant à moi, je cherche les trucages jusque dans le journal du 20 heures. Quand je vois la belle Ségoreine, l'affreux Leterme, le trisomique Laurent, le croyant Bush ou le napalmant Poutine, j'arrive pas à croire qu'il n'y a pas un trucage, je me pince pour me réveiller…

Bon, là-dessus, je grelotte de soif avec ce temps d'été et m'en vais boire un canon. *;->)

23:01 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/08/2008

J’ai connu le plaisir sadique de tuer…

Plaisir-sadiqueL

 

                                Je fais une petite angoisse, là. J’ai découvert que j’étais un tueur au plus profond de mon moi-même. Je vous raconte. J’avais un collègue qui avait une peur bleue des chiens. Normal, il n’aimait que les chats. Quand il voyait ma douce et adorable chienne labrador, il se crispait. Un jour qu’il me disait sa peur alors que ma chienne dormait placidement à mes pieds, j’ai dit qu’elle ne ferait pas de mal à une mouche. C’est à ce moment qu’elle fit un mouvement brutal du sommeil apparent au GNAP sonore qui avala la mouche de service dans un bruit de babines effrayant...  J’avais pas l’air con, tiens!

Maintenant, c’est vrai que ces saloperies de mouches ont le don d’agacer. En plus, depuis que je sais que pour manger elles commencent par vomir de l’acide sur la nourriture et digérer tout ça in situ avant de le sucer avec une trompe qui traîne partout... je les aime vraiment plus du tout. On a beau me dire qu’elles ont un rôle écologique, ça développe chez moi une grosse aversion des écolos plus que d’amour platonique pour les mouches. Notez, pour les écolos, j’avais pas attendu les mouches...

Pour les vacances j’ai découvert l’arme fatale: une raquette jaune. Suffit d’ajouter les piles et de presser le bouton en l’approchant d’une mouche. Si elle touche la raquette, elle ramasse un million de volts qui l’électrocuite. Mais surtout, ça fait un petit bruit de grill électrique et une étincelle hypertechnologiques jouissifs.

Là, j’ai réalisé que mon bonheur d’avoir eu cette satanée mouche se doublait, à l’introspection, d’une immense jouissance de la voir griller et se ratatiner de douleur dans une souffrance atroce, cette salope de mouche, cette enflure de la nature, cette horreur d’insecte, cette erreur du monde vivant, cette fouille-m..., cette existence méprisable, cette vengeance divine contre notre espèce, cet excrément volant qui m’avait maintes fois transformé en épouvantail battant des antennes pour m’en débarrasser, celle-ci avait payé pour toutes les autres, bref, je jubilais comme un nazi à Auschwitz. Ben c’est justement ça qui m’a fait peur...

Moi, un type gentil et courtois, plutôt bien éduqué, compassionnel, même que j’ai donné pour le Tsunami et que j’achète des îles de paix tous les ans. Eh bien moi, capable d’offrir des fleurs à une vieille dame juste pour la beauté du geste et le brillant de ses yeux, j’étais devenu un nazi... J’ai jeté ma raquette aux orties et je m’interroge. Facile les bons sentiments, mais dans le fond, qui sommes-nous? Facile de condamner les nazis après coup... Mais s’il était malheureusement plus simple qu’on le croit de le devenir... Je vous laisse réfléchir là-dessus... *:->)

ps: A ceux qui n'ont pas la couleur dans le cerveau, je signale que ceci est de l'humour et que c'est destiné à nous faire réfléchir sur la vigilance que nous devons tous avoir sur nous-mêmes! Je dis ça parce que ce texte aborde un sujet délicat. Je mets donc les points sur les i ! Merci de ne pas m'assassiner avec des commentaires soupçonneux! J'ai jamais tué personne!

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : conscience |  Facebook |

26/07/2008

La confiance règne…

Confiance-règneH

 

                Je vous ai pas fait venir pour vous dire que j’adore les champignons... Pourtant je les adore. Le mot n’est pas trop fort. Ma femme c’est pire. Elle est partageuse et pas égoïste pour un sou. Mais... devant une assiette de cèpes elle est capable de vous mordre si vous faites mine de lui prendre sa gamelle... Et tout ça me fait penser à une autre histoire de mes frères. Je vous esplic.

Mon deuxième frère qui vit comme un Espagnol, et ça tombe bien vu qu’il vit en Espagne, avait été suivre des cours pour apprendre à choisir les champignons sans risquer d’envoyer toute la famille dans un monde meilleur.

Un jour, rentrant du boulot, il tombe sur un terrain vague bourré de délicieux champignons qui poussaient au nez et à la barbe des citadins plus habitués à les acheter en barquettes bleues que de les cueillir dans les champs. Il te me nous fait une razzia de deux grands sacs de chez Delhaize et nourrit sa famille morte de peur sous la contrainte de son nouveau savoir.

Le lendemain, toujours vivant, il décide de repasser par le champ. Et re-bingo, les champignons avaient repoussé dis donc! Il te refait une razzia mais cette fois-ci, il avait emporté plus de sacs et le soir, gentil, il passe chez ses frères pour distribuer des champignons. Ma femme et moi très heureux! On se régale avec une merveilleuse omelette.

Puis, il s’en va chez mon frère intellectuel, qui accepte les champignons avec un rien de suspicion, se laisse convaincre après avoir demandé cinq fois s’il était certain qu’il n’y avait pas de risque.

Mon  frère pas encore espagnol à l’époque, me raconte ça hilare en me disant «tu n’as pas idée! Il ne me fait pas confiance! C’est fou, j’ai du insister! Je crois qu’il se méfierait si je lui apportais des fraises, celui-là! Attends, je vais l’avoir» ... et le lendemain, il téléphone à mon frère intellectuel pour lui faire une farce:

- Dis, tu as déjà mangé les champignons?
- Non, dit mon frère intellectuel fonctionnaire... pourquoi?
- Ouf, je suis rassuré, mais écoute, c’est parce que je me suis trompé et ceux que je t’ai apportés sont dangereux en fait!

Et là, mon frère intellectuel fonctionnaire abonné au gaz:
- Non, mais ne t’en fais pas, je n’avais pas confiance et je les ai jetés!

Vous imaginez sans peine l’arroseur arrosé pas encore Espagnol à l’époque, par sa blague!...  Il poussait des cris de putois!  *:->)

24/07/2008

Service après vente…

Service-suisseL

 

                    Tout ce qui rentre fait ventre disait-on dans les provinces françaises… Oui, mais quand les vendeurs de voitures se sont empiffrés de votre commande, adios! Faut que je vous raconte l'histoire de mon ami suisse.

D'abord, il est Suisse! Ça veut dire qu'il a une conception de la fiabilité et du service après vente qui s'apparentent aux vœux de chasteté et de dévotion au client proches de ceux d'un Trappiste. Pour tenter de vous éclairer sur la conception suisse du service après vente, imaginez-vous qu'une grande marque avait proposé une promotion identique à tous les pays d'Europe: un verre avec une bougie à faire flotter dedans pour Noël à l'achat de trois minicassettes. Tous les Européens qui ont acheté ça ont fait flotter la bougie pour Noël et puis basta, ils ont utilisé le verre pour boire. Sauf les Suisses qui ont demandé de nouvelles bougies l'année suivante! Eh oui… service après vente!

Mon ami suisse, lui, avait deux VW depuis toujours. Bien que célibataire il ne peut s'imaginer être en panne pour servir ses clients. Donc, deux VW. Il les remplaçait l'une et puis l'autre au fil des années. Un jour, mécontent du service, il a menacé le réceptionniste: "si ça continue, je vais changer de marque!". La fois suivante il insistait: "vous ne me croyez pas, parce que j'ai toujours acheté mes voitures chez VW, mais vous allez voir, je finirai par changer de marque. Puis… "je n'ai aucune crédibilité quand je vous dis que je vais changer de marque parce que j'ai toujours acheté des VW, mais vous allez voir"! Eh bien on a vu ce qu'on allait voir. Je vous zesplic.

Par un beau matin, le voilà qui se pointe chez VW et son réceptionniste favori, dans la file des clients: "bonjour, je viens pour entretenir ma voiture, premier entretien". Le réceptionniste prend note du nom et demande la clé. C'est là que ça devient drôle…

Le réceptionniste: "mais c'est une clé de Mazda que vous me donnez!". Et là, mon ami fait un bond en l'air et hurle: "ah, je vous avais prévenu! Vous ne m'avez jamais cru, vous vous foutiez de ma g… en ne faisant pas les entretiens demandés, eh bien vous avez eu tort! La voilà ma nouvelle voiture! Et c'est plus une VW! Je vous avais prévenu!"

Là-dessus, il a repris sa clé et s'en est allé satisfait! La vengeance est un plat qui le démangeait froid depuis un moment! Le réceptionniste en a toujours les yeux ronds. Les clients de la file aussi, d'ailleurs…  *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : suisse, service, entretien |  Facebook |

18/07/2008

Bagnole cafteuse…

Bagnoles-cafteusesL

 
                                    Il y a quelque temps, je décide de rendre visite au concessionnaire qui m’a vendu ma voiture. Une bonne petite. Econome, bonne ménagère de la route et le feu au ventre quand il faut. Sans compter qu’elle est jolie et pleine de charme. Je me suis même fait à son accent teuton. Bon, je passe sur les grivoiseries faciles. C’était juste pour voir si vous écoutiez.

Le garagiste, le brave homme, auquel je demande de comprendre pourquoi un voyant reste obstinément allumé au tableau de bord, me fait ouvrir le capot. Il revient avec un godemichet électronique muni d’une prise imposante qu’il plante derechef  dans un plombage de mon auto (Derechef: quelqu’un peut-il me dire ce que cela veut dire, siou plaît? j’entends toujours ça et je connais pas ce mot, il s’impose comme ça sans que je l’aie appelé, se met dans mon texte sans s’essuyer les pieds. Mais qu’est ce qu’il fout là? En plus je le trouve pas beau).

Il s’en va à une quinzaine de mètres de là pour consulter un ordinateur monté dans un dressoir à roulettes électronique. Il tapote sur les touches, le brave homme. Et voilà ma voiture qui commence à cafter: “c’est pas l’airbag, c’est la ceinture qui marche pas». Laquelle? «Eh bien c’est celle du conducteur», le tout sur air gnangnan. Elle continue: “eh puis, vous savez, j’ai été conduite à 225 km/h et puis ils m’ont même montée dans les tours dans la zone rouge, à fond la caisse!. Et y zont pas fait ça qu’une fois, hein! Et même que si la police apprend ça... et puis, comment on va faire pour la garantie si mon moteur casse et que lui, là, vous prétend qu’il m’a bien conduite, gna gna gna”.

La brave homme: “ah, aaah!” Avec un clin d’oeil: “on aime rouler!”

Moi qui n’ai jamais poussé cette voiture au-delà d’un orgasme dominical standard, qui n’ai jamais fait que titiller de loin le 180 en Allemagne, juste une fois et avec complexe, voilà que ma voiture s’offrait des séances bestiales avec quelqu’un. Mais qui? Mon chien? Parfois je laisse les clés sur le tableau de... pendant que le chien... mais, non, pas le chien. Il aime pas les bagnoles d’ailleurs et j’ai un mal fou à le faire monter. Je ne vois que...

Le soir, apéro pour l’anniversaire de ma fille... Tout le monde est là. Je raconte l’histoire de ma voiture et comment elle a cafté tout ce qu’elle savait comme une gamine de 5 ans. Mon fils passe instantanément dans la zone rouge. 8.000 tours de langue pour expliquer comment, dans quelles circonstances, pourquoi....
Eh... je lui avais prêté ma voiture un week-end. F’ra chaud quand je recommencerai!   *:->)

PS: Histoire vraie. Votre voiture enregistre ce que vous faites, dorénavant… Pour protéger la garantie. Plus question de dire que vous l'avez jamais poussée dans les tours!

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16/07/2008

Mon mariage a été arrangé à mon insu…

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                                J’ai épousé ma femme à cause de Hitler... Partez pas! C’est vrai! Je vous zesplic...
Ben oui, ce cinglé était venu faire un peu de tourisme ici avec armes et bagages. Surtout les armes, d’ailleurs. Mon père avait 17 ans. Le gouvernement belgicain craignant que les jeunes soient envoyés en Germanie, leur a ordonné de prendre un vélo et de descendre dans le sud de la France afin de constituer une réserve de recrutement «pour si jamais»...

Mon père a pris son vélo et hop, à Biarritz avec l’appellation CRAB... Pas élégant mais signifiant: «Centre de Recrutement de l’Armée Belge». Il a travaillé à la ferme dans un village pyrénéen pour améliorer son ordinaire.

Quand les Belges restés au pays ont acquis la certitude qu’ils seraient désormais une nation allemande pour 1000 ans et sans espoir de redevenir steak et moules frites, les CRABs ont été rappelés et mon père a repris ses études. Quelques années après, à sa majorité, il s’est engagé dans l’armée US comme GI pour faire rentrer tous les touristes armés dans leur pays d’origine contrôlée... par les Alliés cette fois.

Attendez, ça va plus être trop long. Vous voulez un café ? Faites comme chez vous. Bon, donc, après cette période de tourisme intense et passionnel, mon père a épousé ma mère (plus logique que ça tu meurs!), ils ont fait des enfants dont un qui vous écrit et ils sont partis en vacances en passant volontiers dans le petit village pyrénéen pour revoir les gens dont mon père avait partagé le travail et la table. Et quelle table! La Gascogne...

On approche de la fin, là. Courage. Du sucre dans le café? Ça vient.

Mes parents ont acheté une maison pyrénéenne, planté des fleurs et l’eau courante. Ils ont refait la toiture, placé du carrelage et des des portes pendant que je m’occupais de ma nature profonde avec une des filles du groupe de jeunes que nous étions.

On s’ennuyait à mourir: pas de Playstation, pas de MP3, pas de kif, pas de musique tecno, pas de T-shirts marrants, pas de MacDonlad, personne avec des anneaux dans le nez, des perles agrafées sur la langue, pas de nanas en noir avec des bottes militaires, pas de TF1 et RTL, rien je vous dis! On était là à se gratter le ventre en attendant Madona et les autres. Pour se distraire on faisait du théâtre, on apprenait à jouer d’un instrument, on faisait de la montagne, que des conneries!

Alors on grattait le ventre de sa voisine plutôt que le sien et c’est comme ça qu’un jour on est passé du grattage au mariage... et on s’est mariés ma femme et moi.

Mais si le père Adolphe avait continué à faire des autoroutes plutôt que de faire du tourisme, eh bien je serais pas là pour vous écrire...Comme quoi ça tient à peu de choses... et que c’est bien à cause ou grâce à Hitler selon les jours, que je vivorce (ben oui, y a du tirage!) avec ma femme! *;->)

Bon, je vous rends à vos occupations de grattage... Pour le tirage, c’est vous qui voyez.
*;->)

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15/07/2008

Cormoran…

cormoransL

 
                            Pas facile d'expliquer les choses aux autres. Par exemple, pour vous expliquer les ondes radio, on vous a sans doute montré qu'un caillou jeté dans l'eau provoque des petites vagues, des ondes. C'est pas tout juste parce que les ondes radio peuvent se propager dans le vide absolu, mais ça donne une idée. Quant il s'agit d'expliquer l'entropie ou d'autres concepts complexes, ça devient franchement difficile. Ça m'est arrivé avec mon petit-fils ce week-end. Il m'a demandé ce que c'était que les impôts. Il a de ces questions, celui-là, je vous jure… Enfin, quand faut y aller faut y aller. J'y fautyallé.

Je cherchais un exemple. Pratique ça les exemples pour esspliquer quelque chose. Oui, je sais, comparaison n'est pas raison mais quand même.  Et là j'ai trouvé. Je vous zesplic.

Il existe en Chine des pêcheurs qui ont trouvé un truc génial. Ils ont repéré que les Cormorans adoraient les poissons et qu'on pouvait les apprivoiser pour nous approvisionner… Ils envoient donc le cormoran chercher le poisson. Mais le cormoran n'est pas plus con que vous et moi, il bouffait le poisson en l'avalant vite fait avant que le pêcheur eût le temps de le lui prendre. Il eût donc l'idée de mettre une petite cordelette autour du long cou du cormoran si bien que celui-ci ne peut plus rien avaler! Il revient avec son poisson et hop, le pêcheur s'en empare alors qu'il essaie de le déglutir.

J'ai donc raconté ça à mon petit-fils en lui expliquant que c'était ça les impôts. Vous travaillez, vous attrapez de l'argent avec votre travail et au moment où vous allez le déglutir, c'est à dire le dépenser, l'Etat le rattrape par la queue et vous le prend! Et vous, vous restez là comme un cormocon avec votre cordelette autour du cou. Cruel, non? C'est du moins ce qu'a estimé mon petit-fils. Il ne trouve pas ça gentil et m'a assuré qu'il enlèverait vite la cordelette dès qu'on essaierait de la lui mettre autour du cou. Pauvre bout de chou… il ne se rend pas compte qu'elle est en titane la cordelette… sans parler d'une autre corde au cou! Mais c'est pas le sujet.

Et voilà comment mon petit-fils a bien compris ce qu'était l'impôt. Et vous, vous voyez comment, maintenant que vous connaissez cette histoire? *;->)

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06/07/2008

Ils se feraient moins mal en tombant

AltitudeL

 
                                        Ce qui me gène dans les accidents d'avion, c'est qu'ils se font fort mal en tombant. L'altitude est dangereuse, on sait ça depuis longtemps. On l'a dit et répété, mais il se trouve toujours des gens pour faire le pitre sur des échelles ou avec des avions.

Or, plus vous allez haut plus vous vous faites mal en tombant. Clair. L'altitude est le facteur aggravant des accidents d'avions, comme la vitesse est le facteur aggravant dans les accidents d'auto.
Et que croyez-vous que fait la police? Rien! Elle laisse voler les avions en altitude. Ils ont pourtant des radars, ils pourraient verbaliser! Mais non, ils laissent faire. Or, pour aller haut, il faut aller vite! Sinon vous décollez pas! Là aussi, vous ajoutez un facteur aggravant: celui de la vitesse. Ils cumulent ceux là! Altitude + vitesse…  Personne pour verbaliser, ça vous fait des accidents en free tax, si vous voulez.

Cerise sur le gâteau, les avions roulent même pas sur des routes. Donc, ils s'en écartent et donc ils se rentrent dedans. Il règne un de ces  turbo-bordels là-haut, je vous dis pas*.

Pourtant, on pourrait facilement résoudre ce problème. Vous me connaissez, j'œuvre pour le bien du monde. Je ne suis jamais avare d'une bonne idée pour aider. Et là, j'ai des suggestions. Je vous zesplic.

Par exemple, il faudrait avant toute chose que les avions volent moins vite. Pas plus de 130 par exemple dans le ciel. Ensuite il faut qu'ils volent moins haut. Pour pas se faire trop mal en tombant. A cinq mètres au-dessus du sol par exemple. Enfin, il faudrait qu'ils circulent sur des rails parce qu'on m'a dit que les pilotes étaient souvent bourrés. Je vous l'avais dit, ça? Non, pas encore. Un jour, j'en ai vu un au bar à Genève Cointrin. Il attendait que les passagers embarquent. Son copilote veut lui resservir un whisky… Réponse du commandant: "non merci, je dois conduire quand j'arrive à Bruxelles". Vous y penser ce que vous y vouler, hein…

Oui, me direz-vous, mais un avion qui reste au sol sur des rails ça existe et ça s'appelle un train! Ben oui. Vous avez presque tout compris. Pour expliquer le reste je dirais qu'un automobiliste qui doit rouler à 120, 70, 50, 30, 0 avec les jours sans voitures km/h et se faire vomir sur des casse-vitesse, ça s'appelle un homme des cavernes. Enfin, on y va tout droit! *;->)


*D'autant plus que depuis peu, les avions peuvent se croiser à 200 mètres de différence d'altitude alors qu'avant c'était 400. Aux familles des passagers nous présentons nos condoléances anticipées.


05/07/2008

Le Suisse et les Balinaises…

Tulipes-Suisses-L

 
                                Je n’aimais plus offrir des fleurs. Ce jeu d’équivalences entre valeur monnaie et importance de l’obligation caractérisé par le «un bouquet à COMBIEN?» du fleuriste… et puis cette facilité qui dispense d’une réelle intention de faire plaisir, cette attention déléguée aux végétaux par procuration… tout ça me dérangeait.

Le point culminant de l’offre de fleurs-obligations fut sans doute atteint par un de mes amis, brillant mais rustre, un samedi matin. Il sonne, j’ouvre la porte et son bras part comme un uppercut à la boxe pour me flanquer un bouquet de tulipes sous le nez: «tiens, tu donnes ça à ta femme, mais si ça fait des allergies ou des trucs comme ça pour les gosses, tu jettes ça par la fenêtre, pas de problème, salut, tu vas bien?»… Je connais mon ami… je me marrais.

Le bouquet reçu et mis dans un joli vase — nous aimons les tulipes— nous avons travaillé ensemble l’ami et moi mais je le voyais tourner fréquemment la tête vers les fleurs. Celles-ci se laissaient aller comme seules les balinaises le font (c’est comme ça que nous appelons les tulipes parce qu’elles arrondissent leurs tiges comme les danseuses balinaises tracent de jolis mouvements dans l’espace avec leurs bras). J’ai fini par lui poser la question: qu’est ce qui ne va pas?

- Mais regarde ça, mon vieux! Ces foutues fleurs ne valent rien! Elles sont pas fraîches! Je me suis fait rouler!
- Non, ne t’en fais pas, c’est normal, toutes les tulipes font ça! Il aurait fallu mettre moins d’eau, peut-être.
Mais il ne voulait rien savoir et s’est excusé pendant le repas et encore en nous quittant. Le lendemain matin, dimanche, à l’heure des Témoins de Jéovah, coup de sonnette. C’était mon ami avec de nouvelles tuilpes!
- Tiens, tu donnes celles-ci à ta femme. On m’a garanti qu’elles étaient bonnes, cette fois-ci! Et tu jettes les autres avec toutes mes excuses.
Ah oui, vous ai-je dit que mon ami est Suisse?… Ponctualité, fiabilité!

Alors, un jour que j’étais invité chez des amis, à la question du prix du bouquet chez le fleuriste, j’ai répondu par de vraies intentions: je voudrais un bouquet dans des teintes pastel…, je voudrais que les fleurs se découvrent au milieu des teintes vertes variées…, je voudrais que les fleurs du milieu soient plus bas que les autres pour qu’on les découvre en entrant dans le bouquet… , je voudrais une note de parfum frais… je… une touche de nacre?

La fleuriste eut l’air étonné, puis, elle est entrée dans la poésie. Plus tard je l’ai offert presque à regret. Je l’aimais bien moi ce bouquet. Le donner, c’était vraiment s’en séparer: un don. Et puis… la personne qui l’a reçu a été heureuse de découvrir qu’il avait été fait pour elle quand je lui ai raconté ce que j’avais voulu faire. Depuis lors, je compose toujours mes bouquets comme ça. C’est sans doute plus fatigant! Mais c’est tellement plus agréable de rendre la vie aux fleurs et à nos amitiés! Ah les Suisses et les Balinaises…  *;->)

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04/07/2008

Déchirements…

Déchirements-L

 
                    Je vais vous raconter une belle histoire qui se termine mal. Et j’arrive pas à la digérer... Bon, voilà...

Vous êtes fou amoureux tellement que vous pouvez pas attendre d’avoir refermé la porte de l’appartement pour vous grimper dessus et libérer vos pulsions les plus folles. Pensez ensuite à ces milliards de spermatozoïdes qui foncent à toute allure sur le circuit et à ce micro-Schumacher qui atteint l’embryon avec une bouteille de champagne qu’il secoue pour bien montrer qu’il a gagné. Et l’embryon de se développer, puis vient la séquence si émotionnelle et vive de l’accouchement et tout ce qu’il faut d’amour et d’efforts pour faire vivre ce petit bout qui devient enfant... qui marche... qui parle... qui vit, qui tombe, se relève mille fois, progresse, avance, étudie, apprend à nager, à lire, à compter, à faire du judo, à jouer du piano, même mal, mais ça fait rien, il vous faudra supporter sa batterie, là au moins il est bon, même si c’est bruyant...

Le talent a un prix... tout comme la patience des parents. Ouf! Il a 18 ans! Il fait des études, il a une petite copine qui excite le père; sa première bagnole, sa première médaille de gagnant au bowling un samedi soir... tout! Vous êtes fiers hein? Ouaip... sauf que ça va s’arrêter net. Il est engagé, premier job. Oui, mais l’époque... peu de boulot... les Chinois... etc. Bref, il est engagé aux Beaux Arts ou au Cinquantenaire pour les grandes expositions thématiques. Vous êtes re-fiers, hein? Allez, avouez! Normal après tout ce que vous avez fait pour lui et tout ce qu’il a fait pour lui-même, aussi!

Oui mais voilà... son job n’est pas celui que vous aviez espéré pour une si belle et si grande aventure humaine de la Vie. Il est à côté de la caisse où l’on paie les billets. Les gens disent «deux entrées» à travers « l’hygiaphone» et puis ils paient, reçoivent leurs tickets et s’éloignent. C’est là qu’est votre enfant. En beau costume. Il prend votre billet, le déchire et vous le rend. Il a fini. Vous pouvez entrer.
Vous vous rendez compte un peu? Cette société à la con a créé un emploi: déchirer votre ticket!... 12 ans d’école minimum... la course du spermatozoïde et tout... tout ça pour ça! Je n’arrive pas à y croire!  Il doit y avoir dans cette fonction une importance que je ne comprends pas... ou alors quelque chose d’autre qui m’échappe...

Philosophiquement quelque chose en moi se révolte chaque fois que je tombe sur une personne humaine à qui on a donné pour rôle sur cette terre de déchirer les tickets! Désolé, il y a un truc que je comprends pas... Mais il y en a tant au jour d’aujourd’hui... Je suis peut-être trop sensible, j’ai peut-être un respect mal placé pour l’Humain... *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : job, mepris des humains |  Facebook |

03/07/2008

Help! Qui a bouffé toutes mes cerises?

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                            Moi pas comprendre. Mon cerisier était PLEIN de ces trucs rouges avec des queues vertes... Il y a 13 ans, mon fils, qui avait entendu que nous souhaitions maîtriser un peu la croissance de l’arbre, a voulu bien faire et nous a coupé toutes les branches... du bas!  Depuis lors, on doit monter sur une échelle avec un râteau au bout du bras pour en attraper une... sur ce croisement entre cocotier et cerisier (de la racine coco: mon fils et cerisier: l’arbre)...

Mais, l’an passé, ma femme a trouvé une autre méthode: «tu sais, le plastique pour peindre, celui qu’on met au sol..., on va secouer l’arbre et les cerises vont tomber dedans». Y en a là-dedans... Bon, on secoue les branches avec le râteau et les cerises tombent comme une céleste manne sur ta... fraise. Sans jeu de mot.
Cette année, le cerisier a encore grandi de quelques centimètres, mot dans lequel il y a quand même «mètre»! Donc, voilà ma femme repartie avec son râteau... qui m’ordonne de secouer le cerisier comme un... prunier...  Y a des raisons: c’est que sans canicule, les cerises tiennent trop à leurs... queues! Donc... nous sommes restés à ramper sur le gazon... «sans chemise, sans pantalon»... dit la chanson. Là c’était sans cerises et l’air con.
J’ai émis l’idée que les cerises n’étaient pas assez mures. (Sans jeu de mot!) «Oui, mais Y doit bien y en avoir qui sont mures, dans le tas, non?». Ben non... ou alors les queues sont de chez queues de qualité .com ...  Bref. Ma femme: «mauvaise foi masculine..., paresse..., tu préfères les payer que les cueillir...»

Trois jours plus tard... elle entre brutalement dans mon bureau et hurle: «où sont les cerises?» Je saute le long du mur les bras en l’air: «je sais pas... je suis innocent!... j’ai un alibi». Elle insiste: «toutes les cerises ont disparu! Ne me dis pas qu’elles se sont envolées!». D’abord je savais même pas que ça volait des cerises. Ensuite, j’y ai pas touché. Je le jure sur la tête du pommier.

Hypothèse 1 Les avions passent vraiment très bas ici juste au-dessus de nous... Mais ils peuvent quand même pas ouvrir les hublots, non?

Hypothèse 2 Le chien les a mangées... mais bien que goinfrissime, le Labrador est court sur pattes et ne saute pas à plus d’un mètre cinquante. Il peut agiter les oreilles mais il n’a jamais pu prouver qu’il pouvait voler de cette façon. Exit le chien.

Hypothèse 3 Les merles pillent systématiquement les arbres. Oui, mais où mettent-ils toutes ces cerises? A la caisse d’épargne? Réservée aux noisettes, en principe...

Hypothèse 4 Il nous arrive d’avoir nos voitures couvertes d’un sable rouge qu’une tornade au Sahara a ramené ici... Je ne vois plus que ça: il y a eu beaucoup de vent ces derniers jours, il a emporté les cerises et est en train de les semer au Sahara...

C’est mon explication préférée parce que pour une fois, ce sont les pauvres qui reçoivent les produits des riches...  Mais je n’ose pas imaginer ce que donnera la prochaine tempête à Tahiti qui va nous faire pleuvoir des noix de coco de leurs cerisiers!...
*;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cerises, cueillir |  Facebook |

01/07/2008

Un beau dimanche!

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                    Un dimanche, mon ami Philippe a eu à gérer un cas de conscience assez étrange. Faut vous dire que Philippe n'était pas vraiment doué pour ce genre d'exercice. Il était plutôt un intellectuel hybride qui parlait chinois, jouait de la cornemuse, de la guitare, dessinait avec talent et avait un humour d'enfer… Oui, l'affiche pour le feu d'artifice à l'occasion des fêtes de la francophonie avec le slogan: "un spectacle enflammant", c'était lui… Les politiques n'y ont vu que du feu… pas une question linguistique! Mais c'est pas le sujet.

Le sujet c'est que ce foutu dimanche, il s'était levé tard et sa femme encore plus tard. Bref, il était 13 heures et ils n'avaient pas le début d'un dîner prévu… Mais ils commençaient à avoir la dalle. Ils ouvrent le frigo où dormaient des trucs plus dans le style monacal que dominical. Ils ouvrent les armoires et découvrent des sachets de pâtes entamés et peu accueillants. C'était pas dimanche… Du pain? Plus assez… Les sardines? Trop portugaises pour un dimanche. Non, je dis ça comme ça, cherchez pas. Quelques pommes de terre dans leur sac et aucune envie de les éplucher… L'ennui. Morne plainte…

C'est à ce moment là que le miracle eût lieu: le chat, un solide matou, leur solide matou, rentra du jardin avec un magnifique poulet dans la gueule et il s'apprêtait à le dévorer au calme… Le poulet était encore dégoulinant de son huile dorée, tout chaud, tout cuit, tout prêt! Oui, c'était le dîner d'un voisin. Mais lequel?

C'est là qu'apparaît le cas de conscience. Aller poser la question aux voisins c'est risquer d'avoir des problèmes sans fin avec eux pour le chat… Remettre le poulet qu'ils ne mangeront plus… qu'ils se feront rembourser en râlant pour détruire les bonnes relations… Pas top! Et n'oubliez pas qu'ils avaient faim… Ils salivaient.

Ils ont donc décidé de voler le poulet au chat pour se le manger et se sont mis à éplucher joyeusement les pommes de terre qui devinrent vite des frites. Une boîte de compote de pommes a subitement pris du sens et a été réchauffée. Ce fut un beau dimanche avec un bon poulet pas cher ni fatigant à préparer! Un vrai jour du seigneur!

Quant aux voisins prévoyants et punis comme des cigales, ce qui est injuste…, ils se demandent encore s'ils avaient pris soin d'enlever toutes les plumes des ailes du poulet avant de le cuire!  On est peu de chose, hein… *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : chat, poulet, humour |  Facebook |

30/06/2008

A bas les mots de passe!

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                                    Dans le temps j'aimais la vie, je trouvais les femmes mignonnes en hiver et craquantes en été, j'aimais le parfum des fleurs, le bon vin, regarder un bon film à la télé. Et puis, vous me connaissez, j'aime donner mon avis sur tout et sur rien comme tout beauf qui se respecte et j'y vais de mes commentaires sur les sites internet.

Oui mais voilà… depuis lors on a inventé la sécurité, les mots de passe, les pseudos et les machins dans lesquels il faut recopier des lettres… Pour votre compte en banque, je comprends, mais quand il s'agit d'un site n'importe quoi je ne comprends pas pourquoi il faut multiplier les sécurités.

Jusque là, les seuls mots de passe que j'avais eus à prononcer me servaient à dégrafer le soutien gorge de la dame à qui je les prononçais. Et là, pas besoin de pseudo! Et même, plus le mot de passe était différent du précédent, mieux ça dégripait les relations. Après, vous savez comment ça va, une fois que vous avez le code, la dame ne vous pose plus la question à chaque visite! Pas de "un instant je vérifie votre code secret". Pas de risque d'être enfermé dehors…

Avec les sites à la con qui vous demandent des codes, des pseudos, des mots de passe, et j'en repasse, eh bien vous ne vivez plus parce qu'une  fois, le mot de passe est déjà pris et vous devez en choisir un autre que vous oubliez de noter et la fois suivante, sur un forum, pour aider quelqu'un on vous jette comme un malpropre… Consternant.  Humiliant, fatigant. En attendant vous êtes enfermé dehors… Ça m'arrive tout le temps. Et puis il y a les sites qui vous demandent plus de 5 lettres et ceux qui n'en acceptent que cinq, et ceux chez qui tout est déjà pris et où vous vous retrouvez avec "moi pas le même 251", etc.

Riez pas, tous ces ingénieurs aux brillantes études sont dans la rue et au Balhaize avec vous! Fiers de leurs études et jobs alors qu'ils nous pourrissent la vie avec leur vision sécuritaire limitée et inculte au bout de leur nez! Moi, maintenant, je regarde les gens dans la rue et je me dis: ce type est peut-être le salaud  qui a créé un système de code sur un site. J'hallucine. J'en vois partout! Je perds la raison… un jour j'étranglerai un promeneur qui n'y peut rien en pensant qu'il crée des verrouillages informatiques de codes et de mots de passe. Je sens que ça vient…

*;->)