14/07/2010

Mensonge et progrès

 

Mensonge-progrèsL

 

 

Vous est-il déjà arrivé d'entendre qu'une idée parfaitement logique et de bon sens pouvait être contredite de trois façons différentes par quelques intellectuels ou politiques qui tordent le cou aux raisonnements? Pire, leurs arguments sont solides! On se pince pour y croire. Bref, tous les points de vue sont toujours défendus par quelqu'un pourvu qu'ils soient possibles. C'est à peu près aussi décourageant que la mauvaise foi dans une dispute conjugale.


Du coup, vous comprenez le "nul n'est prophète…". Toute idée, même la meilleure, se fracassera toujours comme un oiseau sur une vitre qu'il n'a pas vue. Seule la fatigue des opposants, le refroidissement du thème et de ses enjeux et le temps, auront raison des arguments malins qui ont été opposés. L'idée en soi ne suffira jamais à convaincre par sa beauté et sa justesse lorsqu'elle est neuve. Voilà pourquoi le monde progresse si lentement sur le plan humain par rapport aux progrès galopants des téléphones portables par exemple!


Il existe cependant une façon de faire progresser votre idée. C'est de la porter comme un mensonge. Tant que vous croirez en la justesse de votre idée, vous la défendrez honnêtement, vous équilibrerez vos raisonnements et vous agirez de façon responsable. En d'autres termes, vous serez faible. En revanche, si vous ne croyez plus en votre idée, vous allez envisager des arguments auxquels vous n'aviez pas pensé, vos arguments seront plus forts, incisifs et perforants. Ils auront la puissance de la dispute conjugale! Vous les ferez progresser.


Ceci nous éclaire: voilà pourquoi les bonnes idées ne progressent pas spontanément ou par leurs créateurs mais par les politiques. Ceux-ci savent comment argumenter en toute mauvaise foi puisque pour eux, la fin justifie tous les moyens.


Moralité, si vous voulez faire aboutir vos idées honnêtes, mentez!


C'est pas un bon conseil, ça? Merci…, merci qui? On donne la belle main et on cesse de mettre ses doigts dans son nez!   *;->)

 

09:00 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/04/2010

Pour plus de modestie scientifique!

 

Science-et-modestieL

 

                 Pour un ingénieur tout est clair. On mesure, on calcule et on transforme le monde comme on veut. Evidemment, il faut les bons instruments de mesure qui vont de la règle aux spectographes. Il faut un cerveau apte à apprendre des procédures et des outils pour construire les ponts ou les médicaments sur base des calculs. Je simplifie un peu mais en gros c'est ça.


C'est la Science. Si on n'arrive pas à mesurer dans un domaine ou l'autre c'est qu'on n'a pas encore les bons instruments. Mais dans l'esprit de l'ingénieur ce n'est qu'une question de temps et de moyens. Parce que le processus scientifique est souverain et peut s'appliquer à tous les domaines. Un ingénieur m'a même déclaré un jour que si l'on ne parvenait pas à traiter rationnellement les mésententes hommes-femmes ce n'était qu'une question de temps. Suffit d'avoir les instruments de mesure… Bonne chance!** Surtout avec ma femme, mais c'est pas le sujet.


Oui ben voilà… le problèmes est là! Les instruments tardent à venir. On peut même dire sans se tromper que si la science excelle dans l'étude et la manipulation de la matière jusque dans ses derniers retranchements physiques, elle peine à traiter du vivant et se plante carrément sur les choses de l'esprit! Notre civilisation technicienne a deux cents ans. Elle progresse toujours sur le paradigme scientifique.  En revanche, les médecins avouent que la médecine n'est pas une science exacte et la politique, la justice, la psychologie, la philosophie… patinent toujours et vont même de plus en plus mal. Par  complexe, ces domaines se font appeler "sciences humaines"… mais ça leur va comme un caleçon fleuri au chanteur Carlos.


En d'autres termes, le discours de la méthode scientifique semble bien pauvre face à l'esprit. L'informatique va vite, mais du point de vue comportemental elle est très inférieure au plus débile des singes engagé en politique ou non. Et c'est pas près de s'arranger… 


Tout ça pour dire que la différence entre un ingénieur et moi c'est que lui pense la Science comme La Vérité dont on n'a pas encore rempli toutes les cases et moi je crois que la Science, utile par ailleurs, est un frein au progrès de l'Humanité comme espèce pensante et vivante. Pire, la science jouit d'une image tellement brillante qu'on vénère tous ses dires, fussent-ils plein d'effets pervers… comme souvent! *;->)


**Gageluufda pour les Bruxellois qui parlent encore Tintin…

 

09:30 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : ingenieurs, science, philosophie, societe |  Facebook |

28/10/2009

Sidinternet…

SidinternetL

 

                                 Les week-end ne me valent rien. Voilà que mon cerveau m'a de nouveau fatigué. Et comme je suis lent d'esprit il peut pédaler des heures avant de percoler une idée la plupart du temps loufoque. Quoique… Quoique cette fois, il m'a sorti un truc qui n'est pas faux, je vous zesplic.

Voilà, dans les années 80, qu'est ce qui est apparu? On peut lever le doigt mais on n'en profite pas pour faire les pitres, d'accord? Sinon j'arrête tout de suite. Oui, toi, au fond du Luxembourg… Le Sida? Oui, bonne réponse. Alors, c'est quoi la caractéristique du Sida? Oui, il tue mais à part ça? C'est une maladie auto-immune, un virus qui trompe vos défenses et en profite même pour prospérer. Qui a dit "comme l'Etat ou les banques"? C'est toi, Charles Roi? Tu sors! Comment? Je m'en tape que ton père soit socialiste wallon, tu sors. J'ai même pas peur et NON, je n'ai pas besoin d'une nouvelle maison avec piscine.

Eh bien, l'internet fonctionne un peu de la même façon. Il a été conçu par l'armée qui voulait un réseau qui ne puisse pas être interrompu. Vous envoyez un message de Bruxelles à Ostende mais pas de bol, les écolos viennent de faire péter la ligne téléphonique. Avec le téléphone c'est fini. Ça passe plus. Mais le principe de l'internet c'est de découper l'information et de la passer par petits paquets intelligents bien fermés. Si ils rencontrent un obstacle, ils rebroussent chemin et s'en vont vers leur destinataire par une autre voie même s'ils doivent y aller par Tokyo! Quand tous les petits paquets sont arrivés dans votre Mac par des voies différentes, ils sont vachement contents de se revoir et votre ordinateur les remet dans le bon ordre. Génial.

Mais comment voulez-vous que les Etats ou la police arrête ça! Ça a été conçu pour que rien ne puisse l'arrêter! Comme le virus du sida. Impossible de bloquer une frontière, ça passera par une autre. Bref, plus rien ne s'oppose à ce qu'une conscience planétaire et non plus nationale s'impose. On pourrait même imaginer des Etats internet qui se créeraient d'après leurs citoyens où qu'ils soient et non plus par la géographie. Qui a dit, comme avec le pape? Qui ça?… Encore une remarque et j'arrête! Je poursuis. On s'organiserait entre nous et on se révolterait contre nos états locaux! Vous imaginez le capharnaüm? Tout devient possible. Qui a dit "Surtout le pire"… Bon, j'arrête! Qui a dit "ça tombe bien?". *;->)

13:00 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : internet, sida, civilisation |  Facebook |

13/09/2009

Plaidoyer pour un Humanerism…

HumanerismL

 

                              On nous promettait BigBrother pour 1984. Il a pris un peu de retard mais rassurez-vous, il est bien arrivé! Cette fois, ça y est. Pour ceux qui n'ont pas la couleur, je rappelle que BigBrother est le personnage du roman "1984" de Georges Orwell. Le Grand Surveillant qui fait de nous des êtres fliqués et sous contrôle dans un état policier. On y est.

Sur la route les radars vous espionnent et vous sanctionnent automatiquement sans intervention humaine. La nouvelle génération qui arrive va contrôler votre distance de sécurité avec la voiture qui est devant vous… Sanctions à la clé!

Les GSM, les cartes de crédit vous localisent et vous suivent à la trace. Les nouvelles poubelles équipées de puce contrôlent désormais le poids de vos déchets pour contrôler votre obéissance aux écologistes… et vous taxer, sanctionner…

Pour contacter une banque, une assurance ou autre… tapez un, tapez deux, etc. Et si vous arrivez à parler à un humain, il est à Tiziouzou, n'a jamais vu un blanc autrement qu'avec un fouet et il est enfermé dans un faisceau de procédures déshumanisées.

Dans les supermarchés et les autoroutes on vous prie désormais de faire le travail vous-même pour scanner et payer, ce qui déploie encore plus de simili-flics de sociétés de sécurité qui engagent des rambos bizarres et primaires… Après la Société de Services, le service tertiaire, voici la Société Do-it Yourself…

Les Allemands ont créé la prime de pension réduite pour les fumeurs, vu que… C'est beau la science statistique, non? Déjà que c'est Bismark qui avait inventé la retraite pour les vieux en prévoyant que les ouvriers paieraient pour les autres vu qu'ils mouraient plus jeunes… Ils sont bons les Allemands!

Après le consumerism, il va être urgent d'inventer le Humanerism… pour restaurer l'humain.  Parce qu'enfin, qui aura les moyens de s'acheter ce qui est produit quand tout le sera par des robots? Et où vont nos libertés?… Nous sommes bardés de mécaniques de régulation qui pissent du dysfonctionnement partout et de plus en plus confinés dans un état binaire: j'ai le droit, j'ai pas le droit… Point.

17:52 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : humanerism, robots, big brother, radars, gsm |  Facebook |

28/05/2009

A l'oubli du temps gagné…

Oubli-du-tempsL

 

                               Je voudrais vous parler d'un truc qui n'a l'air de rien mais qui est tout à fait fondamental pour notre vie. Voilà. Vous faites une bêtise et on vous enferme dans une cellule de trois mètres sur cinq. Privation de liberté. Pas drôle… Si vous vous retrouvez dans une chambre de même dimension mais au club med vous supporterez mieux mais uniquement parce que vous pouvez en sortir. Et ne dit on pas que l'on embarque amis sur un bateau et que l'on en revient ennemis? Eh oui, être confiné dans un espace ridicule est très mal vécu. Parce que les deux dimensions humaines sont précisément l'espace et… le temps.

Eh bien c'est de la même chose que je veux vous parler mais appliqué au temps. Ce que vous ne supportez pas comme privation d'espace, vous êtes obligé de le supporter pour le temps humain. Depuis l'invention du balancier et de l'horloge, les Occidentaux ont découpé le temps avec précision. Avec Taylor et la trop fameuse taylorisation, le temps est parcellisé. Nous vivons à la minute près. Les trains, l'heure des infos, le rendez-vous… Bref, on nous fait vivre dans le temps ce que nous percevons comme un emprisonnement quand il s'agit d'espace. Nous nous croyons libre parce que nous pouvons sortir de notre bureau de trois mètres sur trois pour aller boire un café mais nous pointons au propre comme au figuré dans toute notre vie. Les animaux n'ont pas cette contrainte. Ils vivent leur temps physiologique. Un jeune français nommé en poste dans un oued algérien à qui un Arabe proposait de lui rapporter un pain, l'a vu revenir trois jours après avec ledit pain… Nous avons les montres, les Africains ont le Temps, disait un philosophe…

Nous avons l'illusion de la liberté dans l'espace mais nous sommes les prisonniers du temps occidental. Avec quelques soupapes illusoires: les vacances, la récupération du temps de travail, les week-end. Un peu comme on autorise les prisonniers en fin de peine à sortir de leur cellule le week-end… Certains ne reviennent pas… mais la liberté retrouvée les grise et ils refont des bêtises… Il en va de même pour beaucoup de retraités qui, libérés du temps, perdent leur vie, s'affadissent ou n'ont plus de temps pour rien par désorganisation de leur liberté soudainement retrouvée. C'est pour cela que, de temps en temps, je pratique une activité qui me permet de me retrouver: dessiner un paysage, caresser mon chien ou me perdre dans les villages du bordelais… et dans le temps…*;->)

17/04/2009

Encore un suicide sur les rails d'un train miniature!

Suicide-train-L

 

                    Vous pensez que seuls les grands trains peuvent tuer? Que les trains miniatures ne peuvent pas? Vous vous trompez… Je viens encore d'être témoin d'un suicide sur une voie ferrée miniature Marklin. Je vous zesplic.

Un jour, j'ai vu un type qui a avait gagné le championnat mondial de cracheurs de noyaux d'olive. Mondial! Ça vous épate pas vous? Il mettait un noyau dans sa bouche, gonflait les joues et tapait dessus avec ses poings. Le noyau était éjecté à une dizaine de mètres. Puis, un autre jour, j'ai vu un gars qui était champion de France de l'imitation du cri de cochon. Non non, un Français, pas Dehaene. D'ailleurs lui ne le fait pas exprès et je vous demanderais un peu de respect. C'est déjà assez triste comme ça. En plus, ce blog est surveillé et si vous dites n'importe quoi on va pas s'en sortir. En tout cas, pathétique mais presque, l'imitation du cri de cochon. Impressionnant. D'ailleurs il paraît qu'il y a peu de différences entre notre ADN et celui du goret mais bon… On n'y peut rien quoique ceci explique peut-être cela que je ne détaillerai pas ici, m'énervez pas.

Alors je me demandais comment on pouvait devenir champion du monde ou même de France du cracher de noyau d'olive ou de l'imitation du cri de cochon. Faut foutrement avoir rien à faire ou n' avoir aucun autre talent. Mais ça c'est pas possible, on a tous quelque chose à faire qui nous amuse et on a tous un talent cochon, caché, plutôt. Je n'ai vu qu'une explication: il faut souhaiter démissionner du genre humain, se dire que tout est tellement con, faux, malhonnête ou absurde qu'il n'y a plus qu'à se faire sa petite absurdité à soi. Philosophique, finalement. Quand j'ai eu compris ça, je me suis dit que je respecterais ces gens dorénavant.

Oui mais les petits trains, alors? Eh bien c'est pareil. Quand vous ne croyez plus dans l'humanité, que tout vous semble vain, que vous vous méfiez de votre propre aptitude à penser, que vos conclusions philosophiques sont qu'il n'y a plus qu'à se tirer une balle dans la tête, vous vous suicidez virtuellement en développant un train miniature qui occupe tout votre cerveau pour rien. Le chemin de fer du nénant. La conquête de l'ouest et là pour le coup, vous y êtes à l'ouest! Et c'est ainsi que Marklin ou Fleischman vous permettent de vous suicider par décomposition cérébrale et sans passer par les douleurs vulgaires et inconvenantes de la balle dans la tête et de la flaque de sang incongrue… Pouah! *;->)

25/02/2009

La mouche et l'intellectuel…

Mouche-intelloL

 

                                Je me suis souvent demandé à quoi pouvait bien servir la culture. Parce qu'enfin, boire du bon vin plutôt que de la piquette, coûte cher! Visiter un pays de ville en ville et d'hôtel en hôtel coûte plus cher que de se prendre un all in sur Benidorm et de se dorer le croupion, voire de se le ripoliner d'envergure. Lire un livre est plus fatigant que de se faire une toile ou une BD. Visiter une exposition entretient moins votre forme que d'assister à un match de foot… Et quand je vois les clients de chez Makro, je me dis que ces gens vivent dans une félicité inouïe puisqu'ils peuvent s'acheter le monde sans se soucier du raffinement qualitatif! Tandis que nous faisons les difficiles et payons la mode pour essayer de ne pas être standards, eux sont heureux avec les trainings en Lycra de JL Dehaene! Alors? Pourquoi raffiner, cultiver, etc?

La seule chose que j'ai pu trouver c'est la liberté! Je vous raconte.

Prenez une mouche. Lorsqu'elle éclos, elle est tout de suite prête à vous pourrir l'existence. Pas besoin de formation, d'adolescence, de dents de lait, etc. Hop! Elle est programmée, tout est déjà dans son cerveau. Le poussin, lui, doit grandir mais la part de l'apprentissage reste très réduite. Chez le chien ou le chat, la part programmée est déjà moins importante. La mère apprend des choses à ses petits. Chez le singe, la part de programmation est encore plus réduite et chez les grands singes comme nous, la part de l'apprentissage est beaucoup plus grande que la part programmée dans notre cerveau primaire!

Sauf que si nous passons notre temps à regarder la télé, à jouer avec la playstation, à écouter la musique techno, à se satisfaire du cocon sécuritaire, on remplit la part d'apprentissage possible avec de nouveaux conformismes, la programmation marketing et communautaire… Bref, on perd l'autonomie et la liberté. Là, nous reculons dans l'histoire de l'Evolution…

C'est sans doute pour ça que se cultiver, ce qui permet de penser, est préférable aux programmations multiples qu'on nous propose aujourd'hui. Et pour ça aussi que je préfère rouspéter contre une société qui veut m'enfermer dans ses conformismes que de les subir… Pour ne pas finir rôti comme le poulet ou écrasé comme une mouche. C'est juste un point de vue, hein…
*;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : penser, critiquer, lutter, s opposer |  Facebook |

19/02/2009

Méditation…

MéditationL

 

                            J'ai trouvé cette photo par hasard. Je crois que je ne connais pas une autre image aussi émouvante que cette jeune-femme couchée sur le corps enterré de son compagnon rapatrié de la guerre d'Irak… Avec sa bouteille d'eau, un sac… rien que de la douleur.

J'ai pas envie d'explorer mes sentiments ni les siens. Trop facile d'écrire et de romantiser. Le sujet est, pardonnez-moi, "trop beau"… Je laisse chacun d'entre vous à sa méditation sur la mort et l'amour. Et vous verrez: cette méditation là devient prière devant le néant.

Mais peut-être puis-je laisser échapper ma révolte. Que des gens aux idées courtes s'arrogent le droit de vie et de mort pour un petit effet démagogique, pour se donner le sentiment d'être vraiment l'empereur du Monde, pour se sentir exister comme président, pour se donner le sentiment de penser et d'être visionnaire… tout ça me désole. Alors c'est devenu ça la démocratie? C'est pas mieux que la dictature? Que les plus insignifiants puissent devenir nérons? Oui, me direz-vous, mais ils sont le résultat d'un vote et ce vote vient de nous. Certes. Mais les failles du système sont telles qu'elles permettent les tromperies sur la marchandise et les rapts de valeurs et d'idées.

On a vu un président mentir et conspirer pour attaquer un pays et le détruire en prétendant qu'on allait y installer la démocratie…  Le même président auquel on a refusé jusqu'au destin tragique qui construit les légendes, comme celles de Lincoln ou de Kennedy. Il ne méritait pas les honneurs d'une tragédie. Seulement une babouche médiocrement esquivée et qui restera dans l'Histoire comme la certification de son insignifiance.

Sauf que cette insignifiance a été payée avec des vies, avec des douleurs et des renvois vers le néant.

Alors c'est ça la démocratie? Il serait sans doute temps de cesser de la vénérer comme telle. Il lui manque bien des choses encore. Comme il manque à l'humanité de réussir dans les relations humaines les performances qu'elle réussit si brillamment dans les technologies…    *:->(

09/02/2009

Ça fout les boules

Boutique-terreL

 

                Prenons un peu de recul. On voit bien que l'intelligence, ça a échoué. C'était pas mal vu quand même. On abandonnait les poils et la queue et on gagnait en grosseur du cerveau. Avec tout ça on allait voir ce qu'on allait voir. Oui, eh bien ça n'a pas marché.

Nous voilà au sommet de la pyramide alimentaire, de la pyramide de l'intelligence et tout au-dessus de la pyramide du tas de déchets pollutifs! La science nous a donné la bombe atomique, les obus à fragmentation, les mines et tout ce qu'il faut pour se dégénérer, détruire, polluer… Même l'air. Et même les ondes qu'on voit pas! Il paraît qu'il y a 400.000 débris qui gravitent dans l'espace abandonnés par les satellites et qui menacent tellement les nouveaux qu'il faut en tenir une carte précise… Même dans l'espace! Déjà! Et là, pas moyen de descendre les poubelles!

A ce stade j'espère que les inspecteurs sanitaires intersidéraux ne vont pas se pointer tout de suite parce qu'ils fermeraient immédiatement la boutique terre!… ou je m'y connais pas. C'est vrai, je m'y connais pas, mais il me semble… Pas à vous? Et c'est pas la pollution de l'air qui m'inquiète le plus… mais celle de nos esprits qui dégénèrent à tout berzingue. D'ailleurs… la lecture d'Amadeus ne me dit rien de bon sur votre état mental… Vous vous en rendez compte de ça?

Notez, il y a peut-être un espoir… rappelez-vous, de temps en temps un météorite fait un reboot du système vie sur la terre. Extinction… Les dinosaures ont reçu un météorite dans la tronche et ils ont cessé de faire les malins. Nous, on va même pas en avoir besoin: on va s'extincter tout seuls, comme des grands. C'est ça l'Evolution: être capable de se supprimer sans aide extérieure. Endogène, qu'on appelle ça.

Ce sera merveilleux pour les autres! Les animaux, les oiseaux, les plantes vont tous pouvoir revivre dans l'épanouissement et la paix. En fait, avec nous, l'Evolution est allée un pas trop loin… Fallait s'arrêter à temps, la terre! A moins que ce soit notre évolution humaine qui soit pas terminée. Le chien ou le chat ou la souris ou les tigres sont arrivés à maturité de leur évolution et ils sont parfaits! Les plantes aussi. Il n'y a que nous qui avons un air inachevé -surtout côté cerveau- et avec la médecine la sélection naturelle ne permet même plus d'évoluer. On garde tout… Juste assez malins pour tout détruire… mais rien au-delà. Ça fout les boules hein, vu comme ça…
*;->)

08/02/2009

La guerre de feu le vrai…

GuerreFauxL

 

                            Je rends visite à ma couturière et admire quelques beaux livres dans sa bibliothèque. Elle rit et ouvre… un bar caché derrière les imitations de livres…  Elle me sert un Canada Dry. Ne craignez rien, il n'y pas d'alcool… Et en plus c'est un Lite! Subitement une grenouille croasse dans l'appartement… C'était le téléphone… Je descends, reprends ma voiture et trouve un PV sous l'essuie glace. Examiné de plus près, c'était une publicité…  Je manœuvre en marche arrière et me fait klaxonner par un camion de 20 tonnes… Je sursaute jusqu'au plafond… ah, non, une Fiat 500… La Guerre du Faux* comme dirait Umberto Eco. Notez, le trompe l'œil c'est pas nouveau. Mais ce qui est nouveau c'est que les choses soient carrément autre chose.

Tout a commencé avec l'énergie qui nous a permis de ne plus dépendre du jour et de la nuit ni du muscle ou du vent…

Avec la télé, le téléphone, la radio et la voiture, l'avion, ce sont les distances qui sont devenues virtuelles…

Avec l'invention du plastique la forme a cessé d'être dépendante de la matière. En 1958, les visiteurs de l'expo58 étaient fascinés par l'extrusion devant eux de petites galettes de plastique avec le logo de l'événement. Dans la foulée, c'est tout le design qui est parti en vrille: pieds de table inclinés en défi à la pesanteur et à la résistance des matériaux! formes chewing-gum, libération!

Puis, avec la pilule, les mœurs ont été libérés. Une révolution des esprits… Avec la sécurité sociale… je vous laisse conclure.

Avec l'informatique, c'est carrément tout le réel qui semble être passé à la trappe tant qu'il ne nous rattrape pas! On aurait pu penser qu'il n'était pas possible d'aller plus loin… On se trompait!

Avec les subprimes et leur titrisation, on a vu que les banques elles-mêmes pouvaient partir en fumée! Avec Leterme on a presque vu celui de la Belgique… etc.

Bref, je perds mes repères. Comment élever et structurer des gosses dans un pareil environnement? On va bientôt plus oser approcher une jolie femme de crainte que ce soit un travesti! Drôle de monde, hein…
*;->)

*Pour ceux que cela intéresse:
ECO, Umberto. La Guerre du Faux. Le livre de poche, 1985.
Lire aussi:
BARTHES, Roland, Mythologies. Seuil, 1957.
Les deux sont passionnants pour apprendre à décoder notre temps…

18:00 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : eco, barthes, le faux, mythologies |  Facebook |

13/11/2008

Grandeur et rédemption…

RédemptionL

 

                            J'ai été très sincèrement touché lorsque Gorbatchev a perdu son épouse. J'étais admiratif de ce couple uni qui projetait une image de détermination, de force, de droiture et d'optimisme. J'ai une immense admiration pour ce qu'a su faire Gorbatchev et je le vois comme l'un des plus grands hommes de notre temps, ne serait ce que pour avoir réussi à se glisser dans le système stalinien pour arriver à le démanteler de l'intérieur. Mais il était trop grand pour l'histoire des Hommes, sans doute, il n'a pas été entendu ni aidé par nos pays et la Russie est tombée dans les mains de l'un des pires dictateurs qui soient: Poutine. Les énormes bêtises et manquements  de nos politiciens standards se suivent…

Il est un autre homme qui m'a impressionné mais de façon variable. C'est Colin Powell. Parti de rien dans le Bronx à New York, de père et mère ouvriers, il est arrivé, sans même passer par West Point, la grande école militaire américaine, à atteindre le rang de général, chef d'Etat Major de l'armée américaine. Estimé comme un stratège d'exception, il a dirigé maints conflits dont la première guerre d'Irak. Mais en 2003, il est envoyé par Bush minor junior aux Nations Unies pour apporter les "preuves" des mauvais plans de Saddam Hussein sur les armes de destruction massive. C'est là que je voulais en venir.

Le visage défait, il ment à la Communauté Internationale. Il le sait et il le vit très très mal parce que cet homme a fait sa carrière dans la droiture militaire. Il a des valeurs. Sa mortification est littéralement projetée par son visage. Il dira plus tard que ce fut une tache dans sa carrière. Toujours est-il qu'il quitte l'équipe de Bush en 2004.

Il était resté dans ma mémoire comme un humain qui avait vécu le drame d'un choix cornélien entre la loyauté au service de l'Etat ou la  la droiture d'une Vie. Je pensais qu'il avait joué et perdu. Je le voyais comme un homme à la dérive qui avait vendu son âme au diable et mal fini sa carrière.

C'est pourquoi, quand je l'ai vu rejoindre Barak Obama et lui apporter son soutien quinze jours avant le scrutin, puis pleurer d'émotion après l'élection, j'ai compris qu'il se rachetait, qu'il avait choisi la droiture, ses intimes convictions plutôt que le service aveugle du militaire à la fidélité indéfectible et irraisonnée de chien policier pour un maître. Cette rédemption m'a fait plaisir. C'est le genre de chose qui m'interdit de penser que les hommes sont tous ou inexorablement mauvais… *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : gorbachev, colin powell, redemption |  Facebook |

27/08/2008

Pourquoi ne rit-on pas lorsqu’on se chatouille soi-même?…

Pourquoi-chatouillesL

                            Eh, dites, si on se faisait un petit plaisir ensemble, là, rien que vous et moi. Un de ces purs moments de bonheur dont on sort avec un sentiment de jubilation sans fin. Un pur moment d’éternité. Ah, l’éternité, que c’est bon… Certains ont cherché à vous faire croire qu’elle n’existait pas. Ce sont des catéchistes statisticiens. Or, moi, je l’ai trouvée l’éternité. Je vous zesplic.

Quand vous vivez votre bête vie, tout est plus ou moins trop rapide et vous ne voyez pas le temps passer ou bien vous le subissez dans ses grandes longueurs. Ben oui, moi aussi, avec ma bête vie. Mais si vous attrapez une rage de dent, je vous mets au défi de me dire qu’elle n’est pas éternelle quand vous la vivez! Il y a là une intesité qui rend le présent tellement lourd qu’il n’en finit plus et convertit le temps en un instant infini (je devrais me faire payer pour des phrases comme celle-là).  Ceci nous donne un premier apprentissage:
- l’intensité du présent déforme l’espace horizontal du temps en le rendant infini. Il rend l’instant éternel en quelque sorte.

C’est essentiel, parce qu’à partir de là, on peut inverser la situation et se dire que si nous pouvions intensifier positivement un moment… ce serait merveilleux. Ça existe et ça s’appelle l’orgasme. Oui, mais l’orgasme est difficile à sustenter. C’est pourquoi certains ont inventé l’état de transe. Notez, dans les deux cas, vous remarquerez qu’il vous faut abandonner la Raison… pour un temps. Se pourrait-il que la Raison nous prive de l’intensité? Auquel cas nous passerions notre vie à nous priver de … notre vie par surconsidération pour la Raison…
- C’est notre deuxième apprentissage: Fuyons donc la Raison quand elle n’est pas utile à l’immédiat.

Ensuite, vous observerez que l’orgasme ne peut venir que si l’on suit exactement le rythme propre du corps sans vouloir le forcer.
- C’est notre troisième enseignement: le rythme du corps est normalement déconnecté de l’esprit qui suit la montre.

Bon. Donc, si nous parvenons à mettre le rythme de notre corps au rythme de ce que l’on fait… on trouve le bonheur. Pourquoi? Eh bien parce que le temps ne fuit plus. Chaque instant devenant plus intense, nous accédons à ce grand rêve de vivre plus et plus longtemps. Nous passons de l’immédiat à l’instant éternel, nous passons de l’émotion à la jubilation, nous passons de la transe au vécu plein et entier.

Mais comment mettre notre esprit d’occidental agité en accord avec notre temps physiologique? Eh bien, en cherchant la lenteur. En cherchant des activités lentes de polissage du temps: jardiner, dessiner ou peindre, regarder brûler un feu de bois, chercher à vivre au rythme physiologique de ceux qui ne sont pas ou pas encore agités, comme mon petit-fils, mon chien ou… cette amante avec laquelle une caresse lente… si lente… était si intense que le temps n’avait plus prise. On nous restreint l’espace partout. Mais on nous a déjà pris le temps sans que nous le sachions. Et c’est peut-être bien là qu’on nous a volé le Paradis Terrestre… Il y a longtemps.

Pourquoi je vous écris tout ça? Parce que j’ai trouvé ce titre fabuleux dans un Sciences et Vie: «pourquoi ne rit-on pas quand on se chatouille soi-même?». Ça m’a donné l’idée d’échapper un peu à ce monde de fous en me chatouillant l'esprit…  *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : temps, instant, perception du temps |  Facebook |

25/08/2008

Pourquoi on s'arrête de rire?

Pourquoi-on-s'arrêteL

                                    Vous connaissez l’histoire de la pomme qui, percutant le cerveau de Newton lui fit poser cette question fondamentale: pourquoi les choses tombent elles vers le sol et pas vers le ciel! A question anodine, réponse inouïe…

Eh bien, aujourd’hui, sans qu’il soit nécessaire qu’une pomme réveille mes neurones, je raconte une histoire à mon fils.
C’est l’histoire d’un acteur belge qui lorsqu’il était jeune traversait un grand boulevard en voiturette d’handicapé. Arrivé au bord du trottoir, une voiture s’arrête gentiment, il remercie d’un sourire, sort de sa charrette qu’il pousse rapidement de l’autre côté de la rue pour s’y rasseoir devant l’automobiliste médusé! 

Mon fils rit de bon cœur, puis s’arrête de rire! Qu’il ait ri, soit. Mais qu’il ait cessé de rire… Pourquoi? Mon histoire était toujours drôle… Je n’avais rien changé! Eh bien, comme ça, sans raison, mon fils s’arrête de rire! J’en ai conclu que l’histoire avait cessé d’être drôle dans sa tête puisqu’elle était toujours drôle dans l’absolu. Oui, mais pourquoi? Qu’est ce qui s’est passé?

Après tout, si nous n’arrivons pas à comprendre le rire, peut-être que se demander pourquoi on s’arrête de rire nous éclairerait!

Eh bien, je crois que l’humour, qui provoque le rire, est une colle essentielle à l’Être humain. Normalement, tout s’enchaîne: l’avant, l’après, le haut et le bas, etc. Tout a une place et une forme dans notre esprit. Mais si quelque chose vient à se contredire, à former une association impossible, une forme diforme, alors le rire se déclenche et recolle les morceaux fêlés et distants dans notre esprit. Lorsque c’est recollé, on ne rit plus! On a intégré la chose.

Si je vous dis, «si t’en reveux, y en rena»… je joue avec les formes des mots de telle sorte que vous en compreniez le sens mais que vous en refusiez la forme. Résultat… vous riez! Mais lorsque le travail de décodage et d’acceptation ou de rejet a été opéré par votre cerveau, quand la fêlure introduite pas l’humoriste ou la loufoquerie naturelle du monde est cicatrisée, vous cessez de rire!

C’est pourquoi les politiciens, contre les apparences, ne sont pas de vrais humoristes. Parce qu’avant même qu’ils commencent à agir on cesse de rire! Staline disait qu’un peuple heureux n’a pas besoin d’humour… Ben nous on va encore en avoir besoin un long moment, non?

*;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rire, humour |  Facebook |

08/08/2008

Attention, penser mène au cannibalisme…

Vive-cannibalL

 

                            Dans le temps il y avait les zumains d'un côté et les zanimaux de l'autre. Comme ça les choses étaient claires. Depuis lors un philosophe allemand s'est dit comme ça que les animaux pouvaient souffrir, que si ils souffraient c'est qu'ils avaient une âme et que s'ils avaient une âme, c'est qu'ils étaient nos égaux. Jusqu'ici… on peut comprendre même si on ne croit pas dans les âmes. On réalise quand même qu'il y a quelque chose de pas tout à fait faux, surtout qu'on est quand même de drôles de singes nous mêmes et que beaucoup d'animaux sont des gens très bien.

Oui mais il y a un problème dont je vous ai déjà parlé. C'est que les animaux on les mange. Forcément. On peut pas égorger et manger que de la salade bio, ça suffit pas. Donc il y a les petits agneaux à caresser et les petits agneaux à manger. Deux statuts, un seul animal. Donc on mange les zanimaux.

Oui mais, si on considère que les zanimaux ont une âme et qu'on peut quand même les manger, c'est qu'on peut manger ce qui a une âme et donc restaurer le cannibalisme entre nous! C'est ça la bonne nouvelle! Sinon, c'est quoi la différence? (Pour ceux qui croient pas en l'âme par exemple, pourquoi ils s'empêchent de manger les autres?).  On va enfin savoir ce que goûte un humain qui vous fait envie. Et des envies nous en avons. Exemples: tout le monde a dit un jour à la personne qu'il aime: je te mangerais, tu es belle à croquer. Mais on pouvait pas! Idem avec les petits enfants tellement mignons qu'on les mangerait. Vous n'avez jamais rien dit de semblable? Rappelez-vous! Moi c'est même pire: je connais quelques specimen que je boufferais tout crus!

Et voilà! Avec le philosophe on va bientôt mettre ses sentiments en repas. On va enfin croquer ses amours à belles dents, céder aux passions dévorantes, dépasser les succions diverses et variées que je vous décrirai pas ici, vous n'avez qu'à savoir! Passer du bucco-anal au sentimento-gueuleton.

Comme quoi la philosophie mène à tout et la bêtise de la réflexion systématique encore plus! C'est pour ça que je me méfie des penseurs qui ont remplacé la sagesse par les raisonnements. Ils finiront pas nous bouffer nos gosses, ces méduses de mes radeaux du même con!  *;->)

19:04 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sensiblerie |  Facebook |

21/06/2008

Assis à la place du mort…

Assis-place-mortL

 
                 Je commence à avoir vraiment les jetons, là… Je vous zesplic ce qui m’arrive.
Vous vous souvenez du temps où les homos étaient emmenés par la police? Baudelaire s’en souvient, lui qui a été maltraité par les flics belges de l’époque et jeté au cachot. Il nous a laissé quelques textes haineux sur le pays qui sont pas tristes! Et Jean Marais emmené au poste pour homosexualité notoire avec Cocteau… Les choses ont bien changé et c’est tant mieux pour que chacun puisse vivre comme il l’entend. Je suis pas homo mais que chacun soit heureux à sa façon. Et La PACS française était une idée nécessaire.

L’ennui, c’est l’entropie. Vous savez, c’est la tendance de toute chose à perdre ce qui la distingue et à se fondre dans l’ensemble jusqu’à ce que tout s’égalise. Jusqu’ici, l’Univers se refroidissait et nous, nous créions de plus en plus d’intelligence. Aujourd’hui, nous perdons de l’intelligence comme l’Univers sa chaleur. Et puis il y a les tropismes: cette tendance qu’ont les choses à aller vers le bas, comme l’eau, si l’on n’y prend garde. Ainsi, de tropisme en tropisme, nous déstructurons. Des exemples?

La PACS n’a pas suffi et la traditionnelle petite Belgique a concédé le mariage  aux homosexuels. Là, il ne s’agit plus que les gens soient heureux, ils s’agit d’abolir toute distinction et de fournir la symbolique clés en main. Nul ne se demande si ça pose un problème d’identité aux hétéros pourvu que les homos, eux, soient heureux… Et même pas eux… mais NOUS rassurer quant à l’ouverture de notre esprit! Pour mieux vous zespliquer, disons que les homosexuels revendiquent leur différence par leur non-différence! C'est un truc un peu difficile à comprendre, comme la sainte trinité. Faites un effort.

Ainsi, de tropisme en tropisme, nous dérivons vers la grand froid de l’Esprit. Je choque votre esprit ouvert aux courants d’air? Attendez…

Je lisais hier que l’on commence à faire une distinction entre bons et mauvais maquereaux. Non, pas à l’huile d’olive et vin blanc, les proxénètes. Des chanteurs commencent à se référer à cet univers là. Ce qui me gêne c’est pas qu’on fasse la différence entre des méchants-méchants et des méchants-gentils! Mais que le fait d’en pointer des méchants va forcément créer une condition de «gentils».
Nous échappons ainsi au processus entropique pour entrer dans un processus de substitution de valeurs…

Vous verrez que d’ici quelque temps, on offrira la Légion d’Honneur aux maquereaux qui auront été de bons proxénètes, plus humains que les autres parce qu’ils auront respecté les 35 heures et les droits de l’Homme des femmes…

Ce qui me fiche vraiment les boules c’est que les intellectuels lisent clairement de tels tableaux de bord de notre Société qui renvoient des signaux d’alerte rouge! Mais… ils ne sont pas assis au volant! Ils sont assis sur le siège du passager, comme nous tous… à la place du mort?  *;->(

18:00 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : entropie intellectuelle |  Facebook |

02/06/2008

Les enfermés dehors…

Quotien-de-connerieL

 
                                Va falloir suivre aujourd'hui parce qu'on va mettre fin à un vieux problème qui nous pourrit la vie. Je vous zesplic.

Si par exemple vous dites comme ça sans y penser que votre médecin est un con les autres zappent cette information en pensant que votre langage dérape un peu mais que votre médecin n'a pu faire qu'une petite erreur. Pas possible autrement. Votre médecin ne peut pas être un con puisqu'il est tombé dans l'intelligence de par ses études et son statut. Ouaip, eh bien c'est là qu'on se trompe: l'intelligence ne protège pas de la connerie! Ni les études!

Je milite d'ailleurs pour que l'on reconnaisse cette différence fondamentale. Nous connaissons tous des gens qui ont fait des études brillantes ou qui sont qualifiés d'intelligents et qui sont des cons! Mais des vrais, hein! Des cons. C'est pourquoi je souhaite que l'on crée un indice de connerie. Il existe bien un calcul du QI. Pourquoi pas son pendant, le QC, ou quotient de connerie? C'est relevant, non? Et l'un n'a pas d'incidence sur l'autre. Ce sont deux choses différentes. D'ailleurs nous connaissons tous de brillants esprits qui s'électrocutent bêtement ou se retrouvent "enfermés dehors" à tous les coups. On pourrait d'ailleurs les appeler comme ça: les enfermés dehors! Le type qui a fait une thèse brillante mais qui est incapable de planter un clou sans démolir la maison.

L'ennui c'est qu'à cause d'une confusion évidente on pense que l'intelligence immunise contre la connerie, on n'y voit pas clair, on se culpabilise de traiter quelqu'un de con ou on est classé excessif et malotru. Enfin, ça ne vous arrivera plus, désormais. On peut être con et intelligent à la fois. D'ailleurs notre époque nous le démontre tous les jours de façon de plus en plus dramatique! Tout se passe comme s'il y avait à la fois de plus en plus d'intelligence mais de plus en plus de connerie. Contrairement à ce que je disais, ce serait peut-être lié. Prenons un exemple simple: vous achetez un bidule électronique dont l'invention et la matérialisation ont nécessité une tonne d'intelligence et vous découvrez que l'ingénieur a oublié un truc majeur et qu'en plus le mode d'emploi est abscons! Inutilisable!

Idem pour les politiques et tout le reste qui nous entoure. On dirait que plus on monte le curseur de l'intelligence, plus la connerie croit proportionnellement. Comme si la connerie était l'incontournable effet pervers du médicament intelligence… Pourquoi je vous raconte tout ça? Pour que vous puissiez traiter les gens autour de vous de cons quand ils le méritent et sans que ça vous complexe anymore! Merci qui?  *;->

16:54 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : humour, qi, intelligence, betise |  Facebook |

31/05/2008

L’Esprit des Lois…

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                            Oui, je sais, il y a un type qui s’est distingué en écrivant sur ce sujet dans le passé. Mais il est temps de compléter un chouillat...

Maintenant que vous avez un ordinateur, que vous connaissez les «plantages». Vous demandez «print» et tout se plante, on ne saura jamais pourquoi... Erreur logique. Oui, mais c’est quoi une erreur logique? Eh bien, imaginez que, sans se concerter, une mère interdise quelque chose à son enfant alors que son père l’y autorise...

Le gosse est planté. Idem dans l’ordinateur: un programme envoie une information qui se heurte à une information contraire envoyée par un autre programme ou interdite par le système. Paf! Plantage. Eh non, les informaticiens n’ont pas pu tout prévoir. Personne ne peut tout prévoir. Mais c’est très grisant d’écrire un programme en se disant «tiens, j’ai pensé à tout ce qu’on pourrait demander au programme! J’ai tout prévu!». On se sent intelligent, l’égal du Grand Horloger, Dieu lui-même! Oui, sauf que, dans une horloge, il y a peu d’engrenages et qui si l’on se trompe, on voit vite d’où vient le problème.

Mais dans un programme informatique, les engrenages sont les lignes de programme. Il y en a des dizaines de milliers. Et alors que chaque engrenage d’une horloge ne peut toucher qu’un ou deux autres engrenages, les lignes de codes, elles, ont des relations à l’infini. Tant et si bien que le nombre de combinaisons possibles peut se chiffrer en milliards de milliards de milliards... Tout ça dans votre ordinateur! Donc, en fait, personne ne peut avoir tout prévu! Mathématique! T’endez, je viens à l’essentiel... c’était juste pour vous préparer à comprendre la suite.

Il vous arrive sans doute de vous dire que l’ administration est devenue complètement folle! Vous notez des contradictions idiotes! Vous vous demandez comment elles sont possibles! Eh bien, une administration, c’est des règlements pour faire fonctionner l’administration comme les lignes de code programme d’un PC. Or, nos administrations en ajoutent tous les jours. Il y en a des dizaines de milliers. Elles dépendent de lois... autres dizaines de milliers. Et personne ne sait quand il écrit une loi, si elle n’entre pas en contradiction avec telle autre déjà écrite! Voilà pourquoi on accepte ce que l’on nomme «jurisprudence», laquelle sert à corriger tout ça  avant plantage.

Parce que c’est vous, ici, qui plantez quand les législateurs qui prétendaient pouvoir tout prévoir pour votre bonheur se sont trompés!

Eh oui, la Société est un immense ordinateur dont les lois et règlements sont les lignes de programmation. Et plus il y en a, plus les législateurs sont fiers d’eux et plus ils suscitent des plantages. Et les plantages, c’est toujours moins de libertés pour nous et toujours plus d’incohérence de la Société qui est déresponsabilisée et a tendance à s’en remettre au logiciel social... A vous de vous débrouiller: "nul n'est sensé ignorer la loi" et basta! On vous laisse avec les plantages! Voilà pourquoi un pays qui a 36.000 lois n’a plus de loi, mais seulement des plantages...

Voilà pourquoi je préférerai toujours un code moral à des lois... L’ennui, c’est qu’aujourd’hui on démonte la morale à coups de lois... *;->(

00:00 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : humour, esprit des lois |  Facebook |

30/05/2008

Tribaptême

TribaptèmeL

 
                                Ça fait un moment que nous avons remisé Dieu avec les vieux sommiers et les fauteuils de famille auxquels il manque une patte ou qu'un ressort crève au niveau du siège. Mais, vous savez comment ça va, les baptêmes c'est quand même un rituel important et voilà que  ma fille est allée fouiller le grenier pour trouver un curé encore fonctionnel. L'ennui, c'est que lui aussi a des problèmes de ressorts, de saint siège prostatique et peut difficilement quitter son sommier. Bref, je me suis proposé pour baptiser mon petit fils. Quoi, vous n'êtes pas sans savoir que n'importe qui est en droit de baptiser un enfant si il est en danger. Comme le seul fait se se présenter dans l'église branlante du village mettra cet enfant en danger de mort, je peux y aller sans prétendre être trop pharisien…

Oui. Mais vous me connaissez, j'ai des bonnes idées. Ainsi, je me suis dit que je pouvais faire mieux que le curé. J'ai donc inventé un triple baptême: chrétien, musulman et une autre religion au choix. En fait, je me suis dit qu'il fallait appliquer la recette de la tri-thérapie utilisée contre le SIDA. C'est vrai, avec une tri-thérapie, les patients se portent beaucoup mieux! Pourquoi pas un tri-baptême? Là, fini les problèmes de sectes, religions, intégrismes divers! Vous faites un tri-baptême et l'enfant est non seulement couvert vis à vis de tous les dieux qui ont cours, mais en plus on ne peut plus rien lui reprocher si il se déplace dans un pays intégriste ! C'est pas une bonne idée, ça? Plus besoin de change à l'entrée d'une contrée hostile! Un peu comme l'Euro en Europe. Plus de conversions nécessaires! Ça vaut la même chose partout.

Moi aussi, je vous connais! Vous êtes déjà en train de vous moquer de mon idée, tel que je vous vois. C'est injuste! Parce qu'enfin, n'y a-t-il jamais dans la tête d'un intégriste l'idée que, peut-être, la première injustice de mon dieu à moi aurait été de ne se révéler qu'à nous? De ne faire qu'un dieu blanc ou noir ou jaune? Rien que ça, ça devrait faire réfléchir, non? C'est indigne de l'idée que je me ferais d'un dieu! Trop injuste! Mais si vous avez les trois virus en vous? Comment voulez vous encore être intégriste? Voilà pourquoi, je suis pour l'enseignement religieux à condition que ce soit indistinctement toutes les religions à la fois.

Que ce tri-baptême soit enfin la tri-thérapie contre le fanatisme religieux…
 *;->)

23:05 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : humour, religion, bapteme |  Facebook |

L’inutile infinitude…

Inutile-infinitudeL

 
                        Anatole France disait qu’il valait mieux être bête comme tout le monde que d’avoir de l’esprit comme personne. Ça c’est le genre de phrase qui m’amuse. Ça vous ébouillante le cerveau et vous riez. Même chose avec ce commentaire sur le mariage d’une relation: il s’est marié civilement à la Mairie et religieusement à la… Bourse! Ou cet amant qui disait: je ne vis plus quand tu fais le mort! Ebouillanté. J’adore. L’ennui c’est que certains ont fait de ces jolis mots un système de pensée.

Oui, c’est ça le sujet du jour. Parce qu’ aujourd’hui, l’ennui c’est que les cons se sont mis à penser (Cocteau). Et eux, ne sont pas drôles! Ils n’ébouillantent que la Raison et leur confusion mentale se propage comme une faute dans la démonstration d’un théorème.
Par exemple; Yann Queffelec qui déclarait récemment sur les ondes: «…et si le mauvais temps était aussi une forme de beau temps?».
C’est poétique comme idée. Mais fondamentalement faux! Il eut fallu dire que certains préfèrent la douche et le ciel plombé au soleil! C’eut été plus juste. Mais soit, on peut accepter ceci sous licence poétique.
Drücker dit «je suis un tardif qui a commencé tôt». Veut-il dire qu’il a toujours été idiot? Ambigu comme déclaration.

Hier, je relevais dans un texte philosophique:  «…à la fois immédiate-ment tactile et lointainement mental»… Bizarre… et surtout, ça fait pas avancer le schmilblick.C’est là que ça se gâte…

Récemment, un intello déclarait que «la malhonnêteté c’est aussi une forme d’honnêteté», ce faisant il exprimait cette vieille idée socialisante que «la propriété c’est le vol». On en mesure tous les dangers de destructuration…

La dernière élégance aujourd’hui c’est de dire une chose et son contraire! Dire d’une chose qu’elle est à la fois haute et basse confère à celui qui le dit l’aura de l’infini. De plus, une telle idée est incritiquable  puisqu’elle est en deux endroits à la fois comme les particules dans la physique quantique! On en admire l’inutile infinitude…

Seulement, ce genre de phrase permet à d’autres de prouver l’évanescence des intellectuels et de nier la nécessité de penser. La pensée devient de leur point de vue le contraire du pragmatisme tout puissant. C’est une idée très répandue en Belgique… Et c’est très dommage.

Pour certains qui singent la pensée, réfléchir c’est sonder la complexité du problème, quitte à l’amplifier. «Si je suis plus compliqué que le problème c’est que je le regarde de plus haut, donc je le maîtrise». Cette erreur semble largement répandue. Il est de la dernière élégance aujourd’hui de prétendre qu’il faut accepter la complexité. Pour moi, c’est une forme de démission intellectuelle dans ma conception de la réflexion. Bien sur, il ne faut pas simplifier mais il faut rendre intelligible. Si bien que poésie, contresens et complexité servent trop souvent d’alibi intellectuel. Dès lors, la Pensée est reléguée parmi les Beaux-Arts et négligée par nos pragmatiques politiciens et grands acteurs de l’Economie.

Bon bon… ça va… je le ferai plus, mais Guitry remarquait déjà que ce qui ne tolère pas la plaisanterie supporte mal la réflexion…  
*;->)

00:00 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : humour, reflexions, philo, infini, betise |  Facebook |

16/05/2008

Je souffre donc je suis…

Je-souffre-doncL

 
                        Je pense donc je suis disait Descartes. C’est raisonnablement vrai. Toutefois, cette pensée induit des erreurs qu’il eut fallu vérifier. Le bon sens nous indique que beaucoup de gens qui ne pensent pas se sentent quand même exister! Evidemment, l’existence des autres n’est peut-être qu’une illusion de notre pensée… Disons alors qu’il y a des moments où je ne pense pas et où je continue d’exister… A moins que le seul état perceptif de notre existence soit une pensée… Enfin, tout cela nous permet de… penser que les chiens n’existent pas puisqu’ils n’ont pas ce retour de la pensée. Un peu court, non? Et prétentieux!

Le caillou est peu réputé pour ses idées et ne comprend rien de la plante… qui elle-même ne comprend pas grand’chose à l’animal, lequel n’entrave que dalle à nos frénétiques activités. En revanche, nous, nous savons tout de Dieu sans l’avoir jamais vu…

Personnellement, il me semble que le fait même de penser que l’on pense contient quelque chose de vrai mais ressemble quand même à une mise en boucle… Et cette mise en boucle de notre pensée nous empêche de voir plus loin. Parce que le premier processus de constat de soi-même n’est pas la pensée mais la souffrance… On ne peut souffrir que si l’on a conscience de soi. A moins que ce soit le fait de souffrir qui soit la conscience de soi. Il faudrait donc rechercher l’origine de la pensée dans le signal d’alarme que constitue la souffrance. Si le signal d’alarme ne conduit à rien… il ne sert à rien.

Mais du coup, notre existence étant validée par la souffrance, il nous faut bien constater que l’animal souffre et qu’il a donc une conscience au sens d’un état de veille permanent et de perception de soi-même. Or dès que l’on se perçoit, on devient responsable et existant… Certains parlent alors d’âme. L’ennui c’est que, ou bien les animaux en ont une puisqu’ils peuvent souffrir, ou nous n’en avons pas…

Quoiqu’il en soit, tout ceci nous conduit à penser que la souffrance est une perception du temps à l’origine de la pensée et du sentiment d’existence. La différence avec la pensée de Descartes c’est que celle-ci suscite bien des remises en question… Bon ça va, frappez moi pas! Je fais qu'écrire ce qui me passe par la tête…

*;->)

15/04/2008

Pourquoi j'aime pas les blagues sur les blondes…

BlondesL

 
                        C'est une blonde qui a accouché de deux beaux bébés, des jumeaux. Cependant, elle pleure à n'en plus finir! L'infirmière lui dit alors : - Mais voyons madame! Pourquoi pleurez-vous? Vous êtes maintenant mère de deux beaux bébés bien en santé ! Je sais, répond la blonde, mais je ne sais pas qui est le père du deuxième.

Bon c'est là qu'il faut rire. Ça va? Vous avez bien esbaudi?

Ecoutez, je me fiche des blondes comme des prunes ou des rousses et même des poires. Rien à shampouiner de la couleur des cheveux ni de celle du pubis. Mais alors je m'en tape pire qu'une dactylo. Et peut-être même que les blondes sont plus connes que les autres, j'en sais rien et je m'en tape aussi. C'est pas la couleur qui oriente mes attirances. Non, il y a une autre raison pour laquelle je n'aime pas les blagues sur les blondes. Je vous zesplic mon point de vue que j'ai.

Une blague sur les blondes est en fait une façon d'être exempté d'intelligence pour nous-même… La blague blonde est totalement, complètement et définitivement idiote. Ce niveau de bêtise abyssale ne laisse pas de place au doute: la blague blonde est tellement stupide que nous ne risquons, ni de ne pas comprendre, ni de ne pas en rire. Dès lors, nous en sortons rassurés et valorisés quant à notre propre supériorité. Et voilà le travail!

Ben oui, l'avantage c'est que quel que soit votre niveau de bêtise, vous en sortirez grandi parce que là, franchement… vous ne pouvez qu'être supérieur! Donc, ce que fait la blague blonde si j'en ris c'est me prouver que je suis un con qui a besoin d'être rassuré…

Et voilà pourquoi je n'aime pas les blagues sur les blondes. Remarquez d'ailleurs à l'appui de ma démonstration que ces blagues peuvent être racontées avec une blonde, un Belge ou un Polonais, un Flamand ou toute personne qu'on veut rabaisser pour se sentir supérieur sans avoir vraiment une bonne raison… En d'autres termes, en l'absence d'un aussi bel absolu pour nous placer au-dessus des autres que pour les mépriser, nous choisissons la voie facile. Ça ne me rassure pas…

*;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : humour, blondes, blagues |  Facebook |

09/03/2008

J'ai autogaffé…

 AutogafféL
 
 
                        Tiens, je pense à un truc. Vous avez remarqué qu'on ne parle pas de Salon du livre mais de Foire du livre.  Pas important? Attendez voir… Un Salon littéraire n'est pas une Foire littéraire… C'est quoi ce glissement sémantique, là?

Je traversais donc la Foire du Livre de Bruxelles vendredi. J'étais comme un gosse devant tous ces livres aux titres plus alléchants les uns que les autres. Tant de titres pour gérer enfin ma vie, mon esprit, ma santé, ma carrière, mon bonheur… qui apparaissaient comme autant de clés de paradis. Mais dites, il y en avait tant que je suis arrivé à la conclusion que je ne pourrais jamais les lire et les "intégrer" tous! Je réalisais que j'allais devoir vivre en me débrouillant autrement. J'ai donc fait demi tour avec ma pile de livres qui allait de mes  mains jusqu'à mon menton et remis chacun à sa place.

J'étais d'ailleurs plus séduit par un livre très joli: tout sur les tire-bouchons. C'est vrai, jamais je n'avais vu cet objet comme ça. Plein de couleurs et de jolies photos avec des citations. Indispensable. Hop, emporté. Plus loin, trois livres: nos années 50 en Belgique. Et les années 60 et 70. Génial! Plein d'objets nostalgiques comme la chicorée Pacha, les bassines de lessive en plastoc, les pompes à essence,…. Coup de cœur. Hop, emportés. Tout sur les voitures américaines, tout sur le cochon, tout sur les ponts suspendus, les plaques de rue, les taxis de NYC. Emportés. Quand la pile a atteint le menton, je suis reparti en arrière pour tout redéposer. Parce qu'avec les tirebouchons, j'aurais du acheter le bouquin sur les bouteilles, celui sur les vins, sur les capsules de bière,…etc. Finalement…

Je me suis focalisé alors sur la Culture, la vraie. J'ai trouvé un bouquin passionnant sur la politique non-utilitariste, concept que j'ignorais mais qui était porteur d'idées et perceptions nouvelles indispensables à ma vision du monde.  Et celui de Steiner, bon ça Steiner: "Les livres que je n'ai pas écrits"… Quelques autres thèmes semblables et tout aussi smarts plus loin, j'ai relevé le menton et fait demi-tour…

Décidément, plus je voyais de livres plus je comprenais que chacun  allait me priver de la connaissance de celui d'à côté… Chaque obligation de choix était une obligation de devenir un peu plus idiot… Ou de m'en rendre compte! Que faire? Comment assumer cette malédiction d'être chassé du Paradis Terrestre et de celui de la connaissance? Mais comment vivre bien en restant ignorant?…Et pas un seul livre pour me guider dans cette voie… Je rêvais de bouquins pour remplacer ma télé mais je crois que j'ai autogaffé, là… *;->)

21:36 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : salon du livre, culture |  Facebook |

23/02/2008

Arretez de vouloir etre heureux... c’est con!

 Bonheur-d'être-con2LL
 
                    C’est invraisemblable! Tout le monde veut être heu-reux! Bon... Or, il n’y a pas une recette plus bête que de vouloir être heureux. Imaginez que vous soyez heureux demain. Paf. Heu-reux!  Riche, belle, célèbre, blonde et intelligente. Enfin, le dernier point rend pas forcément heureux, mais soit.

Vous achetez votre villa et votre piscine en forme de guitare électrique à Cannes.  Imaginons même que vous soyez du genre à savoir apprécier ce que vous avez et que vous soyez vraiment heureuse, remerciant les dieux dans la position du bouddha tous les jours devant le soleil levant, les doigts en anneaux sur chaque genou.

Votre mari vous aime, le ciel est bleu, vos enfants vous font un bisou tous les jours en vous offrant une fleur. Vous avez un labrador nourri au fric froc et une Twingo rutilante dans le garage. Je vous dis: LE bonheur. Tout le monde vous envie. Qu’est ce qui peut vous arriver? Plus de bonheur? Impossible! Vous êtes à fond là. Donc, la seule chose qui peut vous arriver c’est du malheur. Comme un canard en plein ciel bleu sous une balle de fusil. Paf, et vous dégringolez pour devenir la vedette de la chasse des paparazzis qui vous cuisinent sauce à l’orange après vous avoir plumée.

Plus un sou, le mari avec une starlette, vos enfants qui supportent pas votre dépression, la Twingo pliée par votre fils un soir de sortie, le labrador écrasé par le camion poubelle, la piscine utilisée par les pompiers pour éteindre la garrigue qui menace votre maison, vos seins qui tombent et vos cheveux qui grisonnent...

D’ailleurs on l’entend: «il était si heureux, il vivait si bien, tout allait si bien, il avait tout réussi». Ben oui, c’est là le problème. On a tous entendu ça. Le bonheur prédispose au malheur.

Bon, imaginons le contraire, maintenant. On vous a amputé d’une jambe mais vous êtes convalescente et en ré-éducation. Tout va mieux de jour en jour et tout le monde vous félicite pour vos progrès. Votre ticket de tombola vous fait gagner 10 euros, on a retrouvé le chien que vous aviez perdu. Vos enfants viennent vous consoler avec des DVD, la télé programme Les Seins de Glace pour la 300ème fois et vous êtes si heureuse de pouvoir le regarder comme un film karaoke dont vous connaissez toutes les répliques. Le curé vous appelle ma fille et vos voisins vous ont apporté des pralines Leonidas. On vous apprend qu’on va pouvoir réparer la Twingo dans laquelle votre mari s’est envoyé ad patres un soir de beuverie...
Plein de petites joies qui vous rendent heureuse du matin au soir. C’est quand même mieux que de voir une fois par jour un relevé de compte grassement garni!  Là, tout est nouveau bonheur, tout est bonne nouvelle et vous cessez d’angoisser en vous demandant ce qui va vous arriver demain.

Voilà la vraie recette du bonheur. Vous préférez l’autre? Ben oui, moi aussi, mais faut pas craindre le malheur alors! Et si vous ne craignez pas le malheur, pourquoi vouloir le quitter? Pourquoi vouloir le bonheur des autres? Méchanceté? Voilà pourquoi je ne veux que votre malheur. Celui de me lire par exemple! Quand vous arrêtez, ça peut être que du bonheur!
 *;->)

01:18 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11/01/2008

L'est fou papa…

Papa-fouL
On vous a fait le coup de la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine, je suppose. Un grand classique. Là, je viens d’en vivre un autre qui me laisse perplexe sur mon moi-même que j’ai… Je vous zesplic.

Un copainternet m’envoie de jolies photos parmi lesquelles un cliché noir blanc de René Maltête où l’on voit un socle de statue… sans statue. Contre le socle: une échelle. Devant l’échelle, des pas dans la neige. Séduit par la poésie de la photo qui suggère que quelqu’un est monté sur le socle et s’est envolé vers un plus beau destin dans l’infini de l’ether, je la montre à mon fils qui me dit «ah, marrant la statue est descendue et s’est enfuie». Je tombe des nues! Bien sur, il avait raison! C’est ça qu’il fallait comprendre! Je m’étais trompé de sens.

J’en suis resté complètement choqué! Je savais que je manquais de réalisme et je supposais bien qu’il me restait une solide dose d’enfance dans l’imaginaire —même mon petit-fils de quatre ans le pense— mais je ne savais pas que c’était à ce point. En plus, tout le monde a la même vision que mon fils… Je suis le seul fantaisiste à avoir perçu cette photo comme un envol… S’il me fallait encore une preuve de ma folie que j’ai… la voilà!

Ce qui m’ennuie le plus c’est que l’idée que la statue ait pu s’enfuir en descendant de l’échelle ne m’a pas atteint un seul neurone! Pour moi, c’était évident: quelqu’un était monté sur ce socle de gloire pour aller aux cieux! C’est ça qui m’inquiète parce que combien de choses de l’existence ne m’échappent-elles pas de la même façon?

Du coup, je revois défiler ma vie à la recherche des chemins à parcourir dans le sens inverse! Et vous savez quoi? C’est effrayant! Il faudrait pratiquement que je les refasse tous dans l’autre sens! Mais voilà… quand on navigue dans l’éther il est difficile de revenir sur terre! La chute risque de faire mal.

J’ai compris aussi pourquoi mon fils dit depuis toujours «l’est fou papa»… Et je comprends mieux le point de vue des femmes à mon égard! Que voulez-vous qu’elles fassent avec un type qui se perd dans l’éther quand elles croient qu’il est descendu de son socle pour biner dans le potager… *;->) 

19:25 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

27/11/2007

Dé-com-ple-xez!

Tête d'œuf
Je vais vous aider à mieux vivre. Je suis sur qu’il vous est déjà arrivé de lire un truc parfaitement idiot sans trop oser le dire parce que cela vient de quelqu’un qui jouit d’une position… dominante: un professeur d’université, par exemple. Vous vous dites que quelque chose doit vous échapper, que ce type n’est pas arrivé là par hasard et que, ben oui, seule votre incompétence sur le sujet vous suggère que c’est abscons… Vous vous auto-flagellez par excès de modestie et de respect pour les autorités!

Tiens, on va jouer à un jeu: qui a écrit: «une esthétique de l’impureté se doit de procéder à une compréhension globale des phénomènes de vie et donc d’habitation sur la terre»? Un extra-terrestre? Jean Claude Vandamme? Non non: un Maître de conférences à l’université de Orléans-Tours. Qui a dit «c’est à l’inesthétique de défendre la puissance axiomatique de l’Art»? Salvador Dali? Non non: un philosophe de la très respectée Ecole Normale Supérieure de la rue d’ULM (Camus, Sartre, Malraux etc. ont été formés là…). Qui a dit: «On se croit d’accord, mais cet accord repose sur un malentendu-heureusement, car le malentendu est fécond. Je crois au contresens fructueux, à l’incompréhension productive»? Rocco Sifredi?  Non: Pierre Soulages, peintre estimé parlant de la relation aux œuvres d’art!…

Comme je m’étonnais que des gens qui écrivent de telles cornichonneries soient professeurs d’université voire même chercheurs au CNRS, quelqu’un que je tiens en haute estime m’a dit: «mais enfin, je ne comprends pas ton étonnement… Tous ces gens sont cooptés! Si le premier est un con, tu as des cons à la sortie! …». Que cela était bien dit! Libérateur!

Dans le temps, j’étais comme vous, je m’inclinais en pensant que j’étais trop stupide pour comprendre. Mais je n’en suis plus là! J’ai approfondi et je me suis rendu compte qu’effectivement, il est des domaines ou d’estimables et doctes autorités intellectuelles sont en fait des zozos. Tant et si bien que je commence à mieux comprendre la pensée de Jean Claude Vandamme. Pourquoi se priverait-il de dire des bêtises puisqu’il fait comme les autres? Oui mais voilà… lui n’est pas professeur et n’a pas été coopté…

Ça va mieux? Vous décomplexez, là? Ça fait du bien, hein!

*;->)  

Cher lecteur. J'écris à "l'aveugle" tant que vous ne vous manifestez pas. Un simple vote suffit pour me dire que vous avez lu… Et c'est complètement anonyme. Pensez-y. Merci.

10:38 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/11/2007

Enfin une explication de l'Univers…

 ExplicL

 
                    Les physiciens cherchent la fameuse matière sombre depuis cinquante ans. Sans succès. Pas davantage d'énergie sombre qui est indispensable pour expliquer l'accélération du big bang. Impossible de trouver un lien commun entre gravitation, magnétisme, forces nucléaires faibles et fortes. Le fameux boson de Higgs, indispensable colle des particules élémentaires, se cache désespérément malgré des cyclotrons de 20 KM de diamètre qui coûtent des milliards d'euros… Bref, on n'y comprend plus rien d'après les physiciens qui envisagent même de tout remettre à plat!  Mieux, on a des théories fausses qui donnent des résultats prévisibles! Pire: on connaît des particules qui sont à deux endroits à la fois et la lumière s'amuse à être matière et énergie alternativement. Et tout ça dans un univers dont les dimensions sont inimaginables avec des trous noirs et autres cornichonneries apocalyptiques.

Et ici c'est pas mieux! Dans notre petit chez nous qu'on a sur terre. De la vie! Nous… Oui, mais vous avez vu comment? On nous a affublé d'un égout dans le bas du dos et d'une sexualité délirante, source de la plupart de nos problèmes. Pour survivre: manger ou être mangé! Les écologistes ont un peu oublié ce charme particulier de la nature. Enfin, cerise sur le gâteau, on nous a donné juste assez d'intelligence pour comprendre que nous ne comprendrons jamais. Bref, quelqu'un se fout de nous. Il nous mène en bateau. Pour moi c'est clair!

Certains, devant la grandeur de l'Univers ont cru à un dieu. D'autres, devant l'incroyable capacité de cet univers à créer du malheur, ont vu la certitude de l'existence d'un créateur (informaticien de formation, d'où les bugs!). Des physiciens se disent que tant de lois physiques aussi bien coordonnées ne peuvent être le fruit du hasard et réintroduisent dieu dans la théorie. Mais personne n'est sur de rien, sauf moi. Après de longues observations de l'Univers et de nous-mêmes, je crois pouvoir conclure sans me tromper, qu'un tel enchaînement d'absurdités et de facéties ne peut être que l'œuvre d'un fou. Une sorte d'hyperpoliticien, un type qui s'amuse à nous ridiculiser, à faire tout foirer, comme un gigantesque premier avril permanent. La Bible serait donc une blague téléphonique de potache créateur…

Du coup, la question que je me pose c'est: où est le vrai Univers? Le bon? Pas celui du sale gosse qui se moque de nous dans lequel nous sommes nés, vous et moi…

*;->)

18:03 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : humour, univers |  Facebook |

21/11/2007

Bretelles infernales…

BretellesL

 
 
                Vous connaissez ces business-zonings dans lesquels des bâtiments poussent plus vite que des radars et surgissent impétueusement de l’argile à mauvaise herbe et à vieux matelas jetés par des inconséquents? Avec design, verre et aluminium…
Je devais y aller ce matin. Autour des ruches à cadres, des costumes gris avec chaussures noires et attachés caisses poursuivent des empressements imaginaires…  Le stress se voit au pas!

Je suivais donc le parfait enchainement des routes et ronds-points quand subitement, j’ai pris un mauvais embranchement. Erreur humaine. Oui mais, dans un environnement humain, vous faites demi-tour et vous réparez votre humaine erreur. Là non! Vous avez fait une erreur, tant pis pour vous et votre descendance! Il va falloir assumer! Et assumer signifie que vous montez sur l’autoroute contre votre gré… et découvrez que vous êtes en direction de Breda, Londres et Amsterdam dans la même journée. Le jeu des boucles parfaitement tracées et enchevêtrées ne permet même plus à votre cerveau de savoir dans quel sens vous allez… Mais vous y allez, ça c’est sur! Une seconde avant vous étiez dans un zoning avec ronds points et plantes vertes et on vous catapulte sur une autoroute. Il faut accélérer pour vous insérer dans le trafic au risque de vous faire aplatir par les éboulis de camions qui déferlent. A partir de là, vous êtes en enfer en train d’expier votre erreur. Vous vous en voulez, vous culpabilisez et pour peu vous seriez honteux de chercher à échapper au destin dont vous êtes responsable… involontairement! Et pas de fonction undo comme dans votre ordinateur…

Voilà notre monde. De plus en plus systématisé par la grâce des algorithmes technologiques et des directives normalisatrices, ce monde propulse les bonnes et mauvaises décisions avec la même vigueur… Eh oui…

C’est ainsi que je suis arrivé un jour sur cette terre. Trop tard pour faire demi tour… Depuis lors j’assume… en attendant qu’une bretelle me permette d’échapper enfin à ce destin programmé avec la perfection sans pardon de notre folle organisation…

*;->)

12:43 Écrit par Amadeus dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : humour, algorithmes, routes |  Facebook |