14/04/2008

Produits de première nécessité…

Première-nécessitéL

 
                    Vous avez des idées? Bravo. Non, comme ça, j'aime les gens qui ont des idées. Bravo. Vous croyez que ça vient de votre intelligence que vous avez? Un peu, mais surtout… surtout de ce que vous avez mangé. Je vous zesplic.

Vous vous sentez un rien déprimé parfois, non? Je sais pas, disons que vous avez regardé les infos télé sur la ReTeBeuF, puis vous avez reçu  un courrier de l'administration fiscale et votre dentiste témoin de Jéovah est venu vous rendre visite. (Riez pas, ça m'est arrivé!). Seule bonne nouvelle de la journée, vous avez le sida mais ça devient tout doucement guérrissable. En fait, vous avez même sombré dans la dépression. Idées noires après les idées claires. Et qu'est ce qui a été le plus utile pour vous sortir de là? Votre psy? Bof… Non. La chimie! Le Prozimachin. Oui. Mais je peux pas faire de pub.

Une autre fois, vous vous êtes réveillé un matin en pleine forme et vous vous demandez encore comment les mauvaises nouvelles plus la météo qui a mis bas (relisez Coluche) peut avoir paradoxalement suscité tant de désir de vivre que vous vous êtes réveillé en priapisme militant sonnant et trébuchant pour aller à la salle de bain. Eh bien c'est que vous avez avalé un vin qui vous a fait du bien ou une barrette de chocolat ou que sais-je encore. Toujours la chimie…

Alors quand on constate ça on se demande pourquoi nos alimenteurs ne nous bourrent pas nos plats préparés d'aliments qui nous optimisent. Ils mettent bien du fluor dans l'eau! Et du nonox dans l'essence. Pourquoi pas du Prozimachin dans les bouteilles de Brute, dans le lait et le café de première nécessité matinale?

Dites, ça me donne une idée, moi, ce truc là. Du côté des ministères et autres cabinets si bien nommés… ils ont des points d'eau, non? On pourrait pas leur filer un truc qui les rende un rien positifs, altruistes, empathiques et compatissants, voire même polis, même si je sais que j'en demande beaucoup, là? Et Leterme, on aurait pas pu lui filer un truc qui le rende plus intelligent et moins obtus tant qu'à lui perforer un baxter dans son lion de Flandre? Un peu d'imagination, que diable!

Mais non, je suis pas fou. Ils mettent bien des poisons qui nous rendent malheureux dans notre boîte aux lettres et dans la vie. Ils pourraient compenser dans l'alimentation, non? *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : humour, alimentation |  Facebook |

27/03/2008

Substitute people

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                Dans les pays de l’est quand il y avait des marchandises, c’était toujours un espoir déçu: matériel d’exposition... Mais j’ai vécu la même chose aux USA.

Au cours d’un séjour dans le Minnesota avec un collègue italien, nous avions décidé, pour survivre à l’alimentation américaine, de faire nos courses et de cuisiner dans nos chambres. Nous étions partis comme des chiens errants à la recherche d’ingrédients que nos deux mille ans de civilisation et notre instinct de conservation nous recommandaient de dégoter.

Au supermarché nous avons trouvé des médicaments et tous les substituts alimentaires possibles, mais rien de réel. Substitut de sucre, de sel, de café, de saucisson et même quand ils n’en avaient pas l’intention, c’était tellement mauvais que c’était un substitut de substitut, ce qu’en termes juridiques on appelle un bâtonnier je crois. Mais rien à bouffer pour un Européen.

Nous sommes ressortis avec une bouteille d’huile italienne cachetée mais mon collègue, Italien d’origine, m’a dit que c’était normal d’en trouver là, qu’en Italie cette huile était interdite à la vente sauf pour les moteurs de camions et qu’ aucun Italien ne se serait même risqué à mettre ça ailleurs que dans une charnière à décoincer. Idem pour le vin italien qu’on a trouvé au liquor store, tellement pétillant que pas un Italien n’en consommait en dehors des instituts de cancérologie où il était utilisé comme chimiothérapie. Ou alors ils le vendent aux Suédois qui en font des grogs. Pas cons ces Italiens, quand même.

Pour le pain, nous étions prêts à attaquer une vraie boulangerie. Les pains, là-bas, sont blancs, longs et pratiques à transporter dans leur emballage plastique: il suffit de mettre une main de chaque côté et de pousser. Le pain se réduit de dix fois comme une éponge. On peut alors le mettre en poche et utiliser ses deux mains à autre chose. L’ennui c’est que dans la bouche et l’estomac, on n’y trouve ni goût ni satiété.  

A Minneapolis on a cherché une boulangerie. Sur une recommandation, nous nous précipitons dans un magasin et, devant nous, émerveillés, nous voyons une charrette ancienne avec des gerbes de blé, des pains de famille énormes, des baguettes au feu de bois que l’on sentait déjà croustiller sous nos dents... sau-vés! Nous nous précipititâmes vers le comptoir et pointâmes nos doigts vers ces pains magnifiques en disant trois, on en veut trois comme ça! deux comme ça et un beau grand comme ça. Et là, dans un accent américain épouvantable, la fille qui ressemblait plus à une laborantine dans un sas de biologie virulente avec sa charlotte sur les cheveux, nous dit d’un air consterné «... oooh, je suis désolée, mais ça c’est pour la décoration!», et elle nous a montré les éponges, bread substitute...
Et comme on est ce que l’on mange, les Américains sont devenus des substituts d’humains, ce dont témoignent leurs agissements sur la planète depuis quelque temps…

*;->)