23/10/2009

Un tantinet…

TantinetL

 

                    Vous et moi avec les têtes de pomme qu'on a, suffit qu'un rambo sécuritaire standard vous voie sans votre ceinture de sécurité pour qu'il vous colle un PV. Bardaf. Il n'en va pas de même pour tout le monde…

Tiens, Polanski. Il a un peu niqué une gamine mineure contre son consensus de plein gré (Coluche se serait marré un moment avec le mot consensus, vous pensez pas? Marc Moulin disait que faire un consensus ne devait pas faire plaisir à Sus… diminutif de Suzette à Bruxelles). Puis il arrosé la minette de pognon pour qu'elle retire sa plainte avant de fuir les USA dans une cavale dorée. Il a joué la montre pour la prescription… A propos de montre c'est la Suisse qui l'a rattrapé.
Mais des voix s'élèvent: un tel artiste… on ne le met pas en taule.  Et pourquoi donc pas sivouplaît? Un viol c'est un viol, non?

Parmi les défenseurs, la voix de ce bon monsieur Mitterrand. Ceux là ils ont tous tout faux, dans la famille. Quand c'est pas le président et ses frasques extraconjugales, amicales ou politiques et son fils qui escroque l'Afrique ou sa femme qui défend Fidel Castro, c'est ce bon Frédéric Ministrrand qui se fend d'un livre sur sa sexualité un tantinet… comment dire… Non, tantinet c'est suffisant. Mais rassurez-vous, il ne s'agissait que d'amour. Et de souffrances… Vous n'imaginez pas la souffrance d'être un homosexuel sensible à la persécution et d'avoir assez d'argent pour céder à ses bas instincts satisfaits à Bangkok ou ailleurs. Pauvre Frédéric. Qu'est ce qu'il a du souffrir. Surtout si il se faisait fouetter! Va savoir… En tout cas, maintenant, il a cette teigne d'extrême droite à Lepen sur le dos… Plus les socialistes qui ne lui pardonnent pas d'avoir vendu son nom à la droite!

Mais voilà, aujourd'hui, il suffit de dire que l'on est artiste et l'on peut tout faire. Pratique, non? Notez, j'ai une idée pour Polanski et Frédéric: on les exile tous les deux sur une île du Pacifique et je veux pas savoir ce qu'ils font ensemble. Comme ça ils auront le tourisme, le sexuel, les transgressions et tout le reste.

Et qu'un tsunami les emporte!  *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : medias, artistes, art, paf, polanski, mitterrand |  Facebook |

26/06/2009

Ceci n'est pas un artiste…

Pas-artisteL

 

                             Je me sens tout triste, là. Je désespère… Mes transaminases souffrent, ma barrière hémato-encéphalique a de nouveau été enfoncée, mes gama-globules ne sont plus in… Pourquoi? Parce que la bêtise humaine vient encore de marquer un gros goal.

On a ouvert coup sur coup un musée Hergé et un musée Magritte. Mais ils se sont emmêlé les pinceaux… et ils ont mis Magritte au centre ville dans un grand musée et Hergé dans un petit musée dans un endroit inconnu des touristes… Louvain la Neuve. Trop neuve pour TomTom, à mon avis. Grave erreur parce que l'un, Hergé, est un véritable artiste alors que Magritte est un grand vide. Ils devraient rebaptiser tous les tableaux avec une étiquette: "Ceci n'est pas de l'Art" nom d'une pipe…

Parce qu'enfin, ce type peignait mal: tout est gris et sans relief. Les sujets sont idiots et les idées m'en touchent une sans faire bouger l'autre comme disait élégamment Jacques Chirac. Tous ces tableaux sont des petites idées d'illustrateur mais comme c'est peint sur des toiles, les gens confondent illustration pour BD et Art. Notez, on nous avait déjà fait le coup avec Folon… J'ai failli d'ailleurs m'étrangler de rire quand j'ai vu un personnage de Folon coulé dans le bronze, ce qui est exactement contraire à l'esprit de la légèreté aquarellée des personnages de Folon! Bah, ça disparaîtra encore plus vite que les aquarelles. Reste plus qu'à nous béatifier trois autres consternations du pinceau: Delvaux (non, pas les jolis sacs, l'autre), Alechinsky avec ses coulées intestinales maladives et un dont j'oublie jusqu'au nom… Ah, oui, Someville…

Tous ces gens sont du niveau de Bernard Buffet ou du peintre Mathieu. Vous vous souvenez de Mathieu? Vous non plus?! Ils trouvent un petit truc et le multiplient à l'infini.

Pauvre Art… il est bien mal en point. Alors, je vous suggère d'aller vers les vraies grandes gloires artistiques! Hergé qui était bien plus qu'un illustrateur fabricant de BD, Toots Thielemans qui est vrai grand bonhomme du jazz et n'oubliez pas non plus l'exposition Persona au musée de Tervuren avec du vrai Art et pas du cochon.

Un mot encore. Il ne s'agit pas ici de mon goût ni de mon dégoût pourtant nettement plus sur que mon goût, mais de constats fondés sur les critères fondamentaux d'une définition de l'Art. Je suis prêt à en débattre. Mais on risque de remplir la rubrique commentaires pour un moment!… *;->)

PS: En attendant, l'engouement pour Magritte avait emporté jusqu'à mon vénéré ex-professeur Pierre Sterckx qui sévit aujourd'hui sur France 5 le dimanche après-midi chez Guillaume Durant et passe une retraite heureuse en agitant des mots et des idées creuses sur un ton pétillant… Dieu ait son âme!

23/10/2008

Jardin d’enfants…

JardinL

 

                        Lorsque le mari disparaît, sa veuve le remplace parfois par un petit chien, raison pour laquelle dieu a créé les caniches nains. Le petit chien est affectueux, maternable (non, ça ne signifie pas qu’on peut en faire de la confiture), et ses aboiements rappellent les opinions politiques du cher défunt. Restait à trouver une activité pour passer le temps.

Elle a été inventée par les académies diverses qui distillent leur enseignement communal très intelligemment. La justification est évidemment artistique, ce qui autorise tous les délires, voire la justification par la candeur poétique des pires incompétences artisanales sous le prestigieux chapeau de «l’académie». Dans les faits il s’agit d’un jardin d’enfants pour adultes…

Une ex-amie m' envoyât un jour un morceau de verre brisé sur lequel elle avait posé quelques boulettes de plasticine reliées par une ficelle de récup. Elle parle de son «travail en 3D sur le thème de la rencontre»… Avec une justification «théorique» de cet ordre, elle ne peut que grandir à ses propres yeux.

Reste évidemment un constat: celui que, quelle que soit la justification théorique, le machin est quand même ridicule au niveau du résultat plus que brut…! C’est là qu’intervient la dernière trouvaille, la plus intéressante, la plus puissante pour l’accession à l’universalité.

Elle me dit que le but du verre est de pouvoir placer l’objet sur un autre fond, quel qu’il soit: une plage, une montagne de détritus, une piste de danse… Et que dès lors, toute l’histoire des personnages peut changer par l’imagination du regard. En d’autres termes, la puissance de l’œuvre ne réside plus dans ce qu’elle est mais dans la puissance de votre imagination! Et ça, c’est à considérer comme une avancée majeure dans la réconciliation définitive entre l’Art d’aujourd’hui et nos contemporains… Do it yourself, quoi. Le bricocenter de la livraison artistique.

D’ailleurs, puisque tout est dans la puissance du regard et non plus dans l’œuvre, on va bientôt pouvoir se passer d’elles. Et ça, voyez-vous, je commence à penser que ce serait le vrai progrès artistique contemporain pour le coup! Reste à savoir ce qu’on va faire faire aux dames à caniches dans leurs jardins d’enfants… Mais ne me faites quand même pas dire que tout est du même tonneau. Je viens de visiter un vernissage dans lequel une amie avait réalisé de vraies belles choses. Ne me faites pas plus méchant que je ne suis.

*;->)

08/10/2008

Art actuel

LardL

 

                    Vous avez vu le lustre de cristal gigantesque entièrement composé de… tampons O.B., création d'une Portugaise? Et la souris morte dans une boîte de sardines? Et l'urinoir de Duchamp? Toutes ces choses sont exposées dans des biennales où de riches financiers nous insultent en nous faisant croire que EUX comprennent et que si NOUS n'y comprenons rien eh bien c'est parce que nous sommes trop cons…  Alors, certains d'entre nous, essaient de se convaincre qu'ils ont compris et qu'il y  a quelque chose à comprendre…

Ils sont aidés en cela par des critiques et exégètes qui écrivent des discours abscons (des mots abruti et con). Pour moi, plus il faut expliquer, plus je trouve ça nul! Une grande œuvre n'a pas besoin d'explication d'où qu'elle vienne et de n'importe quelle époque. On vibre…
Aujourd'hui on vous met un cadre vide au mur et on vous raconte que c'est une réflexion sur la non-peinture et l'acte de s'être empêché de peindre. Notez, ils s'empêchent pas de facturer.
Alors, comme je voudrais aussi devenir riche mais que je n'ai pas beaucoup de talents pour ça, je me suis dit que j'allais m'en sortir avec l'Art Actuel. Suffit de trouver un concept. Et je l'ai trouvé. Je vous zesplic.

Je vais emballer des tableaux encadrés avec des pages de vieux journaux à la place des peintures. Je ferai sceller le tout par huissier dans des boîtes qui détruisent les œuvres en cas d'ouverture sans clé et je fais acter tout ça par notaire auquel je remets les clés. Il s'agit d'œuvres d'aujourd'hui mais qui ne pourront prendre leur sens que dans le futur, raison pour laquelle personne ne doit les voir aujourd'hui. C'est vrai, vous vous savez pour les vieux journaux, mais personne d'autre! Et un journal d'aujourd'hui ne peut servir qu'à jeter des épluchures. Mais un journal qui a 50 ans redevient intéressant!

Je vais donc écrire plein d'explications pour faire comprendre qu'il s'agit là d'un Art génial envoyé au futur. Bah, c'est pas la première fois qu'on va polluer la planète pour nos enfants! Les exégètes et richissimes crétins vont acheter tout ça, l'exposer, et ne pourront ouvrir sous peine de sanctions puisqu'ils se seront engagés! Là on va pouvoir fantasmer sur mes œuvres pour les porter au sommet de valeur jamais atteint par des œuvres! Moi je serai riche, les connards qui auront acheté seront tout contents… et je ne risque pas d'avoir une mauvaise critique puisque personne ne verra! Dans le futur, pour l'ouverture on aura oublié tout ça. Génial, non? Allez, je m'y mets! Et dites rien à personne, hein, pour les vieux journaux!  *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : art, biennale, pinault, koons |  Facebook |

24/09/2008

Saturnisme…

 

SaturnismeL

                Depuis que vous avez cessé de sucer votre pouce on vous explique que les banquiers, financiers et autres broyeurs de chiffres en argent sont des gens sérieux. On les représente gras ou desséchés avec des lunettes, un cigare ou des manches de lustrine. Pas de place pour l'imagination. Oui mais voilà…  il y a un bug. Je vous zesplic.

A Rome, la vaisselle était en plomb et le plomb que vous avalez vous rend fou! Aussi simple que ça. Le saturnisme a créé Néron, l'empereur fou! Il y avait de plus en plus de fous à Rome et comme ils ne connaissaient pas les études épidémiologiques, ils ne pouvaient pas faire le lien. Maintenant on a les études mais… ça prend du temps et pendant le même (temps), les financiers mangent ou boivent quelque chose qui les rend fous. Peut-être y-a-t-il quelque chose dans la monnaie ou les billets qu'ils manipulent en léchant leurs doigts pour compter! Je ne vois que ça comme truc qu'ils manipulent tous.

Dans un premier temps ils se sont mis à acheter n'importe quoi comme zœuvres d'art. Pour des millions d'Euros. Mais je prévois maintenant l'effondrement de ce type de zart. Parce que jusqu'ici on se disait "oui, j'aime pas ça, mais si un type aussi intelligent et riche achète ça c'est que je suis trop con pour comprendre puisque moi,… je suis pas riche et pas président d'une banque!". Juste con…

Oui mais voilà… Cette fois tous ces grands argentiers nous ont prouvé d'un coup sec qu'ils étaient complètement fous! Ils nous mettent la planète par terre, ils ruinent les malheureux plus sûrement que jamais, ils ruinent carrément les USA et nous proposent de partager le désastre, d'ailleurs on n'a pas vraiment le choix, et ils aimeraient qu'on les prenne au sérieux encore quand ils se balancent hilares au bout des suspentes de leurs parachutes dorés!

Tout a commencé en France par un amateur qui a évaporé quelques milliards…, puis les subprimes qui ne sont rien d'autre qu'une escroquerie légale, puis les credit default swap qui sont carrément une déviation mentale… Bref, maintenant qu'ils ont perdu toute crédibilité, on peut franchement donner un solide coup de pied dans leur brol artistoc! Pssschitt! On dégonfle la bulle zotistique. Parce que je ne vois plus aucune raison de prendre ça au sérieux, cette fois!
*;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : art, financiers, bulle artistique |  Facebook |

30/04/2008

Art épouvantail

•-Art-épouvantailL

 
 
                    J'ai déjà eu l'occasion de dire quelques fois tout le bien que je pense des artisses d'aujourdhui. A ma gauche il y a les artisans qui fabriquent des breloques, poteries et autres tissus colorés, à ma droite il y a les malins qui sont arrivés à force de discours à prétendre que leurs cornicochonneries sont du l'Art.

A propos du monument fondateur de toute cette bêtise, il y a l'urinoir de Duchamp. J'ai dit qu'il était évident que si cette "œuvre" était trouvée dans 500 ans par un archéologue, on ne manquerait pas de la classer dans la catégorie objets utilitaires et pas dans celle des œuvres majeures du XXeme siècle! Clair! J'ignorais qu'il ne faudrait même pas attendre 500 ans!

Alors que toutes les sculptures dédiées à Diane Chasseresse ou à quelque grand homme dans les parcs publics servent gentiment de supports aux moineaux quand les pigeons ne les recouvrent pas de leur guano, quelques œuvres actuelles ont connu un sort qui ne trompe pas! Je vous zesplic.

Une ville balnéaire que je ne nommerai pas pour rester calme, a implanté quelques sculptures dites d'art actuel sur la plage. Ben oui… les plages c'est triste et monotone, il fallait faire preuve de modernité. Et toc, l'art qui s'en mêle des pinceaux.

Oui mais voilà… les oiseaux si prompts à adopter les penseurs de Rodin et les dames plantureuses et dénudées dans le bronze, ont pris peur! Tant et si bien qu'on ne les voit plus dans le coin! Pas cons les oiseaux!  Jusqu'ici ils se contentaient d'un mépris intestinal, maintenant ils ont carrément peur! On ne s'attendait pas à ce qu'ils eussent une appréciation artistique qui ne trompe pas pour le coup! Et tout ça me donne des idées. Pourquoi ne pas saturer les aéroports et autres champs de maïs où les oiseaux sont nuisance, de sculptures modernes? Plus d'oiseaux dans ces zones! Voilà au moins une utilité pour ces machins dont on ne sait que faire par ailleurs. Et finalement, pour déterminer la valeur de tous ces hors d'œuvres abscons on pourrait les mettre sur la plage. Si les oiseaux viennent plus, hop! à la casse ou à l'aéroport!

Comme quoi, l'Art n'est pas le repos du rationaliste comme il y a un repos du guerrier!
Bref, la maladie de la vache folle fait déjà rage mais qui s'en rend compte?
*;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humour, culture, art |  Facebook |

25/01/2008

Subversion culturelle

Subvers-cultL

 

                     Il y a quelque temps, j’ai visité une magnifique exposition de 60 masques de la collection suisse Barbier-Muller qui est, pour ceux qui bavardaient pendant que je parle, le plus grand collectionneur d’Art dit Premier au monde.

Mais... pour faire mode et proche du peuple, le concepteur de l’expo a cru bon d’insérer quelques masques de pompier et de démineur des années 1920. Ça n’éclaire en rien la compréhension des œuvres et ça dévalorise l’Art d’une façon générale en accréditant l’idée que la création peut être le fait du hasard, ce qui est absurde et même insultant pour l'Art.
Mais, en architecture on avait déjà vu les codes barres des colonnes de Buren dans la Cour du Palais Royal et la Pyramide du Louvre. Faut dire que Jack Lang a eu tellement peur d’être un Ministre de la Culture qui aurait loupé quelque chose, qu’il décorait les tagueurs et tout ce qui bougeait.
Vous me connaissez, je suis un type gentil et j’ai quelques idées, donc, voilà ce que vous pourriez lui suggérer si vous le croisez.

Les concertos de Mozart gagneraient à ce qu’on remplace le piano par une guitare électrique, spécialement dans un célèbre concours pour voir la tête de la Reine Fabulosa. Le concerto n°20 avec de la batterie, pas mal non plus.

La petite culotte de Madona pourrait être encadrée de dorures et exposée au Musée d’Art Moderne avec cette légende: «Titre de l’œuvre: Madona, Traces diverses sur toile, 30x40 cm, acquisition de l’Etat»...
Les grands cuisiniers pourraient nous proposer: «petit pâté de Pedigree Pal sur son lit de verdure au Sheba assaisonné de bave de vinaigre viagra». Je suis sur que vous salivez déjà, rien qu’à entendre la jolie musique de la recette. Notez un restaurateur a déjà introduit du viagra dans une de ses recettes...J’invente rien!
Jean-Paul Gaultier pourrait nous organiser un défilé de mode où la toile de tente avec ses piquets renouvellerait le genre. Ou sublimer l’essuie de vaisselle pour habiller les belles qui feraient mieux d'être re…belles!. Thème du défilé: la mode au torchon. Je me demande si c’est pas déjà le cas, d’ailleurs.

On pourrait également décréter que désormais, roter en public, mettre les doigts dans le nez et se gratter entre les jambes dans les cocktails est de la dernière élégance branchée.

Tout est possible, désormais. Yann Queffelec déclarait il y a quelques jours à la radio que «après tout le mauvais temps est aussi une forme de beau temps». Mais à force de croire que tout est dans tout et que le contraire du vrai est aussi une forme de vrai, et que si on n’est pas d’accord on est ringard, à force de nier la pesanteur, on va tous se retrouver collés au plafond un de ces jours!  *;->)

18:50 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : aer, culture, escrocs, art, societe, humour |  Facebook |

09/01/2008

Remporter le Reine Elisabeth par deux centièmes de seconde…

RemporterLL

Je suis le fameux Concours Reine Elisabeth de musique classique avec le bonheur raffiné de l'amateur à peine éclairé. Mais je suis perplexe.

La musique classique, à l'inverse d'une toile peinte à l'époque de Mozart, est à la fois plus vivante mais aussi beaucoup moins fidèle au travail original de l'artiste qui n'est plus là pour nous l'interpréter. Peu importe que tel musicien fut éventuellement un médiocre pianiste. Dans sa tête, son concerto était parfait. Parfait, c'est à dire selon son désir et la sensibilité qu'il souhaitait au-delà des formes qu'il avait créées. Toutefois, il ne pouvait pas tout décrire sur la partition.

C'est cela qui détermine l'importance si grande concédée à l'interprète.

Son premier espace est dans la lacune de la sémantique: ce que ne peut exprimer la partition. Quelles que soient les indications de forte, d'adagio, de pianissimo ou que sais-je qui émaillent la partition, elles sont insuffisantes à rendre exactement toute l'émotion du compositeur. La sémantique utilisée ne lui a pas permis de tout décrire, surtout pas de ses sentiments et de son expressivité.

L'interprète habite donc cette lacune comme un Bernard Lhermitte une coquille délaissée… C'est dans cet espace de faible amplitude qu'il va devoir s'insérer et faire valoir son propre talent.  Celui-ci sera au minimum techniquement parfait. Ensuite il faudra faire valoir sa propre sensibilité sans dénaturer l'œuvre.  Et voilà pourquoi le concours si prestigieux est d'abord la substitution autorisée d'un espace laissé vacant par une lacune sémantique…
D'où la surexpressivité des visages des interprètes.  Pour aller au bout de la marge des sentiments qui leur est laissée, les interprètes sur-connotent leur propre sensibilité…

En somme, le concours Reine Elisabeth est une épreuve athlétique. On y gagne par deux centièmes de mieux que le second…  Mais il faut une vie de travail pour y arriver. Détail piquant: les athlètes de l'interprétation se jettent sur leur bouteille d'eau consommée au goulot comme les coureurs à pied après leur… performance. Il y a des similitudes espiègles qui ne trompent pas…

Voilà pourquoi j'aime tant le jazz… Où le créateur et l'interprète s'emparent d'une composition pour la recréer complètement, pour la transgresser de la façon la plus noblement créative qui soit. Le musicien de jazz est toujours créateur, pas interprète… Bien sur, son artisanat, sa technique, sont sans doute moins dernier carat, mais sa liberté d'exister aujourd'hui dans les schémas d'aujourd'hui est totale et bien en phase avec son temps.  D'ailleurs, faites ce test: coupez le son d'un concert de jazz et vous verrez des gens détendus, concentrés, qui s'offrent chacun la parole. Faites la même chose sur un concerto de Bach et vous verrez des gens comme robotisés, tous au pas dans des mouvements synchrones et saccadés vivre un ordre qui n'est plus celui de notre temps.

Alors, oui, je suis infiniment respectueux de ces interprètes de classique et de la grandeur des formes de leurs créateurs. Mais il n'y a rien à faire, le grand jazz est la musique de mon temps. Et ce n'est pas parce que j'admire les œuvres de Botticelli que Picasso m'est étranger…  *;->)

22:07 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : musique, art, humour |  Facebook |

10/12/2007

Dignité humaine

VioloncelleL

 

Il y a dans le merveilleux musée des instruments de musique de Bruxelles (MIM), un violoncelle qui m’a ému aux larmes.
Exposé dans une des superbes vitrines qui lui donnent un air propre et bien élevé, ce violoncelle a été construit avec des planches d’étable et de porcherie roumaines. Ces gens n’avaient même plus une planche digne de ce nom... Les cordes sont en ficelles autour desquelles on a enroulé un vague fil de fer pour les faire sonner.

Je ne sais comment il sonne mais il fait chanter toute ma dignité d’être humain. Né dans la contrainte jusqu’à l’étouffement de toute humanité dans le pays de Ceucescu, ce violoncelle témoigne du besoin profond de faire de la musique, c’est sur et évident. Mais au-delà, il témoigne de la volonté de ne pas faire n’importe quelle musique, sinon, c’est un de ces instruments faciles et évidents pour tous qui aurait été construit.

Non, ce violoncelle témoigne d’une intention culturelle qui va bien au-delà de l’émotion - si grande soit-elle - de la musique. C’est de culture qu’il s’agit ici, de besoin irrépressible de culture et de raffinement. ll n’y a pas plus beau violoncelle au monde et je voudrais qu’il soit joué lors de la prochaine fête de la musique. Pas seulement en mémoire de celui qui l’a construit, mais pour la gloire de cette humanité qui place l’Art si haut.

Je souhaite que ce violoncelle sonne aussi mal que je l’imagine et plus encore pour que l’on n’entende que l’Esprit et la Volonté qui l’ont créé. Il est pour moi un emblême de dignité et de grandeur humaine.
*;->)

http://www.mim.fgov.be/home_fr.htm

18:42 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : art, humour, musique, dignite, coeur |  Facebook |

07/12/2007

Un jeu pour tous en voiture…

 Un-jeu-pour-tousL


Ça recommence, on me demande où je vais chercher tout ça! Eh bien, puisque la question de l’inspiration vous passionne, je vais vous donner quelques exemples. Parce que le terme création est mis à toutes les sauces mais on ne crée jamais rien! On ne fait que s’inspirer.

Par exemple, savez-vous ce qui a inspiré les coupoles du Carlton? Eh bien, elles ont été dessinées d’après le gabarit des seins de la belle Othello. Me regardez pas comme ça, voyons! Ah! ça perturbe, hein! Authentique. Je n’ose pas imaginer les attributs mammaires qui ont inspiré le Palais de Justice de Bruxelles… Quant à celle qui a inspiré l’Atomium… elle devait être solidement fantasmatique!

Et le parlement européen de Bruxelles? Les fesses de Mahité préparant un Camembert? Riez pas, depuis que Evelyne Thomas a inspiré la nouvelle Marianne, tout est possible! Et pourquoi pas des entrées de métro à partir de la bouche de Brigitte Bardot? Et le pif de Chirac pour la Pyramide du Louvre? François Hollande pour le palais enchanté d’Eurodisney qui travaille du chapeau? Qui a inspiré la Tour Eiffel? Une anorexique célèbre? Et le Centre Pompidou? Pas évident!
Essayez d’imaginer ce qu’eurent été les coupoles du Carlton si l’architecte avait été amoureux de Jane Birkin… En fait de coupoles, le Carlton aurait l’air d’un chalet suisse!

Mais dites, j’ai un doute, là à propos de fantasmes… Est ce que par hasard les colonnes de Burren auraient été inspirées par Roco Siffredi? Avec tous les états intermédiaires…

Vous le voyez, l’inspiration ne connaît pas de limite. Suffit de faire le rapprochement entre deux choses. On ne savait pas que les architectes étaient aussi fesséti… fa… cétieux.

On a mis un jeu au point avec les petits enfants. En voiture, on cherche ce qui a bien pu inspirer les horreurs qui poussent comme des champignons! Séances de rire garanties! Essayez, vous verrez! C’est fou ce que ça inspire!
*;->)

15:36 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, architecture, humour |  Facebook |

03/12/2007

Tourista artistique…

Art-éléphantesqueL

 
Dans la catégorie humour fin et parmi tous les nominés comme on dit, the winner is… la blague suivante: que faut-il donner à un éléphant qui souffre des intestins? La réponse est: beaucoup d'espace… parce que quand il se lâche…


Ah, ben c'est justement ce mot dont je voulais vous parler, tiens. Se lâcher est connoté tourista incontinence pour moi… On se lâche. C'est pas répertorié parmi les activités les plus élégantes, civilisatoires ou raffinées de notre époque mais ça dit bien ce que ça veut dire: un soulagement des fonctions basiques.

Epoque n'est peut être pas le mot le mieux choisi parce qu' en fait… eh bien… justement, à notre époque, ça change un peu. Je vous zesplic.

Cela fait un long moment que je vous bassine avec ma conception de l'Art. Je n'épargne aucun escroc qui produit des "installations" et autres cornichonneries ni aucun financier qui tend à nous ridiculiser, nous qui ne pouvons pas comprendre et encore moins acheter ces bêtises. Mais personne n'oserait penser que des gens aussi brillants et réalistes puissent se tromper à ce point. Conclusion: c'est nous qui nous sentons idiot! Le système est bien au point entre critiques, zartistes, financiers. Ces gens là ont créé une bulle spéculative art comme il y a eu une bulle spéculative internet. Toutefois, ils y travaillent avec une telle insistance qu'ils ont étouffé l'Art et que tout le système est sur le flanc!

J'entendais ce soir sur Arte qu'avec "cette œuvre, l'artiste avait vraiment pu se lâcher"…

Instantanément, il y a eu quelques nouvelles connexions dans mon cerveau: l'artiste se lâche… comme l' éléphant qui fait l'installation de sa diarrhée… Ou comme un pet du cerveau. Mais bon sang mais c'est bien sur! Pour faire un tel art, on ne doit surtout pas compter sur l'esprit! Il faut se lâcher! Et pour se lâcher il suffit d'être suffisamment malade! C'est clair! Tout s'explique!

C'est beau quand même les idées quand ça devient clair!

*;->)

10:36 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, actuel, art, humour, critique |  Facebook |

Tourista artistique…

Art-éléphantesqueL

 
Dans la catégorie humour fin et parmi tous les nominés comme on dit, the winner is… la blague suivante: que faut-il donner à un éléphant qui souffre des intestins? La réponse est: beaucoup d'espace… parce que quand il se lâche…


Ah, ben c'est justement ce mot dont je voulais vous parler, tiens. Se lâcher est connoté tourista incontinence pour moi… On se lâche. C'est pas répertorié parmi les activités les plus élégantes, civilisatoires ou raffinées de notre époque mais ça dit bien ce que ça veut dire: un soulagement des fonctions basiques.

Epoque n'est peut être pas le mot le mieux choisi parce qu' en fait… eh bien… justement, à notre époque, ça change un peu. Je vous zesplic.

Cela fait un long moment que je vous bassine avec ma conception de l'Art. Je n'épargne aucun escroc qui produit des "installations" et autres cornichonneries ni aucun financier qui tend à nous ridiculiser, nous qui ne pouvons pas comprendre et encore moins acheter ces bêtises. Mais personne n'oserait penser que des gens aussi brillants et réalistes puissent se tromper à ce point. Conclusion: c'est nous qui nous sentons idiot! Le système est bien au point entre critiques, zartistes, financiers. Ces gens là ont créé une bulle spéculative art comme il y a eu une bulle spéculative internet. Toutefois, ils y travaillent avec une telle insistance qu'ils ont étouffé l'Art et que tout le système est sur le flanc!

J'entendais ce soir sur Arte qu'avec "cette œuvre, l'artiste avait vraiment pu se lâcher"…

Instantanément, il y a eu quelques nouvelles connexions dans mon cerveau: l'artiste se lâche… comme l' éléphant qui fait l'installation de sa diarrhée… Ou comme un pet du cerveau. Mais bon sang mais c'est bien sur! Pour faire un tel art, on ne doit surtout pas compter sur l'esprit! Il faut se lâcher! Et pour se lâcher il suffit d'être suffisamment malade! C'est clair! Tout s'explique!

C'est beau quand même les idées quand ça devient clair!

*;->)

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