10/02/2009

Le syndrome de Stockholm…

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                        Lorsque des gens sont pris en otages, ils adhèrent peu à peu aux thèses de leurs ravisseurs. Cette surprenante découverte a reçu un nom: le syndrome de Stocholm.

Ce phénomène ne se limite pas aux prises d'otages explicites. Il apparaît également avec ce qu'on a coutume d'appeler l'Art Actuel et qui n'est rien d'autre qu'une cornichonnerie et une escroquerie de très grande envergure. Tout le monde peut s'en rendre compte avec son simple bon sens.

Toutefois, comme il est arrivé dans le passé que des érudits eux-mêmes passent à côté d'œuvres qui s'avérèrent de grandes révolutions artistiques 30 ou 50 ans plus tard, nos élus et autres notables fortunés, se laissent entraîner à épouser les thèses d'une intelligentsia d'escrocs. Le public qui n'y comprend rien non plus se culpabilise alors et cherche à comprendre un art abscons en se flagellant pour y arriver… Syndrome de Stockholm!

Cela va très loin. Le dimanche après-midi dans l'émission de Durant sur la 5eme chaîne française, apparaît un de mes anciens profs: Pierre Sterckx qui avant d'être un vieux monsieur pétillant fut un merveilleux professeur auquel je dois beaucoup. Mais il a été contraint de vendre son âme au diable pour durer… Il fait aujourd'hui l'apologie des cornichonneries avec un indéniable talent d'illusionniste. L'oiseau est emmazouté dans le syndrome de Stockholm.

On va jusqu'à me dire que mon avis c'est mon avis et qu'il n'engage que moi et mon goût personnel. Je fais alors remarquer que si un restaurant proposait des crottes de souris assaisonnées de savon pour vaisselle et accompagnées de débris de paillasson, nous aurions tôt fait de refuser d'en manger! Et ce ne serait pas une question d'avis personnel! Idem pour une musique qui proposerait de nous déchirer les oreilles avec des sons incongrus et stridents sans rythme. Il existe en effet des limites naturelles à ce que notre langue ou nos oreilles peuvent supporter. Ce n'est pas le cas pour les yeux… Et une représentation explicite peut toujours être soumise à un raisonnement… logique ou non ou à tous les délires. Voilà pourquoi les escrocs de l'art actuel se moquent du monde et nous en culpabilisent! En plus!

Vous ne comprenez pas l'art actuel? C'est que vous n'êtes pas encore touché par le syndrome de Stockholm… En d'autres mots, vous êtes encore sain d'esprit.   *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : art actuel, bozar, critique d art |  Facebook |

25/10/2008

Je ne décolère pas…

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                                    J'étais invité l'autre jour à une soirée à l'austère Palais de Justice de Bruxelles, ce monstre kitsch de l'architecture coloniale belge. Pour ses 125 ans, on y expose une série "d'œuvres" du l'art actuel. Que des conneries dont d'ailleurs quatre sacs poubelles jetés par terre: une "œuvre"… Ou ces quatre personnages nus "enculés" par des télescopes qui les traversent de l'anus à la bouche… On vise par l'anus… Nous avons eu droit à une visite commentée par une jeune femme plein d'enthousiasme pendant une heure sous de la "musique", à savoir des bruits très dérangeants. Consternation,  honte. Surtout devant une pitrerie baptisée "hommage à Michelange" qui aurait mieux fait de s'appeler insulte à…

Devant mon mépris, il s'est trouvé des gens pour me dire que c'était mon avis personnel alors que j'ai expliqué à ces gens dans une conférence il y a deux ans déjà quels étaient les réels fondements de l'Art qui pouvaient nous aider à y voir clair. Et voilà…  Les gens entendent, écoutent éventuellement mais n'intègrent pas.… C'est pourtant simple!

Si je dis que les pédophiles sont des criminels, personne ne me dira que c'est mon avis personnel… Si je suggère qu'il faut manger de la sciure et des crottes de nez en expliquant que c'est une grande création culinaire, personne n'en mangera! Si je prétends qu'un embouteillage de klaxons urbains n'est pas de la musique personne ne m'opposera que c'est mon avis personnel… Il y a des limites morales sur la pédophilie et "naturelles" sur les autres points. Mais il n'y a aucune limite naturelle sur notre sens de la vision. Quant à la morale, pour ce qu'on en a encore à f… Alors on se fout de nous, on nous présente des pitreries sans nom et dans le Palais de Justice ultra-conservateur en plus…

Ce ne sont pas les "œuvres" qui m'ont désespéré le plus ce soir. Ce sont les gens qui continuent à écouter religieusement les bêtises qu'on leur raconte, persuadés qu'ils sont que s'ils veulent être ouverts, modernes et intelligents, ils doivent essayer de comprendre… Plus aucun argument sensé ne les atteint! La logique, l'analyse, l'intelligence ne les concernent plus dès qu'il s'agit du l'art actuel. Il y a comme un "politiquement correct" qui les réduit à néant.

Que l'on s'amuse de ces pitreries est une chose. Je m'amuse aussi devant les vitrines de Noël des grands magasins… mais je n'en fais pas de l'Art! C'est effrayant, consternant, honteux. Une insulte à l'esprit humain. A moins que ce soit l'ultime démonstration de notre déliquescence. celle des artistes comme celle du public. Et comme j'ai eu l'occasion de le dire un jour dans un chahut étudiant à Marcel Brothaers qui exposait ses casseroles de moules: vous faites un art de poubelle, ne vous étonnez pas d'avoir un public de poubelle.… 
*;->(

04/08/2008

Du l’Art ou du cochon?

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                            «Ainsi font font font les petites marionnettes…» Et «tourne tourne joli moulin, frappe frappe petites mains, joli moulin a bien tourné»… etc? Ou «A la pèche aux moules moules moules… je ne veux plus aller maman»… Vous avez chanté tout ça? Oui, certainement, mais je doute que vous le fassiez encore spontanément dans votre voiture pour vous détendre. Eh oui, ça vous est passé.

Il y en a un à qui c’est pas passé! Panamarenko. Petit, il faisait semblant de voler et promenait ses petits avions au-dessus de sa tête en faisant «vrouuuum», puis il a lancé des avions en papier dans sa classe. Mais au lieu de devenir pilote, l’animal, il s’est mis à matérialiser ses avions de papier pour en faire son métier. Il dessine des faux plans, fait des faux avions, des faux trucs à voler, des fausses archives de l’aviation et … veut qu’on le prenne pour un vrai artiste et un vrai poète… Cherchez l’erreur.

Notez, ça laisse des perspectives pour votre futur: vous faites des faux bottins de téléphone, des faux testaments et vous demandez qu’on vous compare à Rimbaud. Avec des fausses factures vous voudriez devenir ministre de l’économie, non?

Aujourd’hui, on ne demande plus à l’artiste d’inventer des formes nouvelles mais de distraire le peuple. C’est Disneyland appliqué à l’Art. Et tout le monde d’adorer, de s’étonner. On entre même ces trucs au chausse-pied dans les musées! Et si vous comprenez pas pourquoi c’est du l’art c’est la preuve que c’est bon! Vous vous rendez compte? On vous traite de con et on attend que vous vous en serviez comme preuve du génie d’un petit malin! Aujourd’hui, le génie ne se mesure plus à la grandeur de l’artiste mais à la connerie suggérée des amateurs ! Fallait le faire quand même!

Eh bien c’est fait. Avec Panamarenko, le travail de l’étalagiste pour supermarché en période de Saint-Nicolas est devenu du l’art. Normal! Plus personne ne sait ce qu’est l’Art, ni les historiens, ni les philosophes, ni les critiques ni même les artistes. Vous croyez que j’exagère? Que nenni! Ils le disent eux-mêmes! Et s’en lamentent dans des livres, articles, etc. !

Alors, si vous aimez les étalages et les trucs marrants style Gaston Lagaffe, allez y, c’est amusant, c’est drôle et j’irais volontiers me distraire si c’était exposé à Disneyland. Mais là, dans un musée, c’est de l’usurpation d’identité et de l’escroquerie intellectuelle. Sans un seul label de qualité… sans garantie,… le faux érigé en Beaux-Arts!* Allez-y, mais en connaissance de cause! Parce qu’en Art comme pour le reste, il faut se méfier des imitations. Pa… cotille… Pire! *;->)

*Lire «La guerre du faux» de Umberto Eco

27/07/2008

Comptable démiurge

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                                Imaginez que vous soyez né comptable. Ne riez pas, c'est arrivé à plus d'un*. Mais alors que certains en ont fait un métier honnête, d'autres ont su en faire un réel tremplin vers la puissance divine. Généralement petits et étriqués, ces gens là ont trouvé dans l'artisanat comptable, une jouissance de la construction d'empires à coups d'achats et vente d'hôtels rue de Rivoli sur les cases du Monopoly. Le respect qu'on leur portait croissait parallèlement à leur surface financière alors que la considération pour eux augmentait en proportion inverse de leur moralité. Vous suivez?

Un jour, riches, puissants et épurés de toute forme de scrupule, ils ont eu besoin de légitimer leur grandeur et de la sublimer en quelque sorte. Lui donner un nouveau statut qui ne serait plus ni matériel comme les actifs de leur banque, ni virtuel comme leur respectabilité mais carrément spirituel. C'est l'Art qui allait leur offrir cet ascenseur canonisant.

Nos comptables qui avaient frayé avec les ministres saumon-rose, se mirent à faire semblant de comprendre le sens caché de pitreries inqualifiables et portèrent ainsi leur aura loin au-dessus de leurs contemporains et mortels. Vous avez noté? Les autres en devenaient mortels… Et, après tout, si des gens aussi réalistes et objectifs que des financiers de premier plan dépensaient des fortunes à acheter des bêtises multicolores, vulgaires, sales, voire scatologiques, c'était bien qu'il y avait quelque chose à comprendre que nous n'avions pas compris! La même chose qui avait fait que nous, nous n'étions pas riches et banquiers, sans doute…

Et voilà la légitimation en train. Parce que si tout comptable honnête veille à ce que les chiffres obéissent à la rigueur mathématique, tout comptable riche exploite les failles du système et la subjectivité des désirs, loin de la rigueur des chiffres. Retour à la subjectivité et entrée de plain pied dans le blanchiment de la moralité argentée sur poivre et sel.

Quel bonheur dès lors de se promener dans une exposition la veille de son ouverture, marchant sur l'eau et propulsant la valeur des œuvres par un simple mouvement de lecture de leurs titres ou auteurs… Etre le Créateur des Valeurs, le Grand Comptable de la Beauté, celui qui étend le pouvoir de son argent à la reconnaissance du Beau Artistique. Donner vie aux œuvres, aux artistes, pérenniser les Créateurs ou les jeter dans les ténèbres de l'Histoire de l'Art.

Le pouvoir d'acheter, d'ordonner au Temps, à la Valeur, au Beau, faire et défaire les Artistes… le comptable marche sur l'eau… preuve de sa valeur divine… tant qu'il n'ouvre pas la bouche pour tenter de qualifier l'inqualifiable.  *;->)

 

*J'attends vos commentaires… Pourtant vous savez que je suis un être mauvais!

19:00 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : art actuel, pinault, biennale, grossier, insultes |  Facebook |

06/05/2008

comprendre l’art contemporain…

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                        Je vais vous raconter une histoire. Vous aimez les histoires? C’est parti!  A la fin du 18eme siècle l’Art était devenu si chargé de petits anges, dorures et fioritures que personne n’y voyait plus rien. Alors, des gens courageux portés par la liberté nouvelle offerte par un Nouveau Monde depuis la Révolution, ont décidé de s’ébrouer et de devenir Cézanne ou Monet. Ils ont été refusés par l’Art officiel et, tout en étant conscients de leur valeur, ils ont eu beaucoup de peine à s’imposer. Personne ne comprenait. Puis, dans les années 1870, les doctes scientifiques londoniens qui recevaient des fétiches africains ont constaté que c’était païen mais... beau!

Quelques temps plus tard, au début du 20e, des gens comme Picasso ont compris qu’il y avait là une nouvelle source vive de ré-inspiration. Ils ont été à nouveau contestés. L’aventure des impressionnistes et celle de Picasso ont interpellé les politiques qui se sont dits: on ne comprend rien mais le passé nous a montré que moins on comprend, meilleur c’est! Voilà pourquoi Jack Lang s’est empressé de décorer tout ce qui bouge dont les tagueurs... Entretemps, des originaux comme Marcel Duchamp ont prétendu qu’un urinoir pouvait être regardé comme une œuvre d’Art et se sont mis à faire n’importe quoi. Des gens plus inspirés ont mêlé industrie et peinture: les popartistes. Les prix se sont envolés. Des financiers comme François Pinault ont repéré qu’Art et argent pouvaient s’entendre et se sont mis à acheter frénétiquement toute les bêtises qui passaient! Plus ça a l’air con, moins les communs des mortels comprennent et si les cons ne comprennent pas... c’est que c’est intelligent! CQFD!

Les peintres et galéristes ont bien compris tout l’intérêt qu’il y avait à exploiter le filon. Voilà pourquoi, aujourd’hui, on vous emballe des ponts, on accroche une feuille de salade à une pierre en parlant de réflexion sur l’éphémère, on réalise des lustres pas en cristal mais avec des tampons O.B., on se coupe l’oreille en public, on écrase des boules de Noël avec des talons pour symboliser le pressage du raisin, on voit des sacs poubelles enlevés par une femme de ménage alors que c’était... une «œuvre»...

La musique, plus contraignante, résiste mieux à ces bêtises dont on essaie de nous culpabiliser de n’en rien comprendre.

Rassurez vous, c’est vous qui avez raison: il n’y a rien à comprendre... Mais il y a une morale: c’est que les dix financiers au monde qui s’amusent à faire grimper les cours de ces bêtises font finalement du recyclage de l’argent de rupins chez des escrocs qui le redistribuent dans la société civile! Allez, tout n’est pas perdu!  *;->))

18:00 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : humour, art actuel |  Facebook |