11.10.2009

Consommateurs de culture…

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                    Il y a une expression qui revient de plus en plus souvent dans les bouchées double langage des ministres: il faut que chacun puisse consommer de la culture. Arrêtons-nous une minute parce que l'expression n'est pas anodine.

Il y a dans le concept de consommation, l'idée du passage. Je mange, j'avale et pour le reste je vous renvoie à l'expression chère à Pierre de Coubertain: l'important c'est de partir pisser, voire plus… Bref, la chose avalée vous fait plaisir au palais, vous donne éventuellement une idée de satiété et puis basta: éli-mi-nez!

C'est donc une vision de la culture comme "avoir" et pas comme complément de l'Etre. Or, la culture n'est pas quantitative, elle est qualitative en ce sens qu'elle fait grandir l'être. L'érudition pure est quantitative. Mais lorsqu'elle est bien choisie, elle vous améliore qualitativement parce qu'elle vous apporte des structures nouvelles de raisonnement, de pensée, de vision du monde.

Oui mais voilà. La culture qui mène à l'Être est un produit à faible valeur et faible taxe ajoutées. Il est donc bien plus intéressant d'en faire un produit commercial, un produit qui se contente de l'Avoir… Les commerçants ont groupé dans le même fnac les livres de Kant et les disques de Johnny Haliday. Culture! Appellation jamais contrôlée d'origine… Le même terme d' "auteur" étant utilisé pour le créateur de la Recherche du Temps Perdu ou celui de la Danse des Canards, il fallait le protéger!  En fait, il ne s'agit que de protéger le commerce des multinationales qui s'enrichissent en vendant la corde de Marx pour les faire pendre. On trouve ainsi la promotion de nique ta mère et autres incitations œdipiennes ou non dans les "œuvres" de ces "auteurs".

Et voilà, la boucle est ainsi bouclée. La culture devenant n'importe quoi, on peut la consommer et donc en faire un produit commercial.
Et si ça ne vous plaît pas, c'est le même prix!

C'est pourquoi je suis contre la loi HADOPI, contre la protection de ceux qui ruinent l'idée même de culture en en faisant un produit de consommation. Qu'importe que les "majors" disparaissent. Ce sont des vendeurs de plastique et rien d'autre! Si le plastique n'est plus nécessaire pour vendre de la musique, tant pis pour eux et basta! Et je compte bien sur internet pour ruiner une mauvaise pratique qui s'est installée et qui nous tue la Culture Être au profit de celle de l'Avoir!

10.02.2009

Le syndrome de Stockholm…

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                        Lorsque des gens sont pris en otages, ils adhèrent peu à peu aux thèses de leurs ravisseurs. Cette surprenante découverte a reçu un nom: le syndrome de Stocholm.

Ce phénomène ne se limite pas aux prises d'otages explicites. Il apparaît également avec ce qu'on a coutume d'appeler l'Art Actuel et qui n'est rien d'autre qu'une cornichonnerie et une escroquerie de très grande envergure. Tout le monde peut s'en rendre compte avec son simple bon sens.

Toutefois, comme il est arrivé dans le passé que des érudits eux-mêmes passent à côté d'œuvres qui s'avérèrent de grandes révolutions artistiques 30 ou 50 ans plus tard, nos élus et autres notables fortunés, se laissent entraîner à épouser les thèses d'une intelligentsia d'escrocs. Le public qui n'y comprend rien non plus se culpabilise alors et cherche à comprendre un art abscons en se flagellant pour y arriver… Syndrome de Stockholm!

Cela va très loin. Le dimanche après-midi dans l'émission de Durant sur la 5eme chaîne française, apparaît un de mes anciens profs: Pierre Sterckx qui avant d'être un vieux monsieur pétillant fut un merveilleux professeur auquel je dois beaucoup. Mais il a été contraint de vendre son âme au diable pour durer… Il fait aujourd'hui l'apologie des cornichonneries avec un indéniable talent d'illusionniste. L'oiseau est emmazouté dans le syndrome de Stockholm.

On va jusqu'à me dire que mon avis c'est mon avis et qu'il n'engage que moi et mon goût personnel. Je fais alors remarquer que si un restaurant proposait des crottes de souris assaisonnées de savon pour vaisselle et accompagnées de débris de paillasson, nous aurions tôt fait de refuser d'en manger! Et ce ne serait pas une question d'avis personnel! Idem pour une musique qui proposerait de nous déchirer les oreilles avec des sons incongrus et stridents sans rythme. Il existe en effet des limites naturelles à ce que notre langue ou nos oreilles peuvent supporter. Ce n'est pas le cas pour les yeux… Et une représentation explicite peut toujours être soumise à un raisonnement… logique ou non ou à tous les délires. Voilà pourquoi les escrocs de l'art actuel se moquent du monde et nous en culpabilisent! En plus!

Vous ne comprenez pas l'art actuel? C'est que vous n'êtes pas encore touché par le syndrome de Stockholm… En d'autres mots, vous êtes encore sain d'esprit.   *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : art actuel, bozar, critique d art |  Facebook |

14.12.2008

Nightmare Concert…

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                        J'aime la Musique. Raison pour laquelle je me suis offert une chaîne raffinée qui a avalé ma tirelire. Exécrable pour écouter de la techno… Mais pour les musiques anciennes ou le Jazz c'est une merveille. Trop peut-être parce que du coup… nous sommes déçus par les vrais concerts! Mais ma femme aime l'ambiance des concerts, le décor et tout ce qui va avec mais on a pas les mêmes goûts une fois de plus. Seulement la dernière fois que nous y sommes allés fut probablement la dernière. Je vous zesplic.

Concert à 20 heures. Il a fallu rentrer en vitesse, souper sur le pouce, se stresser pour l'horaire et partir sous la pluie battante des essuie-glaces, éviter les radars, contourner les déviations, arriver près du Bozar (Tsss…) où il est impossible de se garer, tourner en rond et finir par planter la voiture face au Palais Royal. Dix minutes à pied dans les flaques d'eau et sous un parapluie pour deux qui supportait pas le vent.

Trempés mais ravis d'être arrivés, on réalise que les tickets achetés 50+50 euros sont restés dans la voiture, Madame ayant changé de sac. Bardaf… Galop vers la voiture, recherche des tickets et retour en courant dans les flaques d'eau pour arriver essoufflé dans la salle où une ouvreuse faisait barrage: pas de parapluie dans la salle, Monsieur. File au vestiaire, débarras du parapluie. Retour dans la salle, déshabillage pour trouver le montant du programme avec les pieds trempés. Se glisser entre les déjà installés puisqu'on avait de bonnes places vers le milieu avant de la salle. Ouf!… quelle course!

Puis, une hôtesse est venue déclarer en trois langues et la bouche en cul de poule que Maître Pogorelitch qui devait nous jouer les Scherzi de Chopin pour lequel nous sommes là, se sentait plutôt en forme pour jouer des pièces de Gerek Sckijhrtzvlijkäiak, l'immense compositeur russe trop peu connu. Avec un nom pareil tu m'étonnes, Anton… Mais quand même, Pogorelitch… Oui mais le piano est orienté vers les places à 100 euros et le pianiste est de dos pour nous… Pas de bol… Suivirent des pièces quelconques seulement ponctuées par les toux de quelques vieillards et un GSM quand même… Pas de rappel. Maître Pogorelitch n'était pas d'humeur. Il a tapé la dernière note qu'il était déjà debout pour saluer et courir prendre son avion.

File pour le parapluie, abstinence d'un verre de fin de soirée pour éviter les ennuis avec les petits ballons des flics, retour aux flaques d'eau et aux déviations jusqu'à la maison où j'ai enfin pu écouter les scherzi de Chopin dans mon fauteuil, au sec, un verre à la main et dans des conditions d'écoute superbes! Je suis pas prêt de retourner au concert, moi.   *;0(