08.06.2009
Centre vide de ville…

L'urbanisme est une bien belle chose. Il s'agit, pour des architectes urbanistes d'organiser les villes. L'ennui c'est que la plupart du temps quand un urbaniste tente d'organiser une ville ça tourne au désastre. Voir Brasilia et toutes les villes nouvelles et artificielles (ne pas confondre avec un campus étendu et dédié comme LLN). Alors vous imaginez ce qui se passe quand des zozos comme Ceucescu ou nos politiciens s'occupent de nous organiser des villes. Tiens, prenons en une au hasard: Bruxelles.
A Bruxelles, nos stratèges urbanistes se sont dits que la cause de tous les maux était l'automobile. Ils ajoutent un tram d'une main et empêchent mille poignées de voitures de venir en ville à coups de casse-vitesse, de parkings à prix exorbitants, de radars…
Le résultat ne s'est pas fait attendre: les magasins intéressants disparaissent du centre ville et sont remplacés par des boutiques pour téléphoner à Tiziouzou, des night shops pour taximen, insomniaques, rôdeurs, flics de garde; par des soldeurs de GSM ou d'ordinateurs bon marché à monter soi-même avec des pièces de Chine, des shops de fringues déclassées, des soldeurs de bouquins, des resto-pittas, des loueurs de DVD, des sex shops …
On pensait chasser les voitures et inciter les gens à prendre les transports en commun… Bientôt les gens ne viendront plus du tout! Mais réfléchissons un instant: les politiques préfèrent des immigrés qui habitent au-dessus de leur magasin à des commerçants qui paient leurs impôts à l'extérieur de la ville là où ils habitent…
Les habitants aussi s'en vont. Ils sont remplacés par les seuls qui veuillent encore habiter là… des maghrébins, des plombiers polonais ou croates, Bulgares, etc. des gens qui se sentent à l'assaut d'un pays riche et qui ne se privent pas de se comporter en cow boys à la conquête de l'ouest… La délinquance monte, les flics font de moins en moins le détail.
Et voilà comment on transforme une ville avec ses valeurs et ses richesses propres et figurées en coupe-gorges où il ne fait plus bon mettre les pieds… Voilà pourquoi aussi je ne vais plus en ville: je commande à l'étranger sur internet, je me fais mon cinéma à la maison, j'ai abandonné le resto du vendredi soir… Mais pour les politiciens tout va bien. L'argent des taxes et amendes rentre avec les parcmètres et les radars. Que demander de plus? En tout cas, après la vague verte, des élections d'hier c'est moi qui le suis… *;->(
18:00 Écrit par Amadeus dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : talibans verts, urbanisme fou, centre bruxelles, centre ville, ville desrte, malediction ecologique |
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14.12.2008
Nightmare Concert…

J'aime la Musique. Raison pour laquelle je me suis offert une chaîne raffinée qui a avalé ma tirelire. Exécrable pour écouter de la techno… Mais pour les musiques anciennes ou le Jazz c'est une merveille. Trop peut-être parce que du coup… nous sommes déçus par les vrais concerts! Mais ma femme aime l'ambiance des concerts, le décor et tout ce qui va avec mais on a pas les mêmes goûts une fois de plus. Seulement la dernière fois que nous y sommes allés fut probablement la dernière. Je vous zesplic.
Concert à 20 heures. Il a fallu rentrer en vitesse, souper sur le pouce, se stresser pour l'horaire et partir sous la pluie battante des essuie-glaces, éviter les radars, contourner les déviations, arriver près du Bozar (Tsss…) où il est impossible de se garer, tourner en rond et finir par planter la voiture face au Palais Royal. Dix minutes à pied dans les flaques d'eau et sous un parapluie pour deux qui supportait pas le vent.
Trempés mais ravis d'être arrivés, on réalise que les tickets achetés 50+50 euros sont restés dans la voiture, Madame ayant changé de sac. Bardaf… Galop vers la voiture, recherche des tickets et retour en courant dans les flaques d'eau pour arriver essoufflé dans la salle où une ouvreuse faisait barrage: pas de parapluie dans la salle, Monsieur. File au vestiaire, débarras du parapluie. Retour dans la salle, déshabillage pour trouver le montant du programme avec les pieds trempés. Se glisser entre les déjà installés puisqu'on avait de bonnes places vers le milieu avant de la salle. Ouf!… quelle course!
Puis, une hôtesse est venue déclarer en trois langues et la bouche en cul de poule que Maître Pogorelitch qui devait nous jouer les Scherzi de Chopin pour lequel nous sommes là, se sentait plutôt en forme pour jouer des pièces de Gerek Sckijhrtzvlijkäiak, l'immense compositeur russe trop peu connu. Avec un nom pareil tu m'étonnes, Anton… Mais quand même, Pogorelitch… Oui mais le piano est orienté vers les places à 100 euros et le pianiste est de dos pour nous… Pas de bol… Suivirent des pièces quelconques seulement ponctuées par les toux de quelques vieillards et un GSM quand même… Pas de rappel. Maître Pogorelitch n'était pas d'humeur. Il a tapé la dernière note qu'il était déjà debout pour saluer et courir prendre son avion.
File pour le parapluie, abstinence d'un verre de fin de soirée pour éviter les ennuis avec les petits ballons des flics, retour aux flaques d'eau et aux déviations jusqu'à la maison où j'ai enfin pu écouter les scherzi de Chopin dans mon fauteuil, au sec, un verre à la main et dans des conditions d'écoute superbes! Je suis pas prêt de retourner au concert, moi. *;0(
18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : bozar, centre ville, bruxelles, concert, parmetres, radars, alcotest |
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