21.10.2008

Je connais un homme-chien!

 

Homme-chienL

 

                            J’ai un copain chien. Il vit dans l’immédiat. Comme disait un éthologue à propos des animaux: “ils ne sont que physiques. Et jamais méta-physiques...”. Il en va de même de Jules. Il est physique. Très... Pas bête pourtant. Loin de là. Mais précipité, soupe au lait et bouillonnant subitement.

Un jour le vent s’est mis à emporter de grands éclats de verre de ce double vitrage qui inondait nos bureaux de lumière et qui avait été cassé par un ballon adolescent. Les éclats ont loupé de peu un employé de la compagnie des téléphones et ont atteint ma voiture alors que ma voiture est innocente...

Je me suis précipité pour immobiliser les grandes esquilles qui tenaient encore. Je suggerai de faire tomber les morceaux et de les retirer du cadre de fenêtre. Il partit donc à la recherche d’un objet contondant pour casser les morceaux dangereux. Son regard cherchait dans toutes les directions et se posa sur un... thermo qu’il empoigna pour aller frapper la vitre... je lui fis remarquer que le thermo était...  en béton armé, comme chacun sait... Admiratif devant tant d’intelligence, il me remercia et poursuivit sa recherche. Je lui proposai donc d’aller chercher de gros gants de caoutchouc dans le coffre de ma voiture pour arracher les morceaux sans risquer de me couper. Je descends, mets ma voiture à l’abri et reviens avec les gants. Jules, toujours actif, se propose d’aller ramasser les morceaux qui étaient tombés sous la fenêtre.
- C’est ça Jules, comme ça, si une esquille m’échappe, je risque pas de te rater!

 A nouveau admiratif devant tant de perspicacité mais de plus en plus pressé de se rendre utile, il alla chercher l’aspirateur pour aspirer... des esquilles. Une fois de plus, je dus le décevoir dans ses élans positivement dangereux. (tout est véridique!).

Le pire, chez lui, c’est sa bonne volonté. Il a toujours cet air de louveteau qui, devant l’embarras du chef scout qui a trouvé une grenade dégoupillée de la dernière guerre, lui suggère tout fier:
- on va la jeter dans les chiottes et tirer la chasse, m’sieur, ou alors on peut la jeter dans le feu pour la détruire, oui?
 
Ce “oui” final à la place du “non?” trahit cet enthousiasme , ce positivisme actif et dangereux qui lui fait faire bêtise sur bêtise sans qu’il soit possible de mal prendre une telle bonne volonté. Sa bêtise se venge et le punit  d’ailleurs...

Il suffit qu’il soit content pour lui voir une queue virtuelle s’agiter de gauche à droite, l’œil gauche remonté, finaud, et la gueule prête à attraper n’importe quel objet pour faire plaisir à son maître, fut-ce sa pipe, son appareil photo, son portefeuille, ses clés ou son dentier s’il ne trouve pas instantanément sa baballe... Sacré Jules... *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : portrait, chien |  Facebook |

11.06.2008

Eloge de la crotte...

ElogeL

 
                            Je suis philosophiquement contre les boîtes à crottes, les espaces crottes, les sanctions crottes et cela pour une raison simple: un monde sans chien est un monde qui perd son humanité. Le chien, cet être merveilleux et bien plus beau que nous, singes nus prétentieux, a su accompagner l’Homme depuis 15.000 ans et s’adapter à tous ses modes de vie avec modestie. De la caverne à la caravane, de l’herbe aux canapés à petits coussins de couleurs, le chien s’est adapté. Il a su nous aider dans nos travaux avec la chasse, la garde, les troupeaux et aujourd’hui il nous aide encore à trouver la drogue, les explosifs, les assassins. Il ramène même la télécommande de la télé.

Quand on a vécu avec un chien on mesure tout ce que l’on perd quand il n’y en a pas. Ils nous comprennent mieux que nous ne les comprenons! Ils savent interpréter nos mouvements, comprennent avant tout appel que nous allons partir en vacances et observent tous nos signes. Ils comprennent beaucoup de nos mots alors que nous ne comprenons rien et ne faisons aucun effort pour comprendre leur extraordinaire expressivité des oreilles à la queue!

Tout est communication chez eux. Ce sont aussi des drogués sociaux qui ne peuvent se passer de compagnie, pas plus que les vielles dames qui les adorent. Ils sont de toutes les amitiés, de toutes les compassions, ils pardonnent tout notre mépris, nos erreurs, nos bassesses dont ils n’ont que f... Ils nous aiment et c’est tout. Sans nous juger.

Vouloir supprimer leurs crottes c’est témoigner du fait que nous ne leur avons plus laissé de place parmi nous. C’est déjà les pousser vers la sortie. C’est refuser l’animalité. Vouloir que les crottes soient déposées dans des boîtes,
orienter les chiens vers des espaces réservés aux crottes c’est oublier que les crottes biodégradables ne sont rien par rapport aux sacs plastiques, aux canettes de bière, aux mille saloperies résistantes au temps que l’Homme répand derrière lui et qu’il retrouve devant salissant son futur.

Et, n’est ce pas merveilleux de voir ma chienne un petit matin, dans le parc de cette petite ville de la Loire (Beaugency), contrainte par moi d’aller faire ses besoins dans un espace réservé à cet effet... prendre un air triste et accablé, et sauter au-dessus de la clôture pour aller faire son besoin dans un tas de feuilles mortes si bien assorties à son pelage royal, avec délectation!

Ce refus de l’espace programmé par un fonctionnaire pour qui le caca n’est qu’une autre crotte de son savoir faire et qui doit être, à ce titre classée et rangée, est d’une très grande dignité de l’animalité sur notre misérable condition de chieurs sans objectif!
*;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : humour, chien, crottes |  Facebook |

08.04.2008

Sauternes et Viagra…

SauterneL

 
                                    Il y a un côté festif dans le mot viagra qui me fait penser à foie gras... On se jetterait bien une lampée de Sauternes là-dessus pour que la fête soit belle, non?

Puisque une amie me posait la question, eh non, je n’ai jamais pris de viagra. Non pas que je ne sois jamais tombé en panne avec besoin d’un cric au bord de jolies courbes paysagées, ça arrive à tout le monde, mais non... c’est comme ça. Néanmoins, un mois de déprime, mon médecin m’en avait donné deux comprimés pourlekazou et parce que mon médecin adore faire le malin. Ce fut la catastrophe! Je vous raconte...

D’abord parce que ma femme qui est soucieuse de mes vêtements, les a trouvés dans la poche de ma veste. Et là, t’es mal! Parce qu’instantanément vous passez au rapport.
‘D’où ça vient? C’est destiné à quel usage? C’est pour le tuyau d’arrosage que je te demande de réparer depuis un mois ou pour ton stupide cactus à la salle de bain que je vais te balancer par la fenêtre un de ces jours, d’ailleurs? Réponds!’...

Là-dessus, elle me jette les machins à la figure, se met à pleurer et c’est... le chien qui les attrape et les avale GNAP parce que le Labrador ne réfléchit jamais: il bouffe n’importe quoi n’importe quand. GNAP! J’écarquille les yeux! Disparues les petites friandises bleues... Et mon chien, heureux, battait de la queue! (Non, pas celle-là, celle avec laquelle il dit qu’il est content).

Il en aurait bien repris des pilules bleu ciel, l’idiot!
Inquiet pour la suite, je n’arrêtais plus de l’observer. Je craignais le pire! Vous savez, un brin de persil c’est bon pour nous mais c’est un poison mortel pour un perroquet! Donc j’étais tétanisé! Qu’allait-il se passer? Allait-il être pris d’un priapisme goupillonnaire permanent avec cette double dose? Quadruple même si on la rapporte à son poids! Allait-il attaquer l’aspirateur? Nous? Allait-il hurler toute la nuit comme un loup en mal d’une compagne? J’arrêtais plus de le surveiller du coin de l’oeil, mais lui, bonasse, il roupillait sur le tapis, la tête entre les pattes.

Comme le chien semblait calme, on laissa filer. Mais le lendemain matin, la surprise fut totale. Pas de priapisme, non... Pas d’ardeur inhabituelle ni de sentiments débordants d’amour pour l’aspirateur. Pas de plaintes du chat d’à côté ni du facteur ni rien de tout ça. Par contre, le viagra avait bien agi mais pas là où on l’attendait!

Mon brave Labrador nous faisait un priapisme des oreilles! Inexorablement dressées. Pas dressées juste un peu, non, verticales comme un berger allemand! Et c’est fou ce que ça a l’air idiot, un Labrador avec les oreilles dressées! Plus rien n’y fait. Peut-être que j’aurais dû lui filer un coup de Sauternes... mais bon... *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Con | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : humour, viagra, labrador, chien |  Facebook |

22.03.2008

Le poil…

 Le-poilL
 
 
            J’ai un chien. Il n’aboie pas, ne mord personne, mais il perd ses poils. Un jour, j’ai rencontré une dame dont le chien s’est intéressé brièvement à ma chienne et nous avons papoté pendant que les chiens se reniflaient le coquillart. Comme nous parlions des poils, elle me dit comme ça qu’il existe un anneau métallique avec des dents qui enlève tous ces foutus excès de poils. J’avais déjà essayé l’aspirateur centrifugeur mais il avait failli mourir étouffé (l’aspirateur) et la garantie a sauté d’un coup sac. Sec. Là, je suis parti dans le terrain vague un peu plus loin et j’ai commencé à brosser mon chien avec la brosse miracle qui a été inventée par le Profeseur Mengelé, pas possible autrement! Un outil de torture!
Mais mon chien s’en tape. Il ne sent rien!

Vous avez déjà mangé de l’artichaut? Coluche disait que c’était un plat de pauvre parce que vous en avez plus dans votre assiette quand vous avez fini de manger qu’avant le repas. Eh bien, mon chien c’est pareil! Il y a autant de poils à côté que dessus quand vous avez fini de brosser. Et quand je dis fini… je devrais dire quand vous avez une crampe. Parce que fini… c’est optimiste. On dirait que vous avez plumé un canard. Sauf que le canard quand il est plumé, il peut danser au Moulin Rouge avec les dindes de bon aloi, il est nu comme un ver.
Tandis que le labrador… non! Vous pourriez faire une couette si vous avez un rien l’idée de les collectionner, ces poils. En deux ou trois séances vous avez de quoi faire un édredon assez fourni et chaud pour hiberner dans votre congélateur. En plus, c’est des poils intelligents! Ils se tissent dans les vêtements, or vous, on peut pas vous brosser avec l’anneau et ses dents. Et, je suis chatouilleux, alors…
Mais quand même, il n’y avait plus de poils sur les canapés. Un jour, ma femme, qui admirait l’état redevenu d’origine du canapé avec volupté… y a trouvé un poil noir…

Or, ma chienne est couleur miel. Mon fils est châtain, mois grisonnant, elle plutôt brun foncé et on mange peu d’artichauts noirs! Un poil à l’origine douteuse tant en ce qui concernait sa géographie d’origine que sa couleur! Je n’ai jamais su d’où venait ce poil noir et comme elle est un poil susceptible – cas de le dire –, elle n’a jamais cru que j’ignorais la provenance de cet indice de quelque chose…

Les poils c’est gênant mais UN poil ça peut vous mener au divorce! Comme on dit: y a un ch’veux!
Du coup, je brosse mon chien mais je saupoudre
soigneusement les fauteuils avec ses poils quand j’ai fini! Le chien est plus beau, les fauteuils moins accusateurs et ma femme râle sur le chien mais je préfère encore ça finalement! *;->)

23:45 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, chien, poils |  Facebook |

29.01.2008

Chien de con…

Chiens-de-conL


 
                Emission sur les animaux et les personnes malades, détenues, handicapées, autistes aujourd'hui... Une fois de plus, les labradors... parce qu’ils aiment rapporter, faire plaisir. Je suis toujours fasciné de voir à quel point les chiens ont été capables de s’adapter! De l’âge des cavernes au break 4X4 et aux appartements parisiens ocre rose style bonbonnière, i
ls nous ont suivi. Et ils nous comprennent sans doute mieux que nous ne les comprenons... Ils nous écoutent et communiquent avec leurs oreilles, leurs froncements de sourcils, leurs déplacements, la position de la tête, l’expression de la queue.

Une fois de plus apparaît l’importance de la relation avec l’animal qui calme le rythme cardiaque et apaise les êtres. Le chien reconstruit les soldats traumatisés, aide les médecins, les policiers qui questionnent des enfants ou cherchent de la drogue, il ré-équilibre l’enfant ou le dépressif, voire l’alzheimer. Après les chiens policiers, on a eu les chiens d’aveugles, chiens de malentendants...

Tiens, ça me donne une idée. A quand les chiens de cons? Pour empêcher de faire des conneries! Empêcher de devenir politicien, écolo, etc. Pour moi, chaque politicien devrait recevoir un chien de con.

Il faudrait choisir une race plus attentive et plus sévère que le Labrador. Un berger allemand? Je ne sais pas. Il faudrait l’éduquer pendant dix ans et ne pourrait servir que pendant trois ans parce que le traitement de la connerie demande un long apprentissage pour dépister l’ampleur des possibilités... Et comme le chien ne vit pas vieux...
Le chien de con mordrait le politicien à la main droite chaque fois qu’il voudrait faire une loi pour notre bien, lui attraperait le mollet chaque fois qu’il ferait une promesse démagogique. Il le plaquerait au sol dès qu’il envisagerait de prendre une mesure idiote. L’ennui c’est qu’il en faudrait tellement que le volume de crottes augmenterait de beaucoup. Mais sans doute pas plus que les conneries de politiciens... Hmm, à évaluer. *;->)

23:08 Écrit par Amadeus dans Con | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : chien, humour, con, politicien |  Facebook |

02.12.2007

Dieu existe, mon chien l’a rencontré!

Dieu-existeL

 
Nous avons pensé pendant longtemps que la terre était au centre du monde. Et nous au centre de l’Univers. Certains contradicteurs y ont laissé leur peau. Depuis lors, la terre s’est arrondie, s’est mise à tournicoter autour du soleil, et les planètes avec.

Adam nous a présenté sa famille: des singes. De ceux qui grossissent l’audimat. Et nous continuons joyeusement à penser que tout cet univers a été créé pour nous. Tout ça pour ça? Alors que le caillou ne comprend rien de la plante, la plante a une conception très relative du chien et celui-ci, une conception à peine plus évoluée de nos activités boursières, nous savons tout de Dieu qui a créé un univers de 15 milliards d’années rien que pour nous. Allons donc...

Cette conception ne pouvait perdurer. On commence à mieux comprendre la situation.

En fait, Dieu existe. Je ne l’ai pas rencontré. Il ne s’occupe d’ailleurs pas de moi. Je le lui rends bien, notez. Non, Dieu existe mais pas pour nous. Il existe pour mon chien. Tout cet univers a été fait pour les chiens! Ils sont au sommet de la pyramide spirituelle. Et il a des preuves tangibles, lui. Dieu s’occupe de la manne céleste de mon chien, il guide sa vie, le promène, fait son bonheur et le protège et va même jusqu’à lui papouiller le poil. Bref, tout ce qu’on a toujours vainement attendu de notre dieu. Le dieu de mon chien c’est moi.

Pour lui, Dieu est réel, pas intéressé, bon, généreux et il ne demande qu’un peu d’adoration en retour. Logique... Exonéré des offices, vêpres, communion, sacrements, retraites, etc. Dieu le fait vacciner, nettoie sa couverture, balaie ses poils et lui parle.
Vu sous cet angle, l’univers prend un sens réel. Toute cette création a été faitre pour rendre mon chien heureux. Et ça marche. Il n’y a qu’à le voir sur sa couverture, ronflant profondément tout en se faisant caresser les oreilles et les moustaches.

Du coup, je me sens des responsabilités incommensurables, je suis bien plus appliqué que notre Créateur présumé à l’égard de mon chien. Bon, je ne marche pas sur l’eau. C’est vrai. Encore que ces derniers jours, la météo... Je ne roule pas sur l’or non plus! Pas plus que je ne crache dans la soupe de mon chien. Par contre, je multiplie les poissons, les morceaux de viande, les nic-nacs et les nonosses sans jamais aller à la chasse! Je ne multiplie que des granulés de marque, je lui ai offert un collier en cuir, une écuelle en acier et des balles à cent baballes la balle pour ne pas abîmer ses quenottes. Génial, non?

Notre Créateur ne s’est jamais occupé de mon poil, lui. Faut dire qu’il ne me nourrit pas avec des granulés non plus... et de ça je pourrais bien le remercier!
*;->)

13:34 Écrit par Amadeus dans Con | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dieu, existence de dieu, humour, chien |  Facebook |