24/12/2008

Qu'est ce qu'un journaliste?

JournalisteL

 

                        Des événements remarquables, des trains qui déraillent, il n'y en a pas tous les jours pour alimenter le rouleau de papier avec lequel le journaliste torche le monde qui nous entoure, jour après jour. Il est donc devenu un percolateur destiné à transformer la banalité en événement. L'événement du journaliste est le scoop.

Le but étant d'éviter la constipation événementielle qui serait néfaste à la vente, il pratique son métier en laxatif de la réalité.
Le corps du texte quant à lui est destiné à jeter de l'huile sur le feu afin de susciter un retour de flamme intéressant qui nourrira le prochain titre… le scoop. Ainsi va le journaliste…

Peu lui importe que l'image mentale que l'on tire de ses lignes doive tout à l'amalgame du mikado et si peu à la structuration documentée.
Quiconque a déjà été interviewé par un journaliste aura été consterné par l'image renvoyée de ce qu'il a pu lui dire. Quiconque détient un savoir dont parle un journaliste perdra confiance en son propre savoir…

Rien n'est plus représentatif de la difficulté de communiquer que le travail du journaliste. Ce n'est que normal puisque le but n'est pas de savoir mais de couper suffisamment la parole à celui qui répond pour qu'il trébuche et produise un lapsus: un scoop. Le but n'est pas d'informer mais de susciter l'achat, le retour de l'audience.

Tant d'impudence dans la tourmente de notre univers ne va pas sans ruades de la part de ceux qui sont torchés par la plume aux caractères de plomb du journaliste. Mais il ne craint rien. Comme le juge dont il est interdit de commenter les décisions ni de vérifier par Alcotest sa faculté à les prendre, le journaliste critiqué pousse des cris d'orfraie pour l'honneur de la démocratie, de la liberté du droit d'informer et de la noblesse de son intouchable profession. Une profession dans laquelle tordre la réalité c'est faire preuve d'opinion, l'objectivité n'existant pas de leur propre aveu, leurs erreurs le prouvent à souhait…

En revanche, lorsqu'un journaliste décide de faire son travail convenablement, lorsqu'il est grand reporter courageusement sur le terrain ou se passionne pour son sujet comme Jean Quatremer de Libération en poste à Bruxelles, il contribue à l'avancée de la démocratie et de notre information. Mais ceux-là sont rares. Comme par hasard ce sont eux aussi qui sont ouverts au dialogue avec les lecteurs et ne craignent pas l'internet… Choisissez bien vos sources hein…
*;->)



18:15 Écrit par Amadeus dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : journaliste, critique, information, humour |  Facebook |

01/12/2008

C'est quoi un Taliban?

TalibanL

 

                    Eh bien un Taliban c'est un mec qui est tellement sur d'avoir raison, qu'il est prêt à vous couper la tête si vous n'êtes pas de son avis. Par exemple, les inquisiteurs au Moyen Age vous brûlaient les jeunes filles qui leur plaisaient pas ou trop en les traitant de sorcières diaboliques.

Un autre exemple, ce sont les chevaliers Teutoniques ou nos bons croisés qui sont allés massacrer les gens à Jérusalem… Ou encore nos ancêtres qui ont massacré les protestants une certaine nuit de la Saint Barthélémy…

Les communistes ont été des Talibans. Il leur semblait que leur idéal était tellement beau et tellement juste qu'on envoyait les contradicteurs au goulag ou en asile psychiatrique! Ben quoi! Celui qui ne comprenait pas ça ne méritait pas mieux! Il ne pouvait être que fou!…

Une version lite du processus m'a été donnée par ma belle soeur socialiste. Si je suis pas socialiste c'est que j'ai pas le niveau pour comprendre ou arriver à la conclusion.

Comme vous voyez, il suffit de défendre une cause avec une telle abnégation que l'on ne peut plus douter! Puisque c'est pour un bien supérieur et pas pour votre propre intérêt! Vous vous sentez dans un droit absolu! C'est comme ça que Nicolas Hulot a pu appeler à ses pieds tous les candidats à la présidentielle. Lui ne se mouillait pas. Il ne se présentait pas. Il était simplement au-dessus de la cause des partis et de la politique. Au-dessus même de la démocratie. Normal! Si la terre explose, il n'y aura plus de démocratie possible! Et voilà pourquoi les écologistes prétendent échapper au débat démocratique et deviennent Talibans… Talibans verts!

Le pire que je connaisse est belge. Il s'agit de Patrick Smet, un petit échevillon flamand installé par hasard à Bruxelles et qui cumule l'absolutisme des Talibans verts avec une évidente limitation intellectuelle. Mais comment contrer un primaire de ce niveau lorsqu'on doit pour ça s'attaquer à un phénomène de névrose collective implanté dans l'esprit de tous… Alors l'écologie oui, mais les talibans verts, non. Pensez-y la prochaine fois que vous aurez l'intention de voter… *;0(

21/11/2008

Avis de meurtre…

On-achèveL

 

                            Quarante mille "hits" sur ce bog depuis un an. Je n'ose pas penser que toutes les consultations sont des gens qui m'ont lu. Mais néanmoins, le nombre de fidèles augmente régulièrement. Ces jours ci le blog a dépassé les deux cents consultations par jour. Et même largement. Moi, en dessous de cent mille je prenais ça avec mépris… mais on me dit que deux cents c'est beaucoup pour un site de râleur plumitif. Du coup, j'attrape le gros cou. Vous n'en attendiez pas moins!

Pour me rassurer je me dis que mes lecteurs sont tous des génies puisqu'ils aiment mes idées… Mais j'ai toujours été modeste à grand peine! Non, en fait la plupart des lecteurs font probablement partie du Comité de Surveillance de l'Administration du KGB de l'Etat Belge. Ils ne se signalent jamais… c'est tout dire. Ils sont là pour vérifier que je ne déraille pas trop.

Et puis il y a les quelques fidèles, ceux qui sont devenus des amis et parfois très proches! Et ça c'est merveilleux! Ça me rassure sur mon état mental. Ils sont aussi fous que moi ou pire… Ou alors peut-être qu'on est moins fous qu'on le pense… C'est vrai que je suis dépassé par la folie du réel! Tiens, on m'a expliqué longtemps que les banquiers étaient la référence en matière de gens sérieux. Vous arrivez encore à garder votre sérieux quand je vous le dis? Ils sont devenus les pires déconneurs déconstructivistes du mode! En plus, certains achètent du l'art moderne! Eh oui, ils sont devenus fous! Mais du coup les fous devraient être regardés autrement! C'est ce que je revendique. Comme dit Jean d'Ormesson: "j'ai quitté mon psy quand j'ai constaté qu'il était guéri!".

Bon, allez, je remercie donc les inconnus Comités de Surveillance du KGB belge qui me font l'honneur de me lire et surtout les amis qui me permettent de penser que peut-être… dire tirebouchonner les idées reçues est d'une utilité que l'on ne soupçonne pas au premier abord…

Néanmoins, cela fait un an qu'Amadeus fait son macramé en environnement hostile (celui du monde… pas celui des amis) à raison d'un texte par jour. Plus de quatre cents au total. Je commence à me dire qu'il va falloir que j'assassine l'Amadeus qui m'agite de la touffe! Je prépare le meurtre pour bientôt…  *;-0)

18:00 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : merci, rire, critique, skynetblogs, humour, blog |  Facebook |

03/12/2007

Tourista artistique…

Art-éléphantesqueL

 
Dans la catégorie humour fin et parmi tous les nominés comme on dit, the winner is… la blague suivante: que faut-il donner à un éléphant qui souffre des intestins? La réponse est: beaucoup d'espace… parce que quand il se lâche…


Ah, ben c'est justement ce mot dont je voulais vous parler, tiens. Se lâcher est connoté tourista incontinence pour moi… On se lâche. C'est pas répertorié parmi les activités les plus élégantes, civilisatoires ou raffinées de notre époque mais ça dit bien ce que ça veut dire: un soulagement des fonctions basiques.

Epoque n'est peut être pas le mot le mieux choisi parce qu' en fait… eh bien… justement, à notre époque, ça change un peu. Je vous zesplic.

Cela fait un long moment que je vous bassine avec ma conception de l'Art. Je n'épargne aucun escroc qui produit des "installations" et autres cornichonneries ni aucun financier qui tend à nous ridiculiser, nous qui ne pouvons pas comprendre et encore moins acheter ces bêtises. Mais personne n'oserait penser que des gens aussi brillants et réalistes puissent se tromper à ce point. Conclusion: c'est nous qui nous sentons idiot! Le système est bien au point entre critiques, zartistes, financiers. Ces gens là ont créé une bulle spéculative art comme il y a eu une bulle spéculative internet. Toutefois, ils y travaillent avec une telle insistance qu'ils ont étouffé l'Art et que tout le système est sur le flanc!

J'entendais ce soir sur Arte qu'avec "cette œuvre, l'artiste avait vraiment pu se lâcher"…

Instantanément, il y a eu quelques nouvelles connexions dans mon cerveau: l'artiste se lâche… comme l' éléphant qui fait l'installation de sa diarrhée… Ou comme un pet du cerveau. Mais bon sang mais c'est bien sur! Pour faire un tel art, on ne doit surtout pas compter sur l'esprit! Il faut se lâcher! Et pour se lâcher il suffit d'être suffisamment malade! C'est clair! Tout s'explique!

C'est beau quand même les idées quand ça devient clair!

*;->)

10:36 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, actuel, art, humour, critique |  Facebook |

20/11/2007

Auto-critique…

PolitiqueL


                             Maintenant que nous l'avons tous dans le bas du dos, je vous propose de réfléchir quelques secondes au mot politique au risque de passer pour un poujadiste…

Parce qu'enfin, on est tout le temps en train de parler politique, de parler DE politique, d'évoquer UNE politique, de traiter les gens qu'on n'aime pas de politicien, d'ailleurs quand on dit de quelqu'un qu'il est politique c'est pas un compliment… Une politique, ça peut être positif, mais LA politique c'est déjà plus chargé de connotations négatives et quand on dit de quelqu'un qu'il EST politique, là… on est franchement critique.

Il faut donc se rendre à l'évidence, le mot politique ne dit rien qui vaille dans la majorité des cas. J'exagère? Ah bon…

Eh bien pensez à ceci: le mot politique est le seul qui est lui-même et sa propre insulte! Ne dit-on pas "la politique politicienne" pour désigner une politique de mauvais aloi? Vous en connaissez un autre, de mot qui est en même temps sa propre insulte? Moi pas!

Prenez le mot capitalisme. Tout le monde ne l'aime pas. Mais on ne dit pas un capitalisme capitaliste pour qu'il s'auto-critique! Avec socialisme on peut approcher… en disant "un socialiste socialisant" mais j'avoue que c'est un peu tiré par les cheveux. Non, j'ai beau chercher, je ne trouve pas d'autre mot que politique qui soit à la fois ce qu'il désigne et sa propre insulte.

S'il fallait encore prouver que l'activité politique est peu recommandable, c'est sans doute dans cette autocritique spontanément issue du peuple qu'il faudrait chercher la confirmation.

On peut donc en conclure que cette activité humaine s'est beaucoup dégradée depuis la Grèce antique. Les Grecs plaçaient la politique avec le militaire et le poète tout en haut de l'échelle des valeurs des activités humaines. Curieusement, nous plaçons la politique tout en bas de l'échelle avec les journalistes de TF1 et les proctologues en ajoutant "et pourtant, il en faut, des politiciens". Certes… comme quoi la démocratie est vraiment le moins pire des pires systèmes… Enfin, Socrate disait déjà que "il faut absolument, quand on veut combattre réellement pour la justice, et si l'on veut vivre quelque temps, se confiner dans la vie privée et ne pas aborder la vie publique". Dont acte!

*;->)

12:27 Écrit par Amadeus dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique, critique, insulte |  Facebook |