27.10.2008

La vie pralinée…

Vie-pralinéeL

 

 

                Quand j'étais gosse, je suis allé au pavillon Côte d'Or de l'expo 58 avec mes parents. On y voyait une ligne de production de chocolat. Immédiatement, j'ai dit à mon père que c'est le métier que je voulais faire! Travailler dans le chocolat! Le rêve! Un paradis sur terre. En plus, m'a dit mon père, quand on travaille pour ces gens là, on a le droit d'en manger autant qu'on veut! Je voyais ça comme une apparition sur terre! Ainsi donc, il était possible de faire un si beau métier s'approchant d'Alice au pays des merveilles où l'on pouvait manger les maisons en sucre d'orge! C'est-y pas beau ça?

Et puis, vous savez comment ça va, on oublie ses rêves d'enfance et je suis devenu physicien nucléaire prix Nobel comme tout le monde. Enfin, ça c'est pour rire mais c'est pour introduire la suite. J'ai un copain, ingénieur nucléaire qui a voulu devenir artisse et qui s'est mis à faire plein de travaux photographiques. Oui mais voilà, l'informatique est arrivée et chaque fois qu'il changeait de métier graphique, l'informatique le lui détruisait dans les trois ans. Là, maintenant, il en a eu marre et il s'est lancé dans la photo de charme (il appelle ça photo de cul mais c'est pas correct éthyliquement parce qu'on voit bien plus que ça, mais je suis pas spécialiste).

Du coup, l'un de vous, me dit que voilà un homme heureux. Oui, je l'ai pensé aussi de prime abord. Mais quand même. Il ne peut pas goûter à toutes les pralines qui lui passent sous le nez, et quand je parle de dessous de nez, je suis évasif comme vous imaginez. Mais bon, c'est vrai que si il a envie, il peut s'empiffrer de bien belles créatures du bon dieu. C'est quand même mieux que génicologue! Un peu comme le pilote de formule 1 et le mécanicien, si vous voulez.

Et me voilà en train de rêver. Pourquoi je continue à faire mon boulot, intéressant certes, mais quand même nettement moins excitant que les secousses telluriques sexuelles, non? Je pourrais moi aussi m'acheter un appareil photo qui impressionne et entrer de plain pied dans cette belle profession où on ne met pas que les pieds, d'ailleurs.  On les prend aussi. L'ennui c'est que mon père avait ajouté dans le pavillon Côte d'Or: "ils peuvent en manger autant qu'ils veulent… mais après trois jours ils peuvent plus voir un chocolat"! Ça c'était la malédiction! Je crois bien que j'ai poussé un cri d'effroi. Mais aujourd'hui je vois ça plus positivement: si je pouvais m'empiffrer des divines pralines créatures de dieu comme mon copain, peut-être que l'envie me passerait une fois pour toutes! Intéressant, ce métier, vraiment intéressant…  *;->)

PS: le site:
http://www.cotedor-chocolat.fr/cotedor/page