07.09.2008
Don du sang…

Je vous ai jamais parlé de Notabiffe? Oui, je sais il a un nom idiot mais je pouvais pas faire autrement. Je vous zesplic.
Notabiffe était petit chef de produit dans la société américaine qui m'employait. Il travaillait beaucoup. Mais comme il était vraiment très con ça ne suffisait pas à compenser. Donc, son patron a fini par vouloir s'en débarrasser. Seulement tout le monde voyait bien que Notabiffe travaillait beaucoup et eut désapprouvé son patron… Celui-ci eût une meilleure idée: il le proposa pour une promotion vers un poste plus élevé qui se dégageait. C'est ainsi que Notabiffe avança d'un cran. Seulement, le nouveau patron latéral se rendit vite compte que les résultats n'étaient pas à la hauteur du travail et se débarrassa de Notabiffe dès qu'il le put en le proposant pour une autre promotion latérale. Bon débarras. Et voilà notre Notabiffe avançant encore d'un cran. C'est comme ça qu'un jour je le vis arriver au siège européen où j'avais été nommé entre-temps…
Le type était franchement pénible. Besogneux, sans vision, c'était un fonctionnaire à manches de lustrines du marketing. Il entreprit rapidement de faire de tout le marketing de la boîte une horreur d'administration. Mais là, encore plus loin de ses patrons américains cette fois, il était à l'abri. Son pouvoir de nuisance était dément. Un jour, j'entendis un responasable européen crier dans son bureau: "this is not a game! This is business!".
Oui, pensez-vous, mais cet Amadeus est un sale type qui ,n'a aucune considération pour ses semblables. Vous pensez que j'exagère et que je suis prétentieux à traiter mon semblable de débile ou de non visionnaire… Attendez, je vais vous donner un indice de ma bonne foi…
Un jour, à midi, je ne savais trop quoi faire et voilà Notabiffe qui se pointe dans mon bureau: "tu fais quelque chose à midi?". J'accepte l'idée d'un repas pizza banal mais reposant pour l'esprit. Après tout, comme ça je serai débarrassé d'une obligation de convenance. Et nous voilà partis pour l'Italien: "prego, dottore, qu'est ce que vous allez manger aujourd'hui". Et nous voilà avec deux pizzas et un quart de rouge que Notabiffe a avalé vite fait. On en recommande un. Et il s'en va aussi tôt… A la fin du repas, je lui propose la fin du troisième carafon et là… sage… il me l'a refusé! "Non, je te le laisse parce que je vais donner mon sang cet après-midi".
Alors? Vous pensez toujours que je traite les autres d'idiots sans raison? Y zont du être édifiés à la Croix Rouge… Celui ou celle qui a reçu le sang, s'est offert une jolie danse du ventre après transfusion… S'il faut souffler dans un petit ballon avant de donner son sang maintenant… Tsss… Les gens raisonnables me font toujours peur!
*;->)
20:13 Écrit par Amadeus dans Drôle de monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pitre, don du sang, alccolisme |
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