20.11.2007

Erotisme du bocal…

FlutiauL
 
 
 
                Mon fils est rentré d'Espagne. Il m'a apporté un gros bocal joufflu de pêches au sirop. Non, vous n'y êtes pas. Je parle d'un bocal de trente centimètres de haut bourré de pêches au sirop. Il l'a déposé sur la table du salon. Celle qui est devant moi quand j'écoute de la musique, comme tous les soirs.

Evidemment, les pêches sont confinées. Elles vous prennent de ces allures de fesses callipyges dans cette luminosité beige et orange… Vous avez déjà remarqué combien la nature nous offre des couleurs qu'aucune photo ne saura jamais rendre? Une lumière tellement vivante, tellement lumineuse… Et voilà, ça trône sur ma table. Et trône n'est pas un mot creux… Mon dieu… J'y vois tour à tour… Mais non, laissez moi vous raconter.

Ce soir, j'écoutais une merveilleuse voix du jazz et quelque chose m'interpellait comme on dit aujourd'hui. Quelque chose qui dépassait la musique. Eh oui, vous y êtes, c'était le bocal… Ces fesses serrées, à moins que ce ne fussent des seins contenus dans un bustier transparent… Cette volupté toute pleine de vie de ces fruits trop gonflés de soleil et trop contenus par le bocal… Ces rondeurs d'un pays qui ne connaît pas les brumes matinales qui se dissipent à 22 heures sans s'être conformées aux prévisions de la météo… Quelle volupté! Quel plaisir visuel! Quelle agression sexuelle! Et tout cela sans quiproquo, sans précaution politiquement correcte! Cette délectation sans retenue si ce n'est celle des pêches serrées les unes contre les autres dans la volupté du sirop… Oui, je sais, je suis un mec… avec des fantasmes fruitiers incontinents! Mais quel bonheur!

Plus besoin de lingerie fine! La contention de ces fruits voluptueux sans les artifices de la broderie! Ces fantasmes gustatifs sucrés et fruités de la plénitude du paradis terrestre sans les emmerdements du péché originel!

Je ne sais pas encore si je m'abandonnerai aux délices du sirop ou si je me complairai dans l'amour platonique de la pêche sans pêcher… Allez savoir. Jusqu'au jour où quelqu'un détruira mes rêves en violant bêtement ce bocal avec un stupide ouvre-boîte sans se rendre compte de ce qu'il aura saccagé… La vie est étrange quand même… Voilà que j'érotise du bocal…

*;->

14.11.2007

Du bon usage de la climatisationne…

ClimL

 
                            J'ai un frère qui habitacion en Espagne où il a concepcionné ses enfants avec une belle tolédane. 'Tendez, c'est pas ici que c'est intéressant. Ça vient.

Il a un ami banquier très sympa de 50 ans qui a deux filles très jolies et parfaitement espagnoles puisque tout est espagnol autour de mon frère. Sympa, le banquier. Je le connais aussi pour avoir soupé avec eux et avoir essayé de draguer ses filles au cours du mariage de ma nièce mais j'étais déjà un peu trop âgé et j'ai du ranger mes banderillas et mon habit de lumière. Raté de picador…

Or voilà-t-y qu'un jour, le banquier était chez lui. Pour faire court et passer à la séquence intéressante, je dirai simplement qu'il était tout nu dans son lit par un jour de chaleur. Et le mot chaleur convient plutôt bien parce que sa femme de ménage Maria Conception sans sa valise en carton ni en peau de toro était aussi nue que lui et dans le même lit, prête à toute conceptionne pour le coup. Ben oui, vous savez ce que c'est la chaleur en Espagne, vous?

Et voilà-t-y pas que la femme du banquier rentre inopinément à la maison et découvre les malheureux souffrant de la chaleur en chaleur dans le lit, dis donc.
Lui: attends, ce n'est pas ce que tu crois…
Elle: ben… c'est pas que je sois trop croyante, mais là…
Lui: il faisait chaud, je me suis couché dans le lit pour me reposer et je dormais…
Elle: oui, mais elle? désignant la femme du manège de ménage…
Lui: je ne sais pas, moi, elle a eu trop chaud sans doute et elle s'est couchée là… Elle devait être fatiguée aussi;
Elle: Oui, mais nue!
Lui: ben oui, il faisait très caliente!
Elle: Et la clim? Pourquoi t'as pas mis la clim? C'est pas fait pour les chiens, la clim!
Lui: Oui, mais faut rien exagérer! Il ne faisait quand même pas à ce point chaud pour mettre la clim dans toute la maison! C'est pas écolo! Ça coûte cher la clim!

Et voilà! N'avouez jamais. Moi, ce que je trouve intéressant dans cette histoire c'est que la femme ait accepté la discussion et que le mari ait été assez balourd pour utiliser cette défense… mais bon, les Espagnols ont été conquis par les Wisigoths… Ça laisse des traces, no?

*;->)

22:19 Écrit par Amadeus dans Drôle de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : espagne, adultere |  Facebook |