19/03/2009

La journée du Sultan…

Journée-SultanL

 

                        J'ai jamais supporté les fêtes imposées. Les cotillons du premier de l'an m'attristent à pleurer. Noël me fait une peine immense pour le petitit créchoir, le carnaval me rend ronchon, les gueulantes de la Saint Verhaegen me rendaient suicidaire. Alors je vous laisse imaginer ce que suscite la journée de la femme chez moi… Oui, c'est ça, moi qui les trouve si sympathiques, je les flinguerais, les nanas ce jour là.

Notez, elles font ça très bien elles-mêmes. Tiens, j'ai entendu qu' une femme sur cinq dans le monde avait été violée. Ça vous semble beaucoup? Moi aussi. Mais comme je connais un peu les mecs, à la limite, je me dis qu'il n'y a rien d'impossible. Restons objectif. Je suppose que tous les mecs qui ont entendu ça ont du se dire dans leur flore intérieure que ça faisait quand même beaucoup et qu'on devrait se calmer un peu, les mecs. Saine pensée.

En revanche, chez les femmes, la réaction a été légèrement différente. Elles entendent la même info et se disent immédiatement: "j'ai pas été violée, qu'est ce que j'ai de moins que les autres? Je devrais en parler à mon médecin. Ou changer de coiffure. Je me disais aussi que cette crème de peau n'agissait pas. De toute façon, il faut que je refasse ma garde-robe. Je n'ai plus rien à me mettre et demain je vais voir mon dentiste pour qu'il me refasse mes dents… ou alors mes seins en luposuccion".

Vous n'y croyez pas? Vous avez tort! Si vous êtes intime avec l'une ou l'autre dame, posez lui la question. Vous en trouverez plus d'une qui a développé un fantasme de viol ou qui rêve d'être la Shéhérazade préférée d'un Sultan polygame. Toutefois, n'en tirez pas des conclusions audacieuses pour entreprendre une collègue de bureau dans votre tenue de sultan demain matin. Je veux pas d'ennui. Tout ça n'engage que vous. Point barre. D'ailleurs, rangez la vôtre.

Non, il serait plus élégant de complimenter une femme désirée en lui disant qu'elle est une vraie incitation au viol tant elle est belle. Que si vous étiez sultan avec plein de puits de pétrole, vous en feriez votre favorite une fois pour toutes. Là vous avez toutes vos chances!

C'est pas une belle réflexion, ça? Comme quoi, ça sert à quelque chose la journée de la femme Et le lendemain: les 50 ans de Barbie. Non, non, y a pas de rapport, c'est juste pour dire…. *;->)

PS: Le premier qui m'embête avec le fait que j'ai encore réussi à glisser un texte sur ce blog pendant que le juge avait le dos tourné, je le flingue.

12/10/2008

Je patauge dans le potage comme un Roy con…

RoyconL

 

                        C'était le 14 février. La Saint-Ballotin à nouveau. Et comme je voulais trouver quelque chose de plus original que les petits cœurs et mots doux tellement usés que les coudes sont troués, j'ai dit à ma femme qu'elle était le bouillon cube du potage de mon existence. Pas hyper-romantique mais juste!

Oh je vous sens venir! Vous allez sarcasmer! Pourtant, réfléchissez un instant. 37 ans qu'on vivorce ensemble, ma femme et moi. Et si on patauge dans le potage de l'existence, ma femme en est bien le piment, la petite touche de concentré qui donne du goût. L'ennui c'est qu'elle balance de temps en temps tout le paquet de cubes à la fois. Tiens, j'aime pas trop prendre les autres à témoin de nos querelles potagères, mais ça il faut que je vous le raconte.

Nous étions chez ma fille ce week-end. La nounou qui nous reçoit nous indique comment aller rechercher les enfants à l'école. Nous écoutons l'explication, j'enregistre bien et ma femme aussi. Puis, quand nous prenons le chemin, ma femme part à gauche et moi tout droit. Je signale que la nounou a bien précisé: tout droit. Ma femme se méfie et demande à une passante qui confirme… tout droit! Puis, arrivés sur le boulevard où nous devions être, elle prétend que c'est sur le trottoir de gauche et moi… de droite! Ma femme me fait revenir sur le trottoir de gauche en prétendant que "les zoms ne savent pas écouter". Bon… Elle demande à une passante. Résultat: c'était bien sur le trottoir de droite… Jusqu'ici, c'est pas drôle, j'en conviens, mais attendez la suite.

Comme je lui faisais remarquer qu'elle savait sans doute écouter mais qu'elle avait du mal entendre… elle m'a d'abord prétendu que "pour une fois que tu as écouté"… puis elle est parvenue à me faire croire que c'est la nounou qui s'était trompée et que comme j'avais mal compris comme d'hab… j'avais évidemment pris le bon chemin. Ce n'était donc pas du à la qualité de mon écoute mais à deux erreurs cumulées… celle de la nounou et la mienne! Moins par moins… comme vous savez! Donc, moralité, elle avait réussi à prouver qu'elle avait raison mais qu'elle avait été induite en erreur par la nounou! Et voilà le travail! C'est moi qui ai bu le bouillon!

Fortiche ma femme! Elle aurait du vendre des élixirs, des téléphones portables ou des Tupperwear avec une telle bonne foi. Vous commencez à comprendre pourquoi je l'appelle désormais le bouillon cube du potage de mon existence? C'était ma minute conjugale parce que je me sens un rien Roycon là! * ;->)