17/01/2010

Haïti… Réfléchissons ensemble!

 

Haïti-HalL

 

                        Vous n'êtes pas sans savoir vous en taper que Haïti est très pauvre. Très-très-très pauvre. Les gens n'ont rien, ruinés par les Duvalier, Aristide, et autres bandits… Tout le monde s'en fout et c'est pas notre faute s'ils n'ont pas de Colruyt chez eux. Quelque chose a foiré qui est pas de notre faute, hein! Après tout ils ont du soleil…


Et puis voilà que la terre est en travaux au sous sol et Haïti tremble. 


Vous me connaissez, j'ai mes avis bien à moi que j'ai. Et là il y a des évidences. Parce qu' immédiatement, le monde entier se préoccupe de Haïti. Même les Belges envoient des secours. Et les Américains* et les Français et l'Europe et bien d'autres. Médecins sans cabinet, chiens sans préjugés, pompiers sans camions, flics sans radars, coiffeurs sans frontières, plombiers sans 13eme mois, tout le monde est là-bas. Pourtant y a un truc qui me tripote.


Pourquoi donc vouloir sauver tous les mourants alors qu'on les laisse mourir sans état d'âme d'habitude? C'est quoi la différence? Pourquoi vouloir aller aussi vite subitement alors qu'ils peuvent crever dans l'huile de palme sous le soleil au quotidien? Vous comprenez ça vous? Parce que après tout, si on les aidait convenablement d'habitude, ils souffriraient moins lors des catastrophes. Leurs bâtiments seraient plus adaptés, ils auraient des hôpitaux, des médecins, une police convenable pour empêcher les pillages, une contraception salutaire, etc. (la population a doublé en quarante ans). Pas assez médiatoc, la mort lente?


A moins que… Peut-être qu'on tient vraiment à ce qu'ils meurent à petit feu en mangeant de la glaise pour avoir quelque chose dans l'estomac (authentique…). A moins que ce soit la politique qui fasse obstacle à une aide substantielle convenable… 


Parce que si vous aidez un pays, il vous faut passer par une lutte politique entre aidants qui espèrent un "return on investment". Et puis il faut jouer politiquement avec le pouvoir en place qui défend ses prérogatives et son indépendance. Or, tout ça n'a plus cours lorsqu'arrive une catastrophe naturelle… A se demander s'il n'en faudrait pas plus souvent… En Belgique, je me demande si un tremblement de terre de la plaque subductive de Bruxelles qui croise celle de Hal-Vilvorde qui nous grimpe sur le dos ne résoudrait pas… enfin… je ne sais pas…  Ce que je sais c'est que, tremblement de terre ou non, les Haïtiens crèvent… et ça me révolte!


*Les Américains arrivent en force pour prévenir les débordements de boat people sur leurs côtes… et pour lustrer un peu le prix Nobel indu  dudit Obama, au bas mot ceci dit…