19.06.2008

Charles Loos et Steve Houben, la gadoue-lagadoue…

Charle-loos-gadoueL

 
                        J'ai des superzamis. L'un d'eux m'a suggéré de l'accompagner au concert de Charles Loos et Steve Houben avec le quatuor Thais au Centre Culturel d'Ittre et plus précisément à la ferme de Hongrée l'autre jour. J'aurais dû me méfier. J'aurais dû…

Faut dire qu'il pleuvait. Ben oui, on est au mois de juin et on approche de la période de mousson belge, appelée été dans d'autres pays. Je vous dis ça parce que faire des chemins de campagne encaissés qui ont la largeur d'une voiture et la profondeur des flaques d'eau… déjà… Mais vous savez comment ça va, on se dit que c'est pour un bon concert et que la région doit être belle sous le soleil. On positive.

Ensuite on vous fait garer dans un champ bien glissant et quand vous arrivez dans la vieille ferme, le bas de vos pantalons commence à limiter vos capacités de rire. C'était pas le plus grave. On s'était méfié du repas, on avait tout juste, apparemment. Mais on s'était pas méfié des musiciens. Ecoutez, je vais pas faire beaucoup d'esprit, d'ailleurs avec deux toilettes publiques pour 300 personnes et les files afférentes, vous faites plus d'humour.

Allons-y tout droit: comment diable est ce que d'aussi talentueux musiciens peuvent faire de l'aussi mauvaise musiquette?… De la composition pour documentaire sur la nidification des gipaèdes barbues en brabant wallon. Vous voyez le style? Aux pires moments c'était du niveau de la musique d'ascenseur vérifié par Vinçotte. Pas une fulgurance, pas une note que l'on ne sente arriver et qui arrive… pas une harmonique qui dérange, même quand ils essaient de jouer un peu faux. Rien que du prévisible, de l'ennuyeux, du fâcheux, du joli, du printanier à papillons. Et des musiciens inspirés façon nirvana. Et fiers avec ça! des titres jeux de mot qui s'autocongratulent, tout cela présenté avec la connivence et le respect dus à des créations intemporelles et universelles. Et en plus cette ferme est un nid à courants d'air. J'étais glacé. On s'est enfui à la fin de la première partie après vote à main levée dans notre petit groupe. Unanimité. Ouf!

Notez, on m'avait déjà dit de temps en temps que Loos se prenait désormais très au sérieux, que ce garçon plein de talent avait reçu une bonne éducation mais n'avait jamais eu l'envergure de claquer la porte du brabant wallon pour aller se frotter aux plus grands comme Toots et tant d'autres Belges de talent… C'était la totale de chez belgitude… Du climat à la salle en passant par la musique… Ça déprime, hein… Enfin, on échappé à la cuisine et on a bien soupé ailleurs entre amis, c'est déjà ça. *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Belgitude | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : loos, houben, piano, belgitude |  Facebook |