23.12.2008
Bush et Babouche …

Je me demande si vous avez bien perçu la portée du lancement de babouche sur Bush. J'ai adoré. Nous connaissions déjà l'entartage de Noël Godin… voilà le godassage des tartarins… Cela ajoute une variante à l'insultement des cuistres. Un rien plus agressif, j'en conviens, mais tellement jouissif!
Parce que non seulement le film a fait le tour du monde, mais il sera largement utilisé comme final emblématique de la fin du règne du pire président que les USA aient eu depuis qu'ils massacrent plus que les Indiens. Pas un film sur Bush ne se terminera désormais sans cette séquence. C'est la plus pertinente critique qui puisse s'exprimer!
Il y a dans le lancement de chaussure un mépris dépité, une insulte de bas niveau qui semble dire qu'il ne méritait même pas un véritable attentat! Bien sur, il eut de toute façon mérité qu'on le descende. Mais cette babouche a fait mieux: sans le convertir en martyr, elle pointe par la vulgarité de l'insulte la bêtise de cet inepte président, ce qui le rend dérisoire.
Si les Américains se contentaient de lancers de chaussures plutôt que de bruits de bottes, le monde irait sans doute mieux. Si les Américains remplaçaient les flingues par des babouches dans leurs holsters, les cow-boys descendraient de leurs mules pour dégainer avant de tourner les talons. On leur filerait bien des patins! Mais, trève de jeux de mots, le lancer de babouche me semble élever l'attentat pâtissier au rang d'Art plus complet et nuancé: si la tarte ne suffit pas, on passe à la godasse et là, on a le choix: de la pantoufle à la botte en passant par la bottine, voire le perfide haut-talon qui crève l'œil! reste à inventer les produits d'escalade… Que lancer après la godasse qui soit transportable, anodin et facile à mettre en œuvre?
Le lancer de dentier? De pantalon? De chaussettes? de soutien-gorge? De chapeau décapiteur comme l'Asiatique dans le James Bond Goldfinger? Allez savoir ce que l'imagination des entarteurs godasseurs produira. En tout cas, moi j'attends maintenant les émules de ce malheureux irakien qui risque jusqu'à 7 ans de prison pour insulte à chef d'Etat étranger… je voudrais voir Leterme et autres zozos devoir esquiver des pompes et tatanes…
Y a pas à dire, mais cette babouche aura fait plus de dégâts qu'un missile de croisière… Une nouvelle ère s'ouvre à nous. *;->)
18:00 Écrit par Amadeus dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : insulte, bush, babouche, chaussure, gueule, entarteur, fin de regne |
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20.11.2007
Auto-critique…

Maintenant que nous l'avons tous dans le bas du dos, je vous propose de réfléchir quelques secondes au mot politique au risque de passer pour un poujadiste…
Parce qu'enfin, on est tout le temps en train de parler politique, de parler DE politique, d'évoquer UNE politique, de traiter les gens qu'on n'aime pas de politicien, d'ailleurs quand on dit de quelqu'un qu'il est politique c'est pas un compliment… Une politique, ça peut être positif, mais LA politique c'est déjà plus chargé de connotations négatives et quand on dit de quelqu'un qu'il EST politique, là… on est franchement critique.
Il faut donc se rendre à l'évidence, le mot politique ne dit rien qui vaille dans la majorité des cas. J'exagère? Ah bon…
Eh bien pensez à ceci: le mot politique est le seul qui est lui-même et sa propre insulte! Ne dit-on pas "la politique politicienne" pour désigner une politique de mauvais aloi? Vous en connaissez un autre, de mot qui est en même temps sa propre insulte? Moi pas!
Prenez le mot capitalisme. Tout le monde ne l'aime pas. Mais on ne dit pas un capitalisme capitaliste pour qu'il s'auto-critique! Avec socialisme on peut approcher… en disant "un socialiste socialisant" mais j'avoue que c'est un peu tiré par les cheveux. Non, j'ai beau chercher, je ne trouve pas d'autre mot que politique qui soit à la fois ce qu'il désigne et sa propre insulte.
S'il fallait encore prouver que l'activité politique est peu recommandable, c'est sans doute dans cette autocritique spontanément issue du peuple qu'il faudrait chercher la confirmation.
On peut donc en conclure que cette activité humaine s'est beaucoup dégradée depuis la Grèce antique. Les Grecs plaçaient la politique avec le militaire et le poète tout en haut de l'échelle des valeurs des activités humaines. Curieusement, nous plaçons la politique tout en bas de l'échelle avec les journalistes de TF1 et les proctologues en ajoutant "et pourtant, il en faut, des politiciens". Certes… comme quoi la démocratie est vraiment le moins pire des pires systèmes… Enfin, Socrate disait déjà que "il faut absolument, quand on veut combattre réellement pour la justice, et si l'on veut vivre quelque temps, se confiner dans la vie privée et ne pas aborder la vie publique". Dont acte!
*;->)
12:27 Écrit par Amadeus dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, critique, insulte |
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