03/08/2009

Une minute de silence… enfin!

Minute-de-silence-endinL

 

                On n'a pas fini de faire le deuil de Jean-Paul II que voilà un autre saint à canoniser. Saint Bambi. Qualifié de grand musicien, célébré sur le parvis de Notre Dame de Paris, mieux qu'un saint homme: une star!

Va y avoir des difficultés pour la canonisation ou je m'y connais pas! Drogué piqué comme une passoire, déporté pâle qui se faisait desquamer la peau maousse costaud, même pas homo, porté sur les pitits zenfants de façon complètement louf romantique, ce trémoussant talentueux a transcendé le hoquet en danse et la marche du mime Marceau en Moonwalk… Ce saint homme vient de capoter en laissant derrière lui des dettes abyssales, une ou deux girafes et quelques singes! Une icône!

Eh oui, Michael Jackson est mouru en panne de batterie, de guitare et autres instruments. Il ressuscitera sans doute à la Saint Verhaegen*. Une minute de silence, enfin! Il y a un blanc sur toute la ligne… Il aimerait mon commentaire.

D'ailleurs, il suffisait d'écouter les fans décomposés: "Oui, je sais, on lui a reproché certaines attitudes avec les enfants mais il ne faut pas voir que le noir chez lui…". Je l'invente pas. Ou bien une noire-black-Américaine d'origine africaine-AfroAméricaine, biffez les mentions non politiquement correctes, déclarait: "même s'il a été de plus en plus blanc, pour nous il était toujours noir". Quand on pense à ce que ça lui avait coûté… Il serait heureux d'entendre ça! Dans Paris Match, ce témoignage: "Le lundi, à l'école, après "Thriller", on voulait tous être enterrés".

Ce qui est consternant c'est qu'à force de nous injecter tout ce pot toxique dans les oreilles on finit par croire qu'il s'agit vraiment de musique et qu'on aime. Le rythme est des plus primaire, ce qui ne manque jamais d'agir comme une endorphine collective.

Ah mais ne me faites pas dire que je ne l'ai pas écouté! C'est sympa par moments, c'est sautillant, amusant. On peut même trouver ça fascinant et le type avait un génie de la danse. Mais de là à parler de Bambi comme l'un des plus grands musiciens du XXeme siècle… J'ai adoré les Visiteurs mais je ne prétends pas qu'il s'agit du plus grand film de l'Histoire du cinéma… Que l'on dise: le plus grand musicien pour autotamponneuses de tous les temps, je veux bien, mais pas au-delà! Faut pas tout mélanger quand même… N'empêche, un gars qui a des funérailles mondiales comme Jean-Paul II ça fait réfléchir quand même. En bien ou en mal… mais ça fait réfléchir!*;->)

*Saint Verhaegen: l'Université Libre de Bruxelles. Les étudiants anticléricaux et laïcs fêtent la "Saint" Verheaegen par dérision. Pierre Théodore Verhaegen est le fondateur de l'Université Libre de Bruxelles (1834).

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15/02/2009

Le cul et les oreilles…

Cul-oreillesL

 

                        Il y a cinq ans, j'ai voulu remplacer les enceintes de ma chaîne Haute Fidélité. Je me suis fixé un budget et j'ai commencé à chercher. Après avoir parcouru quelques auditorium et beaucoup lu sur la question j'avais fixé mon choix sur deux superbes produits dont les critiques disaient le plus grand bien et après écoute j'ai acheté deux enceintes magnifiques et au double de mon budget… Caprice… Plaisir de la volupté d'un son tellement présent. Bah, on ne fait pas des folies tous les jours. Et c'est quand même pour pas mal d'années de plaisir.

Arrive un ami. Il admire les enceintes et en demande le coût par curiosité. Une fois que je l'ai eu ranimé, il s'étranglait: quoi? T'y as payé ce prix là? Mais tu es fou! Tout ça pour du bruit!
Je commençais à complexer et je me suis mis à réfléchir. Eh oui c'est de l'argent. J'ai donc cherché à motiver mon achat en lui disant que j'aimais beaucoup la et même les musiques, mais aussi la qualité, le fruité des sons et des harmoniques, choses qui disparaissent absolument avec les chaînes standards. Mais ça n'a pas suffi et je suis passé pour le dernier des cinglés. Mais vous savez comment ça va, une fois que le cerveau se met en route, il devient difficile de l'arrêter.

Un jour que je rendais visite au dit ami, il m'a montré son nouveau salon. Il venait de s'acheter deux superbes canapés en daim et deux fauteuils la semaine d'avant. J'ai admiré, puis en ai demandé le prix. Le total valait bien plus cher que mes enceintes! Et là, c'est venu tout seul: quoi? Tu as payé ce prix là? Mais c'est effrayant! —"Oui, me dit-il mais qu'est ce qu'on est bien assis! On s'y sent bien, et toi tu as bien acheté tes enceintes!". Et c'est là que je suis devenu féroce…

Mais mon vieux, tu me traites de fou mais je te signale que tu viens de dépenser plus d'argent pour ton cul que pour tes oreilles! Plus d'argent pour t'avachir que pour te cultiver!

Eh oui, c'est ça la vie. On dépense souvent plus d'argent pour ses bassesses que pour les hauteurs… Ça fait réfléchir, hein! Vous trouvez pas?   Bon… je crois que je vais encore me faire pas que des amis avec ce texte…
*;->)

25/07/2008

Ma fête de la musique à moi...

Ma-fête-de-la-musiqueL

 

                Je n’aime pas écouter la musique avec mes lunettes. Elles mettent une vitre entre le fruit des sons et moi. Alors, je les descends un peu sur le nez, mais là, c’est le flou qui perturbe la présence. Il m’arrive de fermer les yeux mais... la réalité vient à manquer de quelque chose.
J’écoute plus la musique et j’essaie d’oublier mon âge pour quelques minutes précieuses en dehors du temps. J’aime Duke Ellington, mais j’aime presque toutes les musiques. Sa musique à lui est d’abord un vaste espace dans lequel je peux me mouvoir qui se déplace autour de moi. Puis, c’est un univers de couleurs et de timbres. Et enfin c’est une musique qui se réinvente à chaque instant avec la puissance d’un homme qui était manager, compositeur, créateur et pianiste fulgurant. Il joue du piano comme personne. Sous sa force, le piano devient un instrument graphique qui impose des traits d’architecte pour donner des signaux à son orchestre ou des mains plaquées comme les grosses brosses du peintre.

La fantaisie, la surprise, les élasticités, les lumières et couleurs, tout me surprend et tout me promène dans l’imaginaire. Ce sont des tableaux de Delacroix ou de Picasso. On en sort rajeuni, irrigué et  comme ressuscité. Mais Dieu que l’oxygène des grands espaces est capiteux. Tout cela pétille de vie. Faites cet essai: coupez le son de la télé quand passe un ensemble qui joue Bach (et j’adore la musique classique, baroque, et Bach évidemment). Vous verrez les musiciens agités à l’unisson de gestes saccadés. Faites la même chose avec un orchestre de jazz et voyez cette décontraction, cette entente démocratique dans laquelle chacun peut s’exprimer. C’est notre monde, notre époque. Celle dans laquelle on se sent bien. C’est nous, quoi.

Après Duke, pour revenir sur terre, je mets quelques pièces de Joe Pass à la guitare sèche ou quelque chant de Bach pour passer de la chaleur du soleil aux ombres de l’été...
Eteindre ces musiques, c’est sortir du soleil, c’est rentrer entre les murs de la maison, retourner à la vaisselle qui n’est pas encore faite.

Mais c’est aussi comme sortir d’une piscine.
On garde le frais sur soi et en soi pendant un long moment. Et puis, les pensées prennent le relais et convertissent ces moments de transport en nouvelles forces pour vivre à nouveau dans la réalité...
C’est quand même autre chose que d’institutionnaliser le tapage nocturne...  si je peux me permettre... 
  *;->)

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05/06/2008

Le club des croque-notes…

MusiciensL

 
                        J'aime la musique. Notamment baroque. Et nous voilà donc partis pour le Palais des Beaux-Arts élégamment appelé Bozart désormais.

Concert baroque. Pas beaucoup de monde pour un compositeur contemporain de Bach qui s'est laissé allé à quelque musique sacrée.  
Moi, le sacré, comme vous commencez à vous en douter… c'est pas trop mon calice de thé. Et comme j'avais les yeux ouverts pendant la plus grande partie du concert, j'ai regardé.

Ces concerts sont d'un formalisme paroxystique. L'accord des instruments sur le premier violon, les saluts pliés en deux, l'apparition successive des chœurs, puis des chanteurs, tout est hyper formel Alors quand c'est bien fait, ça impressionne. Toute cette perfection civilisée… on mesure la distance entre notre monde et l'ancien. Mais quand c'est mal foutu, là ça dérape à fromage dans le ridicule. C'était le cas, je vous zesplic.

A l'exception d'un chanteur baryton, ils avaient tous acheté leur costume chez un coiffeur méchant comme un peigne avec ses ciseaux. Les godasses étaient certes bien cirées mais très déformées. Pieds de curé, vous savez, quand ça remonte devant à force de génuflexions… Le chef d'orchestre, vu de derrière était un requiem à lui tout seul. Surtout le pantalon. Coiffé comme une partition de Stockhausen, en plus. Les musiciennes n'étaient pas mieux. Parfumées à la naphtaline on les avait sorties de leurs boîtes de Godiva pour les mettre à l'œuvre. Bref, tout le formalisme des salutations s'effondrait dans les fringues guignolesques de fonctionnaires démotivés.

Et je vous ai pas encore parlé des têtes! Une chose est sure, ils s'amusaient pas! Ils étaient là pour rendre un hommage posthume en costume sérieux au compositeur et pas pour que la musique soit transcendantale ni même pétillante. Bah, ça sonnait juste et c'était bien joué, c'est sur. Mais il fallait avoir une âme d'enthomologiste pour apprécier les notes punaisées comme des coléoptères bien alignés.

On me dit que je suis méchant. C'est vrai que je suis pas un gentil. J'adore dire des bêtises et empoisonner mon monde. Bah, on ne se refait pas. Mais finalement, c'est ma vieille maman qui a eu le mot juste et elle c'est une gentille: "d'habitude je ferme les yeux pour capter la quintessence de la musique. Aujourd'hui je les ai fermés pour éviter la déprime en voyant les musiciens. Un vrai club de croque notes!". C'est vous dire… *;->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : humour, musique, conformisme |  Facebook |

22/05/2008

Griffée du disque…

Griffée-du-disqueL

 
                        J’ai assisté à une scène surréaliste à la FRAC l’autre jour. Et dire qu’on me demande régulièrement «mais où allez vous chercher tout ça?». Je réponds invariablement: je vous observe!

J’ai toujours eu des relations suivies avec mes disquaires et libraires. Celui-ci est un pianiste peut-être frustré de n’avoir pas été premier prix Reine Elisa… bête de concours. Mais c’est un homme éthéré grand comme un tuyau d’orgue qui aime vraiment la vraie bonne zizique (dans le style classique). Sympa, le mec. Un passionné plein de sincérité intérieure pour son Art. Je devise avec lui quand arrive une dame de 45 ans, bien mise mais avec des vêtements «griffés», sobre, assez neutre grise et un peu sèche, (dans le style de l’ intellectuelle peu fantaisiste). Elle présente trois CD différents de la même œuvre de Ludwig le Grand et demande:

- quelle marque vous me conseillez pour cette musique?
Je vois mon grand disquaire aux longs cheveux gris beethoveniens pris de tremblements (dans le style de la Dingue africaine) mais il parvient à dire:
- mais Madame, c’est pas une question de MARQUE de disques mais d’interprète! (dans le style: peu importe que ce soit une Ferrari ou non si c’est Schumacher qui conduit!)…
- Oui, mais quelle marque a les MEILLEURS interprètes ?» Bref, elle cherchait le label, la griffe Sonia Rykiel équivalent musique!

Le type est pris de tremblements épileptiques. Ses membres se raidissent et se détendent brusquement par saccades sauf le freudien que l’on me soupçonne d’évoquer. Il réitère sa remarque mais la bonne femme n’en démord pas! La marque et rien d’autre! (dans le style stalinien: Le pape, combien de divisions?)
- Celle-ci, c’est quand même une bonne marque, non?’…
Le pauvre homme ne répond plus. Il ne peut y croire! La bouche en rond, il reste dé(ca)pité face à tant d’assurance dans l’ignorance. Il arrive plus à respirer, il va nous faire un arrêt cervical, là. Allo, le Manitoba? Plus de réponse… (dans le style Jo et Zette). Un autre client qui attendait son tour, un peu excédé, prend le relais… :

- Vous avez raison, Madame, mais chez eux, je vous conseillerais plutôt Claude François, alors. Je sais qu’ils en ont un excellent : «Allo, Maman bobo» et le disque est très solide, résistant aux griffes. La pochette est en couleur, aussi. En plus, pendant les soldes y font trois pour deux. Elle a eu l’air contrarié par ce coup de griffe et elle est partie en disant ‘bon, je vais prendre cette marque-ci, alors…’

Le disquaire se marrait en sa chevelure (dans le style Beethoven après surdité), ravi que quelqu’un ait dit ce qu’il ne pouvait se permettre de dire avec la marque du magasin collée sur le front… Il est employé… (dans le style frustré)  *;–>)

18:00 Écrit par Amadeus dans Con | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : humour, culture, disque, musique |  Facebook |

09/01/2008

Remporter le Reine Elisabeth par deux centièmes de seconde…

RemporterLL

Je suis le fameux Concours Reine Elisabeth de musique classique avec le bonheur raffiné de l'amateur à peine éclairé. Mais je suis perplexe.

La musique classique, à l'inverse d'une toile peinte à l'époque de Mozart, est à la fois plus vivante mais aussi beaucoup moins fidèle au travail original de l'artiste qui n'est plus là pour nous l'interpréter. Peu importe que tel musicien fut éventuellement un médiocre pianiste. Dans sa tête, son concerto était parfait. Parfait, c'est à dire selon son désir et la sensibilité qu'il souhaitait au-delà des formes qu'il avait créées. Toutefois, il ne pouvait pas tout décrire sur la partition.

C'est cela qui détermine l'importance si grande concédée à l'interprète.

Son premier espace est dans la lacune de la sémantique: ce que ne peut exprimer la partition. Quelles que soient les indications de forte, d'adagio, de pianissimo ou que sais-je qui émaillent la partition, elles sont insuffisantes à rendre exactement toute l'émotion du compositeur. La sémantique utilisée ne lui a pas permis de tout décrire, surtout pas de ses sentiments et de son expressivité.

L'interprète habite donc cette lacune comme un Bernard Lhermitte une coquille délaissée… C'est dans cet espace de faible amplitude qu'il va devoir s'insérer et faire valoir son propre talent.  Celui-ci sera au minimum techniquement parfait. Ensuite il faudra faire valoir sa propre sensibilité sans dénaturer l'œuvre.  Et voilà pourquoi le concours si prestigieux est d'abord la substitution autorisée d'un espace laissé vacant par une lacune sémantique…
D'où la surexpressivité des visages des interprètes.  Pour aller au bout de la marge des sentiments qui leur est laissée, les interprètes sur-connotent leur propre sensibilité…

En somme, le concours Reine Elisabeth est une épreuve athlétique. On y gagne par deux centièmes de mieux que le second…  Mais il faut une vie de travail pour y arriver. Détail piquant: les athlètes de l'interprétation se jettent sur leur bouteille d'eau consommée au goulot comme les coureurs à pied après leur… performance. Il y a des similitudes espiègles qui ne trompent pas…

Voilà pourquoi j'aime tant le jazz… Où le créateur et l'interprète s'emparent d'une composition pour la recréer complètement, pour la transgresser de la façon la plus noblement créative qui soit. Le musicien de jazz est toujours créateur, pas interprète… Bien sur, son artisanat, sa technique, sont sans doute moins dernier carat, mais sa liberté d'exister aujourd'hui dans les schémas d'aujourd'hui est totale et bien en phase avec son temps.  D'ailleurs, faites ce test: coupez le son d'un concert de jazz et vous verrez des gens détendus, concentrés, qui s'offrent chacun la parole. Faites la même chose sur un concerto de Bach et vous verrez des gens comme robotisés, tous au pas dans des mouvements synchrones et saccadés vivre un ordre qui n'est plus celui de notre temps.

Alors, oui, je suis infiniment respectueux de ces interprètes de classique et de la grandeur des formes de leurs créateurs. Mais il n'y a rien à faire, le grand jazz est la musique de mon temps. Et ce n'est pas parce que j'admire les œuvres de Botticelli que Picasso m'est étranger…  *;->)

22:07 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : musique, art, humour |  Facebook |

10/12/2007

Dignité humaine

VioloncelleL

 

Il y a dans le merveilleux musée des instruments de musique de Bruxelles (MIM), un violoncelle qui m’a ému aux larmes.
Exposé dans une des superbes vitrines qui lui donnent un air propre et bien élevé, ce violoncelle a été construit avec des planches d’étable et de porcherie roumaines. Ces gens n’avaient même plus une planche digne de ce nom... Les cordes sont en ficelles autour desquelles on a enroulé un vague fil de fer pour les faire sonner.

Je ne sais comment il sonne mais il fait chanter toute ma dignité d’être humain. Né dans la contrainte jusqu’à l’étouffement de toute humanité dans le pays de Ceucescu, ce violoncelle témoigne du besoin profond de faire de la musique, c’est sur et évident. Mais au-delà, il témoigne de la volonté de ne pas faire n’importe quelle musique, sinon, c’est un de ces instruments faciles et évidents pour tous qui aurait été construit.

Non, ce violoncelle témoigne d’une intention culturelle qui va bien au-delà de l’émotion - si grande soit-elle - de la musique. C’est de culture qu’il s’agit ici, de besoin irrépressible de culture et de raffinement. ll n’y a pas plus beau violoncelle au monde et je voudrais qu’il soit joué lors de la prochaine fête de la musique. Pas seulement en mémoire de celui qui l’a construit, mais pour la gloire de cette humanité qui place l’Art si haut.

Je souhaite que ce violoncelle sonne aussi mal que je l’imagine et plus encore pour que l’on n’entende que l’Esprit et la Volonté qui l’ont créé. Il est pour moi un emblême de dignité et de grandeur humaine.
*;->)

http://www.mim.fgov.be/home_fr.htm

18:42 Écrit par Amadeus dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : art, humour, musique, dignite, coeur |  Facebook |