07/07/2010

La cerise sur la conscience…

 

Cerise-conscienceL

 

 

Hier, je me rasais, et qu'est ce que j'aperçoive dans le miroir qui racontait le feuillage de mon cerisier? Un merle en tongues qui se mettait une lampée de mes cerises façon goinfre. Un coup de bec dans la plus rouge, un coup de bec dans celle de droite, un coup de bec pour papa… bref, il les niquait toutes et se marrait. Quand je me suis approché de la fenêtre en battant des ailes, il m'a regardé avec l'air de dire "même pas peur". De toute façon, j'aurais pas pu passer la journée à battre des ailes dans ma salle de bain.


Moi, j'aime les oiseaux. Déjà parce qu'ils volent sans carte d'embarquement ni besoin de relever sa tablette ni zotesse de l'air qui fait le singe pour vous montrer des instructions de sécurité dont personne n'est jamais revenu en cas d'accident, mais soit, c'est pas le sujet. Cela dit, mon amour des oiseaux a tendance à peiner en côte quand il s'agit de mes cerises. J'ai pas planté cet arbre il y a 33 ans pour que ces ptérodactyles low cost viennent me piquer mes cerises.


Et me voilà donc rasé, je saute sur mon Mac et hop, google rayon prédateurs, aigles, rapaces en tout genre. J'attrape quelques images, les agrandis, les noircis, imprime et colle tout ça sur mes vitres. Là, les bouffeurs de cerise ailés font un grand détour. Ils paniquent rien qu'à la vision d'un profil de rapace. Un peu comme vous quand vous voyez le ministre du budget ou un steward de mes deux parcmètres , on va dire. Capito?


Toutes ces bestioles ne touchent plus mon cerisier qui peut développer ses cerises à l'aise. Oui mais voilà, j'ai un problème. Je culpabilise. Quand je pense au courage de ces bidizoiseaux pour nourrir leurs petits, quand je pense aux prédateurs comme les chats, quand je les revois en hiver le plumage gonflé dans le froid pendant que je me chauffe au gazprom sibérien, quand je vois tout ça je me dis que j'ai pas le droit d'être aussi égoïste, que je dois partager. Je vois l'œil de Nicolas Hulot qui me regarde au fond du puits. Je me sens vilain. Pourquoi rien n'est-il jamais simple?


D'un autre côté, si je retire mes prédateurs de sur la vitre, le ministre des finances va-t-il retirer ses formulaires rapaces? J'en doute!

Je me suis encore une fois mis dans de beaux draps avec ce cerisier et ma culpabilisation congénitale. Dire qu'il y a des gens heureux qui font des poires williams sous verre et qui n'ont pas tous ces problèmes!   *;->)

 

02/02/2008

Je prends la plume...

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Ce matin, au lit, j’entends un GSM sonner. Jusqu’à me réveiller. Là, je réalise que c’était pas un GSM mais un oiseau. Y avait palombe d’un doute! Ils ont des sonneries de plus en plus bizarres en ce moment, et ils s’appellent toute la journée!

Ça me plairait bien de pouvoir en appeler un de temps en temps dans mon cerisier. Allo? Ça va? «Oui mais je casse la graine, j’mange un p’t hibou, là vous pouvez rappeler ou laisser un SMS dans ma mésangerie?» Un moineau qui a pas le temps... Trop occupé. Un autre: «chouette, je finis de lire corneille pendant le temps qui m’est alouette et je prends la plume pour vous répondre». Merle, alors! Et cultivé!

 “Coucou, vous êtes bien sur la boîte vocale de Pinson Premier. Nous ne sommes pas là pour l’instant mais dès que je reviens d’Afrique où je suis allé passé l’hiver, chemin faisan, je me ferai un plaisir de vous faire cygne entre deux pontes et nous prendrons un ver ensemble (beurk)”. Et snobs en plus!

Comme nous n’avons pas leurs numéros, nous ne pouvons pas les joindre autrement qu’en tirant dessus à la carabine, ce qui n’est pas idéal pour les relations.

Si vous trouvez un ou deux numéros, soyez gentils, communiquez les moi. ;-))

Bon, ça bécasse rien mais bon ça pourrait être pie! ... Birdy  *;->)

00:15 Écrit par Amadeus dans Con | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : oiseaux, telephone, poesie |  Facebook |