04.09.2009
Une belle mort !

Je voudrais revenir un instant sur le terrible drame de la disparition de Nicolas Hulot et Yan Pollux Bertrand en hélicoptère l'autre jour au-dessus du territoire des Papous, lesquels les ont mangés à la petite cuillère après les avoir dépecés et cuits en brochettes sur le feu sacré des ancêtres.
D'abord, et malgré tout le respect que nous devons à leurs familles tribales écologistes, je voudrais dire que le drame est très relatif. Pensons un instant, mes très chers frères, à Molière dont la mort inopinée en scène a été décrite comme l'ultime preuve de son génie et l'hommage glorieux du Théâtre à son meilleur serviteur. Quoi de plus déshonorant pour un général que de mourir dans son lit… Que n'a-t-on glosé à propos de John Glenn, le premier cosmonaute américain, lorsqu'il s'est cassé une jambe en glissant sur la savonnette de sa baignoire? Inversement, vous qui avez une vie bien rangée, vous détesteriez mourir au combat ou d'une crise cardiaque pendant que vous vous surpassez pour votre patron! Soyons honnête!
Alors, rétablissons un peu les valeurs. Quelle plus belle mort pour les deux papes de l'écologie que cet hélicoptère abattu inopinément par un vol d'oiseaux migrateurs qu'il tentait d'éviter par respect de la nature? Quelle mort plus romantique et glorieuse que d'avoir été récupérés par des hommes si proches de la nature qui ont tout à nous apprendre selon les mots mêmes de Nicolas Hulot dans son dernier film? Quel plus beau destin que cette cérémonie culinaire sur le feu ancestral? Quel plus beau sanctuaire que l'estomac de ces gens qui ne chassent et ne mangent que pour vivre? Quel accès plus direct avec le recyclage et le retour à la nature que le retour au sol par les crottes d'humains chimiquement purs? Comment rêver d'une plus belle fin d'écologiste?
En vérité, je vous le dis, ils eussent été fiers de savoir comment la mère nature les a rappelés à eux. Et si heureux de savoir que le sort a immortalisé et divinisé leurs personnages emblématiques de la grande régression écologique. Ils l'avaient bien mérités ceux qui pouvaient, à l'inverse de nous, polluer la planète, les terres et les peuplades avec leurs héli-co2 en reversant sur l'autel de l'écologie la plantation de quelques arbres pour se faire pardonner leurs vertueux méfaits… *;->)
18:00 Écrit par Amadeus dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : escrocs, pharisianisme, nicolas hulot, yann arthus bertrand, ushuaia, ecologiste, cornichons, opportunistes, parisiens, pharisiens |
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04.04.2008
Les affreuds

Eh bien, moi, je vais devenir aussi célèbre que Freud parce que j’ai inventé un truc qui manquait dans la panoplie après le JE, le MOI, le SUR-MOI, l’EGO… bref tous des Vous que vous êtes et moi aussi. Mais moi c’est moi, et vous c’est vous comme moi mais vu de l’intérieur. Bon, ça va, si on peut plus s’amuser un peu!…
Après le moi et le sur-moi, voici le PERSONNE ET SUR-PERSONNE. Je vous… (tous en choeur:) zesssplic!
Eh bien voilà, vous êtes quelqu’un de très bien, 60% social, 80% écolo, 90% bien pensant, 30% SPA, 57% végétarien et contre le gavage des oies, contre le racisme mais pour les immigrés chez eux là-bas et pas ici, et vous pensez qu’avec 317% de bons ingrédients politiquement corrects comme ça vous êtes quelqu’un de bien, forcément! Y en a même qui donnent pour le Tsunami, les Sahéliens, l’Ethiopie (pas le Darfour, tout le monde s’en fout, pas assez médiatoc). Bon, on est tous bien! D’accord?
Mais alors ils sont où les sales cons qui déboîtent les charrettes de supermarché, qui salissent les toilettes comme des gorets, qui claquent les portes sur les nez des gens qui vous suivent, qui vous écrasent les pieds, qui vous roulent à la première occasion, qui vous prennent la place de parking sous le nez, qui vous font même pas un remerciement quand vous cédez votre place ou le passage en voiture, qui méprisent les caissières, qui essuient leur mayonnaise sur votre manteau qui dépasse, qui raflent les sacs aspirateurs des boîtes voisines pour acheter le leur avec plein de sacs…, qui enfilent les bacs de bière pleins… dans le machin à rembourser les vidanges…, qui vous adressent pas la parole même pas pour dire bonsoir ou au revoir entre New York et Bruxelles assis à côté de vous, qui abandonnent leurs vieux parents, qui vous explosent la tête avec leur bruit, bref, tous ceux qui ne pensent qu’à eux mais qui pleurent sur les bébés phoques qui habitent loin…
Alors qui? Personne? Absolument personne?…
Eh bien c’est le problème du SUR-PERSONNE avec leurs grands pieds. Pas vus ni connus, pas pris. Leur sous-moi devient sur-personne! Et là, après moi le déluge… Non assistance à personnes en danger ou non généralisée! Mais ce qui est le plus en danger sans assistance c’est… la civilisation… *;->)
18:00 Écrit par Amadeus dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : affreux, surmoi, grossiers, opportunistes, humour, rire |
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