03/06/2009

Fesse phone…

Fast-fesse-phoneL

 

                                    Ma modestie dut elle en souffrir -ça commence bien- il faut que je vous raconte ce qui vient de m'arriver. Le genre de truc que Feydeau, vous savez le maître du théâtre de boulevard, aurait aimé. Je vous raconte.

Hier après-midi, je quitte une réunion de prospection. J'avais évidemment remarqué la présence d'une jolie praline dans l'assistance des cadres présents. Oui, par praline j'entends une femme séduisante et désirable. C'est mon expression favorite. N'y voyez rien de méprisant, que du contraire. Ça suggère une volupté intense et rare, une douceur fondante et festive dans un emballage de tentation. Avant de partir, nous échangeons tous nos cartes de visite électroniques de portable à portable. Pratique! Et je rentre chez moi. Attendez, c'est après que ça devient drôle.

Vers 22 heures, au calme devant ma télé, mon téléphone fait vibrer ma cuisse gauche. Un peu surpris, je découvre sur l'affichage que c'est la praline qui m'appelle… Je décroche. Allo? Pas de réponse mais je commence à entendre une conversation un peu lointaine. Praline, appelons la comme ça, voulez-vous, avait manifestement appelé mon numéro avec ses fesses sur son portable… Je tends l'oreille et découvre qu'on parle de ma présentation de l'après-midi… Intéressant. Encore que le sujet passe rapidement de la présentation à ma personne… Et là, j'apprends que Praline, me trouve à son goût et en parle avec envie à une amie… Je vous passe les compliments inattendus sur mon physique, mes yeux, les mains, la voix, et j'en passe pour conclure que je suis une belle bête et que si je lui demandais gentiment, elle dirait pas non. Texto! Que voulez-vous, tous les goûts sont dans la nature, hein. Elle se demande comment faire pour passer au-dessus de son patron et traiter l'affaire avec moi…

Elle parle d'une réunion à 17 heures qu'elle ferait traîner un peu, enfin, toutes ces choses possibles quand on veut arriver à ses fins. Rires. "Je dois absolument aller chez le coiffeur mais mes horaires… et puis j'ai plus une seule tenue de saison… ". Bref… le bonheur est dans les prés…miss. L'ennui c'est que l'amie lui suggère de ne pas mélanger travail et vie privée. Peut pas se taire celle-là? Parce que Praline a acquiescé. Et là, je suis perplexe… Qu'est ce que je fais? Je prends l'affaire ou la praline? Dites lui rien, elle sait pas que je sais…

Y a pas à dire mais ils sont diaboliques ces téléphones portables que l'on commande désormais directement avec ses fesses et qui fait vibrer votre cuisse devant la télé! Acte manqué ou réussi? Enfin, la définition du baise main n'était-elle pas: il faut un début à tout…
*;->)

PS: A l'intention des jaloux et jalouses, je signale que j'ai inventé toute cette histoire!

19/12/2008

Amours de comètes…

Amours-de-comètesL

 

                Tous les dix ans, je croise une femme au moment le plus inattendu. C'est la femme de ma vie.  Ça, nous le savons elle et moi, c'est trop évident, criant même tant ça nous laisse sans voix. Elle est plutôt blonde, des yeux intelligents avec un voile de sagesse et délicatesse qui atteint toute l'expression du visage. Elle est habillée avec de jolies choses assez sobres et pas du tout empruntées. Elle est à l'aise. C'est quelqu'un de chaleureux. A un ou deux détails près nous avons une vie à vivre devant nous. Les détails c'est que nous ne nous connaissons pas et que tous les dix ans, elle est différente… et la même…

Comment savons-nous alors que nous sommes tout l'un pour l'autre et que nous avons une vie à vivre devant nous? Ça c'est assez simple. On est dans une rue animée, on ignore tout de l'emploi du temps de l'autre et subitement… on se remarque tous les deux dans la foule, nos regards se croisent droit dans les yeux avec un étonnement soudain… et se détournent pudiquement. Puis ils se recherchent à nouveau et se re-séparent par délicatesse. Jusqu'à trois fois comme ça… Une attirance magnétique partagée. Malheureusement, le mode d'emploi de notre éducation ne mentionne rien à ce paragraphe… c'est pourquoi cette rencontre si chargée d'émotion passe comme une comète avec une queue de regrets dans le ciel de ne pas avoir fait un pas l'un vers l'autre. Nous courrons toujours…

Alors j'ai décidé que j'allais remplir la case vide du mode d'emploi de la vie. Je me suis dit que la prochaine fois, j'aurais le culot d'aller vers elle et de lui dire que sans vouloir l'importuner nous devions une explication à nos regards, ces reflets de l'âme qui ont parlé pour nous! Je voudrais savoir… Je m'étais donc préparé. Depuis longtemps. Et j'y pense souvent depuis dix ans. Ah, oui, dix ans…

Parce que je l'ai revue hier, en rue, entre deux emplettes de Noël. Ces regards qui se croisent, s'éloignent, se recherchent, s'absentent dans les limbes, mais je n'ai pas eu la présence d'esprit d'actionner le mode audace que j'avais élaboré… J'étais trop extasié, comme tétanisé dans cet instant lumière. La comète s'en est allée aux confins du système solaire avant de revenir briller dans mon ciel avec une jolie trace lumineuse qui restera dans mes nuits prochaines… Sans doute suis-je un trop médiocre roi mage pour suivre la voie des comètes…  *;->)

17:45 Écrit par Amadeus dans Amour | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : rencontre, rire, coup de foudre, fantasme, amour |  Facebook |