08.09.2009

Détenu grippal…

Détenu-grip-L

 

                 Ça y est, j'ai attrapé la grippe à V1-V2 qui m'a atteint plein pot. Je pense que j'en viendrai à bout et pas le contraire. Mais uniquement si je survis à mon confinement, parce que je ne peux plus sortir.

Oui mais voilà, j'ai plus rien à grailler. Alors j'ai attaqué les vivres qui datent d'avant les vacances… Conserves et congélateur. Je vous zesplic.

J'ai commencé par les sardines. C'est bon les sardines. Oui mais dix ou douze boîtes, après vous prenez les portugais… en grippe! J'ai trouvé deux boîtes de soupe qui étaient tombées derrière un meuble à la cave et que je me promettais de déloger depuis 2003. C'était déjà ça de pris.

Après j'ai attaqué les surgelés. Les restes de pains d'une autre époque, jetés dans le congélo plutôt que dans la poubelle pour se donner bonne conscience. J'ai fait des mélanges improbables parce que des trucs sont soudés par le froid: une vieille saucisse d'abord cuite pour la conserver quelques jours de plus, puis congelée avant les vacances mais inséparable siamoise d' une portion de cabillaud. J'ai complété par un reste de pâtes d'il y a trois jours… Mais comme le résultat était bizarre, j'ai agrémenté avec la béarnaise Devos-Lemmens qui restait. Hmm yabon avec des pâtes!  Et au moins ça masquait le goût de la saucisse.

Là, j'attaque les épinards en branches avec des champignons qui devenaient noirs au frigo. J'ai mis de la crème vanille d'un frisko soudé à une portion de purée parce que la crème fraîche manquait… Je mange des framboises au casse-noix à la sortie du surgélateur.  Et je vous raconte pas les problèmes d'identification de tous ces restes quand ils sont à l'état de cadavre blanchi ratatiné façon Hitchcock dans les tiroirs du frigo… Il faut vraiment avoir faim! Bref j'invente la cuisine du détenu grippal.

Et ma femme dans tout ça, me direz vous. Ah, bonne question. Merci de me la poser. Eh bien ma femme considère que je suis mauvais pour accommoder les restes. Elle tient une preuve de plus de l'infériorité des mâles. Je crois qu'elle teste mes aptitudes à la survie pour quand les écolos nous contraindront au zéro-déchet… Bon, je vous laisse, je dois décongeler des suppositoires contre la toux soudés à une croquette. Délicat à utiliser sans dégel préalable. Dans les deux sens…  *;->)

 

La rentrée se traine un peu. Soyez sympa, pensez à communiquer l'adresse du Macram d'Amadeus à vos amis et relations qui ont mauvais esprit !  ;-)

Merci d'y penser!

21.02.2009

Pour le toubib, je mets mon véto!

Toubib-vetoL

 

                        J'envisage d'abandonner mon médecin et de me faire soigner par un vétérinaire. Je vous dispense de vos commentaires sur le fait que je suis un chien, que c'est normal et que je ne mérite pas plus… C'est là que vous vous trompez! Je vous zesplic.

Le médecin a quelques défauts rédhibitoires à mon avis. D'abord, il ne fonctionne qu'à l'intérieur du paradigme pharmaceutique. Un mal, une pilule… Ça me semble un rien réducteur. Si la pilule ne suffit plus, on découpe, on enlève, ou reconstruit. Ensuite, il est scientifique sur ce que la médecine connaît et définit sa profession comme un art sur tout le reste… or ce que nous ne savons pas dépasse très largement ce que nous savons en matière humaine. Mais surtout, il  n'a jamais étudié que les humains si l'on excepte le découpage de l'une ou l'autre souris durant ses études. C'est ça qui me dérange. Parce qu'enfin, avant d'être des humains on a été des protozoaires, des souris, des singes dont nous sommes encore étonnamment proches! Enfin, je parle pour moi, je ne veux rien insinuer, ici.

Le vétérinaire, lui, est susceptible de me connaître beaucoup mieux! Ce gars là voit que j'ai une langue de vipère et sait comment soigner une vipère! Ensuite, il voit que je suis un éléphant dans un magasin de porcelaine et il sait comment on soigne un éléphant! Surtout la trompe qui me caractérise avec toutes les erreurs que je peux faire. Après, si comme vous il pense que je suis un chien, il sait quoi faire pour me soigner de la tête à la queue! Je fais le singe? Pareil! S'il me trouve un peu fatigué, il pense tout de suite à la façon dont on relance un cabri! Si j'ai mal à la gorge, sa connaissance des girafes peut faire merveille! Si je baffre comme un cochon, il sait comment réduire le développement du gras. Il peut aussi soigner ma cervelle d'oiseau, mon esprit caméléon, ma chair de poule, mes poches de kangourou sous les yeux, mon bec de lièvre et tutti quanti. Il me voit comme une sorte d' okapi! Tête de singe, corps de mouton, cou de girafe, etc.

Bref, il peut cerner au mieux mes pathologies et ce qui les caractérise. Il a tout appris! Il n'a pas découpé que des souris! Il n'a pas appris à ne soigner que des mangeurs de hamburgers et petits gâteaux! Tiens, à propos de gâteau, il y a une cerise aussi avec le vétérinaire: c'est qu'en cas de maladie vraiment grave, il va pas s'acharner thérapeutiquement. Il vous envoie à l'abattoir et basta!
Bon, aujourd'hui encore, je me suis pas fait que des amis et j'espère que mon médecin ne me lira pas cette fois-ci.
*:->)

18:00 Écrit par Amadeus dans Con | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : medecine, veterinaire, sante |  Facebook |

18.03.2008

Nuit gravement…

Nuit-gravementL

                    Je dois consacrer mon billet d'aujourd'hui à une demande qui m'est faite par le Ministère de la Santé. Ils me demandent d'indiquer au-dessus de mes chroniques "peut nuire gravement à votre santé", comme sur n'importe quel paquet de clopes. Toutefois, contre toute attente il ne s'agit pas de votre santé mentale. Je vous zesplic.

Une lectrice m' écrit qu'il lui est arrivé de… comment dire… trouver que mes textes étaient "… tordants à faire pipi dans sa culotte" et elle ajoute, "c'est du vécu" sans elle. Pardon, je reprends: "c'est du vécu", point.  Puis: Sans elle nous n'en serions pas là, mais du coup, on me demande d'insérer cet avis concernant les effets secondaires de mes textes sur la santé de l'appareil urinaire des lectrices. Je pense que ça risque de jeter un froid chronique sur les miennes du même nom (oui, les chroniques, suivez un peu que diable).

Or, je ne pense pas que les dégâts puissent être irrémédiables. Par contre je m'interroge sur la nature du réseau nerveux entre appareil urinaire et muscles zygomatiques chez les dames. Ça me laisse perplexe. Mais on ne va quand même pas me dire que les altérations puissent être du râble. Qui durent, plutôt. D'ailleurs, le râble c'est pas là. Par contre; les effets sur les sous-vêtements peuvent être gênants. Notez, qu'en mentionnant le port d'un sous-vêtement, j'en déduis qu'elle me lit habillée. Il n'y aurait donc aucun rapport entre le fait de rire et une quelconque activité libidinique et sexuelle. Ça se limiterait donc à une échappée belle de type hilare ce qui peut se soigner facilement avec Dash liquide ou même la vizirette.

Notez, c'est dommage parce qu'il paraît que si l'on fait rire une femme, on l'a déjà conquise à moitié. D'ailleurs, ma moitié je l'ai conquise comme ça et pas à moitié, si je peux dire. Tandis que là, je suis allé trop loin. J'ai dépassé les bornes, disons. Je suis allé jusqu'à altérer directement la culotte, ce qui est exagéré du même nom, oui, culotté, pour quelqu'un qui se veut gentleman. Je suis pris la main dans le sac ( c'est plus élégant d'écrire ça), si vous voulez. Que vous le vouliez ou non, d'ailleurs. Bref, vous ne m'en voudrez pas si je réduis légèrement la mesure de mes sottises afin d'éviter tout débordement (ici vous pensez ce que vous voulez) dans la culotte du futur. dans le futur, je voulais dire… Ouf, c'est fini, ça n'a pas été facile comme sujet, cette fois-ci.

*;->)